
Le Grain Libre, c’est un collectif de six fermes unies par une envie forte de vivre une aventure commune : apprendre à valoriser leurs céréales et à les transformer ensemble. Aujourd’hui, c’est plus d’1 tonne de pâtes qui sont vendues en circuit court dans le département de l’Indre-et-Loire.
Démarrage : 2015
Lieu de réalisation : St Jean St Germain
Association le Grain Libre
Saint-Jean-Saint-Germain – 376005 Route du Coudray
En 2012, un groupe de paysans, accompagné par l’Association pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural 37 (ADEAR 37), se retrouve autour du souhait de valoriser collectivement leurs variétés paysannes de blé, en maîtrisant l’ensemble de la chaîne, du champ à la transformation. L’idée est de mutualiser céréales, matériel et travail de transformation pour faire du pain. Mais lors d’une formation sur la meunerie à la ferme, cette volonté se meut en envie de valoriser les céréales en pâtes plutôt qu’en pain.
Pour en savoir plus, le groupe part dans l’Aude à la rencontre d’un paysan-meunier-pastier puis rencontre un artisan-pastier afin de tester la fabrication de pâtes avec leur propre blé. Suite à ces deux rencontres qui confortent leurs envies, l’association voit le jour sous le nom du « Grain libre ». Le matériel est alors commandé pour démarrer à petite échelle : extrudeuse, séchoir, clés de séchage…Et en août 2015, les premières torsades paysannes sont vendues.
L’association s’est constituée en 2015, grâce à l’impulsion de 6 fermes en céréales sous polyculture élevage, se connaissant déjà autour d’un groupe d’échange sur les semences paysannes, animées par l’ADEAR37. Le Grain Libre achète les céréales (blé, petit épeautre,…) aux structures agricoles et les valorise en pâtes. Un salarié est à temps plein pour la fabrication, et une autre personne est prestataire afin de facturation, préparation de commandes…
Toute la production est vendue dans le département de l’Indre-et-Loire, dans des magasins spécialisés, sur le marché de Loches, aux cantines…Ce sont les producteurs eux-mêmes qui vendent sur leur propres circuits déjà existants.
Seules les AMAPs ont été démarchées pour compléter la commercialisation.
« Les torsades paysannes portent à juste titre leur nom, car elles sont issues de semences libres. L’association reste dans la maitrise du produit de la céréale à l’assiette. »
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**