Association à caractère interprofessionnel, A PRO BIO œuvre depuis 1994 au service des professionnels de la filière biologique en Hauts-de-France et pour le développement et l’accès de tous à une alimentation de qualité : accompagnement de territoires pour l’approvisionnement de la restauration collective, structuration de filières, sensibilisation du grand public, salons, Observatoire Régional de l’Agriculture biologique.
Démarrage : 1994
Lieu de réalisation : Saint-André-lez-Lille
Budget : 450000
Origine et spécificités du financement : Subventions, appels à projets, conventions de partenariat, prestations, cotisations
Le Groupement des Agriculteurs Biologiques du Nord-Pas-de-Calais (GABNOR) a, en 1994, besoin d’un outil pour communiquer auprès du grand public. L’association A PRO BIO est alors créée pour assurer la promotion de l’agriculture biologique dans la région. Sa mission évolue et l’association se définit aujourd’hui comme un pôle de ressources, promotion et développement du bio. Association à caractère interprofessionnel, 6 collèges représentent les adhérents : producteurs, transformateurs, distributeurs, consommateurs, ambassadeurs, et fournisseurs de biens et services.
Association loi 1901, A PRO BIO est une association engagée au service des professionnels de la filière biologique de la région Hauts-de-France et œuvrant pour l’accès de tous à une alimentation de qualité : bio, équitable et qui respecte l’homme et l’environnement. 3 objectifs principaux fédèrent les 6 collèges d’acteurs : 1/Structurer et relocaliser des filières biologiques sur le territoire, 2/Développer le bio local sur les territoires avec l’entrée « restauration collective », 3/Promouvoir l’activité bio locale et communiquer auprès de tous les publics
– Structuration de la filière brassicole bio régionale. L’objectif est de permettre aux brasseurs de s’approvisionner en matières premières bio et locales pour commercialiser une bière 100% bio régionale : réunion des acteurs (malteurs, brasseurs, distributeurs), enquête auprès des malteurs, suivi de l’houblonnière bio de la SCEA Houblon de la Motte, où 25 variétés de houblon ont été plantées afin de tester leur résistance et leur goût
– Création en 2014 d’une filière pain 100% bio local, Ptinor, les filières beurre et œufs sont à l’étude
– Accompagnement gratuit des porteurs de projet (formations aux enjeux spécifiques de la filière biologique)
– Mise en place de conventions de partenariat par territoire : développer le bio en restauration collective (diagnostic, faire émerger des dynamiques, identifier et intégrer tous les acteurs, outillage : sensibilisation des enfants, formations cuisine, astuces anti-gaspi), visites des cantines aux élèves, visites des producteurs/artisans de la commune pour être fournisseur
– Organisation de la journée COOPERABIO : Défi cuisine « Bio des Chefs » 100% bio local entre 4 équipes de cuisiniers d’établissements divers avec des jurys composés d’agents des collectivités, d’élus, de responsables d’établissements
– Membre de l’Observatoire Régional de l’Agriculture Biologique (état des lieux des filières biologiques dans la région)
– Organisation du Village bio régional lors du salon grand public NATURABIO qui compte chaque année jusqu’à 16 000 visiteurs
– Communication : A PRO BIO relaie toute l’information concernant l’activité des filières bio sur ses sites et réseaux sociaux et tient des guides des fournisseurs et des points de vente régionaux à disposition des particuliers et professionnels
– Salon Rencontres Offre-Demande : pour la restauration collective, à l’échelle du territoire, A PRO BIO invite les fournisseurs à exposer et les communes, collèges, lycées à venir les rencontrer pour des échanges pragmatiques
– 7 ans après le démarrage de la première convention de partenariat, certaines communes sont aujourd’hui à 50% de bio dans leur cantine sans surcoût et servent d’exemple pour essaimer
– En 2012, 3 territoires étaient suivis, ils sont 9 en 2019
– 4 emplois ont été créés au sein de l’association depuis 2010 (1 poste est aussi actuellement ouvert)
– Valorisation des compétences et du métier de chef de cuisine lors du Défi Bio des Chefs
– Exemple d’impact économique positif pour le fournil bio de Villeneuve d’Ascq qui a ouvert avec la création du Ptinor
– Les techniciens des communes se sentent soutenus pour le suivi de tels projets (rédaction d’un marché public par exemple)
– Enquêtes de satisfaction auprès des enfants positives, les chefs de cuisine constatent moins de gaspillage alimentaire (un temps de calage est cependant nécessaire avec les nouveautés tels que pain, salade bar,…)
– Impact positif de la création de collectifs (élus + élèves + boulanger de la commune + encadrants + documentaliste)
– La sensibilisation des enfants permet de rayonner jusqu’au sein des familles
– Le développement de filières locales pour la restauration collective permet de développer l’offre bio pour tous
– Valorisation du personnel encadrant qui prend le relais pour les animations
L’entrée par le territoire (de type Projet Alimentaire Territorial) est une approche historique chez A PRO BIO. Le caractère interprofessionnel est aussi une démarche propre à l’association.
La Chambre d’Agriculture des Hauts-de-France, Bio en Hauts-de-France, Les Sens du goût, les territoires partenaires.
Partenariats financiers : Agence de l’eau, Région, Départements, DRAAF Hauts-de-France
– Les financements existent pour le développement des filières mais peu pour communiquer lorsqu’elles se créent
– Les versements de subventions interviennent près de 2 ans après la mise en place de l’action, l’association doit donc recourir à des prêts bancaires pendant ce laps de temps
– L’approvisionnement en bio est facilement traçable, cela est moins vrai pour le bio régional
– Le changement des équipes : en interne, chez les financeurs, au sein des territoires ou des groupes qui sont accompagnés
– Manque de moyens financier et donc humains pour développer l’activité
– Le caractère interprofessionnel peut être un peu compliqué car tous les acteurs ne partagent pas les mêmes besoins
– Diversification des sources de financement
– Agrément services civiques pour permettre de maintenir le rythme des activités d’animations (écoles, stands)
– Formation de personnes relais au sein des structures afin qu’ils deviennent eux-mêmes animateurs et que l’action perdure
– Mise en place de prestations (conseil, diagnostic) en dehors des territoires en convention de partenariat
– Renforcer les partenariats avec des bureaux d’étude (dont les compétences sont complémentaires)
– Augmenter le nombre de territoires pour couvrir l’ensemble de la région
– Augmenter le nombre de filières régionales accompagnées
– Dans le cadre du Plan National de l’Alimentation (PNA) : Projet auprès des étudiants en partenariat avec les CROUS de Lille et Amiens (sensibilisation au bio, astuce de jeunes consommateurs de demain, budget)
– Approche personnalisée et globale : le diagnostic identifie tous les acteurs (transversalité), tous les freins existants et met en évidence les solutions pour les lever
– Construire et s’appuyer sur le collectif
– Le projet Interreg AD-T (Alimentation Durable Transfrontalière) pour les échanges de pratiques avec la Belgique (sur la comptabilité analytique, éducation des enfants, astuces de cuisine)
– Faciliter, mettre en relation, synthétiser et s’appuyer sur des experts (avocat, comptabilité, diététicienne)
– Les rencontres adhérents : permettent de faire émerger des idées ou d’apporter du réseau aux porteurs de projets
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**