La ferme de la Mosellerie a été créée par les grands-parents de Damien Pruvot et l’atelier de naisseur-engraisseur de porcs voit le jour en 1975 à l’initiative de ses parents. Damien décide par la suite de poursuivre et de développer la polyvalence de la ferme et son autonomie (naissance, découpe et transformation jusqu’à la vente directe) à partir de 2014 à l’initiative de sa femme Kelly.
Démarrage : février 2014
Lieu de réalisation : Loché sur Indrois
Damien Pruvot s’installe sur la ferme familiale en élevage de porcs en 1999. Kelly Pruvot (la femme de Damien), a fait le tour de son métier (communication et immobilier), et s’installe sur la ferme en 2014, avec un projet bien défini : faire de la vente directe.
En effet, l’opportunité s’est présentée avec l’association des producteurs du magasin la Charrette à Chambray lès Tours et Truyes : un des producteurs associés arrête son activité de transformation, et la Mosellerie a pu réengager le personnel, qui était déjà formé sur la transformation et pour la confection des recettes (saucisses…). De plus, ils leur ont cédé leur part de marchés à la Charrette, ce qui a assuré dès le début une part de leur chiffre d’affaires. Kelly a démarré en février 2014 avec la Charrette, puis en novembre avec un autre magasin de producteurs : Saveurs Lochoises, à Loches.
L’EARL la Mosellerie a la particularité de contrôler toute la chaîne de production : de la naissance jusqu’à la transformation des produits et la vente aux consommateurs. De plus, la surface céréalière de 260 ha (sur deux sites) apporte une grande autonomie pour l’alimentation porcine.
Aujourd’hui, l’EARL compte un actif (Damien) et 8 salariés (4 pour la partie élevage et 4 pour la partie transformation, dont Kelly).
Dès 2016, la vente directe a vu les volumes augmenter rapidement. Le labo de transformation avait été pensé au démarrage pour cette augmentation de volume d’activité : la chape de béton du labo était déjà prête à accueillir d’autres bâtiments. De plus, en 2020, il y a eu un investissement pour une nouvelle chambre froide, et il y a régulièrement des investissements pour du matériel de boucherie-charcuterie (autoclave…).
Les débouchés sont de deux ordres : la plupart des porcs partent à la Coopérative Coopel, et 15 porcs par semaine sont transformés pour la vente directe. : deux magasins de producteurs (La Charrette à Chambray et Truyes et Saveurs Lochoises à Loches).
Kelly a également commencé à développer la vente auprès de certains restaurateurs et au lycée de Loches. Cependant, la vente auprès du lycée est très fluctuante : le lycée demande une certaine réactivité dans la livraison (une semaine à l’avance), des quantités importantes de certains morceaux (au contraire du bovin, Kelly valorise tous les morceaux du cochon). Les besoins du lycée sont difficilement compatibles avec ceux des producteurs, dans la livraison, dans l’abattage des animaux…Même s’il y a une volonté d’aller vers ce type de débouchés, la fluctuation de la demande est encore un des freins.
« La vente directe, c’est avant tout, un projet humain, avec les autres agriculteurs et les consommateurs, ce n’est pas qu’un projet économique. »
Partager sur
Copyright: Licence Creative Commons Attribution 3.0
Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**