Dans le cadre du projet Equipact visant à mieux caractériser les conditions d’exercice des projets de recherche participative dans un contexte de transitions, le consortium scientifique a été enrichi d’une tiers-veilleuse. Entre 2023 et 2025, la fonction de tiers-veillance, a été expérimentée et documentée au sein du projet, avec l’ambition de contribuer à la réflexion en cours sur l’utilité de fonctions d’intermédiation au sein des consortiums participatifs.
Lieu de réalisation : France métropolitaine
Budget : 65000
HC-Ecrac, Étude et conseil en recherche action collaborative
Docelles – 88460Rue de la Patience
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Lors de la rédaction du projet de recherche équipact, l’agence de financement Agence Nationale de la Recherche (ANR) prévoyait l’exercice de la fonction de tiers-veillance au sein du consortium. Dans ce contexte, nous avons réalisé une revue des travaux existants sur la tiers-veillance et souhaité expérimenter un positionnement de la fonction propre à notre consortium et à ses objectifs. Pour permettre cette expérimentation, la tiers-veillance a été dotée de moyens d’intervention significatifs, quasiment équivalents à ceux des coordinateurs du programme Equipact.
La tiersveilllance est positionnée au sein du projet, comme une contributrice en tant que telle, soit comme une fonction interne et non pas externe ou surplombante du projet. Elle participe à la composante coordination du projet, aux côtés du Dôme et du Lisis. Aussi, il a été élaboré de se distancer d’une approche normalisatrice par l’extérieur du consortium, mais plutôt comme garant d’une forme de justice épistémique qui soit partagée avec tous les membres du consortium.
En début de projet, nous n’avions pas établi de cahier des charges fixes, mais plutôt de s’adapter aux besoins des membres du consortium au fur et à mesure du déroulement du projet. Tous les livrables produits ont d’abord été discutés au sein du comité de pilotage et en accord avec chaque composante du programme. Le parti a été pris de prendre part au projet et à la réalisation de ses livrables, tout au long de son déroulement a impliqué un important investissement temporel au sein du consortium.
HC-Ecrac, qui emploie la tiers-veilleuse et a réalisé la prestation, est une entreprise scientifique, créée en 2021, reconnue pour son expertise en recherche participative sur des thématiques propres à des transitions soutenables. Cette jeune entreprise a co-créé un tiers-lieu positionné sur les thématiques sport-santé et recherche en zone rurale, dans les Vosges, depuis lequel elle coordonne ses interventions sur tout le territoire national.
Ainsi, il est d’abord apparu le besoin de recenser les précédentes expériences des structures membres du consortium en matière de recherche participative, ainsi que les leçons tirées de ces expériences et vigilances à l’égard du projet.
Une enquête systématique, par entretien, analogue est prévue à l’issue du projet. La tiers-veillance a également soutenu le travail de la composante évaluation, quant à l’usage expérimental de la démarche d’évaluation d’impact asirpa real time.
Enfin, la tiers-veillance a réalisé un travail plus discret, d’animation et de maintien du lien entre les membres du consortium.
Les cibles ont été les organisations et les personnes contributrices du consortium équipact, durant 24 mois entre avril 2023 et avril 2025.
Dans des moments de tension au sein du consortium, l’intervention de la tiers-veilleuse a été appréciée par les membres pour maintenir la cohésion autour du projet.
L’intervention au plus près du projet a également permis que d’autres membres du consortium, non tiers-veilleurs, occupent des fonctions de facilitation et d’apaisement des tensions.
La tiers-veillance facilite également la distribution de la fonction.
Le cadre d’intervention d’un.e tiers-veilleur.se était imposé par l’Agence Nationale de la Recherche, au moment du dépôt de notre réponse. Lors de la vague 2 du même appel à projet, cette option est devenue optionnelle et laissée au choix seul des consortiums, et lors de la vague 3, un plafond d’intervention de la prestation a été fixé, interdisant une intervention tout au long des programmes scientifiques. Il est à anticiper que dans un cadre de réduction des moyens publics alloués à la recherche scientifique, les partenaires scientifiques n’aient plus les moyens de faire appel à de telles interventions de coordination.
L’outil d’intervention est original en ce qu’il a animé une coordination avec trois profils très différenciés :
Ce travail de coordination distribué a permis de garantir le déroulement du projet et la création d’un collectif de travail entre des structures originaires de secteurs d’activités différents, de disciplines académiques différentes et n’ayant pas de précédentes expériences partenariales ensemble.
Les membres du consortium (outre coordinateurs)
Associations :
Acteurs académiques public :
Structures publiques :
Acteur académique privé :
Réseaux associés :
Financement
Le budget d’intervention de la tiers veilleuse a été de 65 000€HT, dont un tiers en auto-financement par la structure employant la tiers-veilleuse.
Positionner les livrables de la tiers-veilleuse en réponse aux difficultés rencontrées au cours du projet, et ne pas chercher à les définir exhaustivement en amont, au risque de ne pas avoir de capacités d’adaptation au cours du projet.
Néanmoins, après deux ans seulement, nous saurons si le programme est réussi dans quelques années, particulièrement à la lumière des suites données par les partenaires à ce programme.
Le partage de bibliographie et de revue de littérature entre partenaires, sur lesquels nous avons achoppé dans ce projet, par manque de temps.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**