Observatoire

SYDNEY SAMBIA

Psychomotricien exerçant à Montreuil, Syndey Sambia travaille avec les patients TSA depuis son adolescence. Mêlant sa pratique à ses compétences de judoka, il adopte une approche sensorielle du TSA mêlant la gestion des émotions à la psychomotricitié.

Auteurs(s)

Sydney
Sambia

Fiche rédigée par Anna Lanchon

Programme

Démarrage : 2014

Lieu de réalisation : Montreuil

Organisme(s)

Groupe paramédical Molière

Montreuil – 93100

44 Rue Molière

5Salariés

Média sociaux

ORIGINE ET CONTEXTE

Venant d’une famille ayant une association permettant les départs en vacances de personnes atteintes de handicap, Sydney Sambia s’est impliqué dans l’accompagnement d’enfants atteints de handicap très jeune, d’abord en tant qu’auxiliaire de vie, puis en tant qu’éducateur spécialisé.

C’est pendant son activité d’éducateur qu’il a décidé de devenir psychomotricien (2014) afin d’adresser les différents troubles en exploitant la prise de conscience corporelle et le lien entre l’aspect sensoriel et relationnel.

Appel à ses service pour deux motifs :

  • intégration et traitement de l’information sensorielle
  • la reconnaissance et la gestion des émotions

Objectifs

Patients adressés par les structures spécialisées (hôpitaux, psychiatres, pédopsychiatres) après le premier diagnostic). Enfants dont le diagnostic est plus tardif sont souvent adressés pour des raisons d’anxiété ou de phobie scolaire.

Public :

> 2 portraits types :

  • jeunes enfants 7-9 ans non verbaux
  • adolescents-adultes 12/13-25 ans, dit “TSA haut niveau”, c’est-à-dire dont le diagnostic a été fait tardivement car peu visible et ont du mal à s’adapter aux normes sociales (isolement, déscolarisation).

= essentiellement “grands” enfants très peu de petite enfance

> Portrait socio-économique : très large, reçoit des familles en situation de précarité mais aussi des familles aisées. Globalement, des familles au niveau d’éducation peu élevé.

ACTIONS MISES EN OEUVRE

Judo : groupes d’habileté sociale pour faire du judo adapté pour 4-5 enfants/adolescents (avec 2 psychomotriciens) présentant divers troubles (autisme, TDAH, déficience intellectuelle, troubles du comportement…)

Accompagnement d’enfants présentant des troubles d’apprentissage ( TDAH, TSA, TAC, Dyslexie, trouble neuro-visuel….)

Formation/accompagnement de parents d’enfants présentant des difficultés de comportements : le groupe paramédical Molière va débuter dès janvier 2022 un programme de formation des parents, basé sur la méthode Barclay (initialement destinée aux patients TDAH)

> 10-11 séances avec un léger suivi de l’éducatrice : mise en place d’un protocole de suivi, apprentissage des parents sur les difficultés de leurs enfants et mise en place de nouvelles routines de vie afin que le suivi puisse être assuré par les parents lorsque le/la thérapeute est absent.e.

Intervention dans les écoles/accompagnement et formation d’enseignants aux particularités des enfants présentant des troubles d’apprentissages

Propose aussi des conférences pour former les professionnels médicaux et acteurs de la petite enfance

Résultats et impacts, quantitatifs et qualitatifs

Patientèle d’environ 45 personnes dont 20 à 25 patients sont atteints de TSA.

Appartient à un groupe paramédical → 1 éducatrice, 2 psychologues, 1 accompagnatrice famille et 1 collaboratrice psychomotricienne.

Originalité

> Utilisation du judo en tant que médiation (groupe d’habileté sociale)

> Base sa pratique sur la gestion des émotions : établit un lien direct entre le traitement de l’information sensorielle et son impact sur la psychomotricité.

Exemple : gestion de la frustration

> Place les parents au centre de la prise en charge : programme qui va être débuté en janvier 2022 sur le modèle de Barclay

Partenariat(s)

> CRAIF → adresse de nombreux patients

> Groupe paramédical → relai des patients TSA au sein de l’équipe

> IME, SESSAD → intervient (sur convention) avec ces deux types de structures uniquement s’il n’y a pas de psychomotricien.ne sur place.

= convention permet une rémunération comme si était membre de la structure.

> Hôpitaux : Robert Debré, pitié salpêtrière, psychiatres et pédopsychiatres basés dans le 93 ou 19/20e.

Collabore avec les plateforme de coordination et d’orientation du trouble du neurodéveloppement → permet aux enfants TSA d’être couverts pour une partie de leurs soins en attendant d’être reconnus par la MDPH

Retour d’expérience

Difficultés et/ou obstacles rencontrés pendant la mise en œuvre :

Lien difficile à maintenir avec les partenaires.

Constat : un frein majeur de la prise en charge est le manque d’implication ou d’intégration des familles dans le processus (ralenti la prise en charge).

Améliorations futures possibles :

Perspectives pour janvier 2022 : mise en place de groupe d’habileté pour les parents, adapté du programme Barclay (initialement à destination de patients TDAH).

Recommandations : davantage faciliter le diagnostic précoce (>3 ans), multiplier les interventions en crèches et former les enseignants/pédiatres (acteurs petite enfance) aux premiers signes de détection TSA.

Présentation des facteurs de réussite et conseils pour une généralisation ou un essaimage :

> Suivis où il y a eu le plus de succès : lorsque l’intégration des parents était complète pour assurer le suivi en l’absence du praticien.

> Communication avec les autres intervenants pour harmoniser la prise en charge et instaurer un cadre stable et cohérent pour le patient : il est rare qu’un patient ne soit reçu que pour un domaine en particulier (ex : psychomotricité) c’est pourquoi il est important qu’il y ait une prise en charge harmonisée au sein du groupe.

Partager sur

Comité de lecture
Date de lecture de la fiche
12/04/2022
Localisation
France
seine-saint-denis
Domaine
Santé, Handicap
Type de structure
Professions libérales
Bénéficiaires
AdolescentsEnfants de moins de 5 ansPersonnes en situation de handicap
Localisation
Licence

Copyright: Licence Creative Commons Attribution 3.0
Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**