
Composterre est un bureau d’étude qui, depuis 2006, accompagne les différents acteurs du territoire en proposant de réaliser des études et de mettre en place des solutions techniques valorisant les bio déchets (déchets verts + déchets de restauration + fumiers) des gros producteurs (collèges, écoles, agriculteurs, etc.) dans les collectivités. Parmi ces dernières on retrouve des composteurs rotatifs, la solution Compost Air (inventée par Composterre) et la création de plateformes de lombricompostage, à taille humaine, et avec des bio-dechets locaux. Le cabinet organise aussi des formations pour les agents des collectivités sur les métiers liés au compostage. Composterre exerce ses activités dans toute la France mais est beaucoup intervenu dans la région PACA.
Démarrage : 2006
Lieu de réalisation : France
Composterre organise ses activités depuis 2006 autour de la nécessité pour les collectivités de trouver des solutions pour les déchets organiques qui représentent environ 30% des déchets pris en charge par celles-ci.
Pour se faire une idée : les déchets d’assiette dans un collège sont d’environ 160/170 grammes ce qui correspond à ce que l’enfant n’aime pas, au surdosage, mais aussi à des erreurs de gestion comme par exemple lorsque qu’une classe part en sortie scolaire et que le gestionnaire n’a pas été tenu au courant.
La filière déchet en France est structurée autour de quelques acteurs, mais d’innombrables camions font des aller-retours tous les jours transportant des bio-déchets non triés vers des incinérateurs au lieu d’être valorisés.
Pourtant, la réglementation impose que tous les gros producteurs à partir de 10 Tonnes par an (soit l’équivalent d’un collège de 400 repas) doivent trier leurs bio-déchets (soit pour une valorisation énergétique en méthanisation, soit pour une valorisation en compost).
Ainsi, Composterre propose et accompagne les différents acteurs du territoire en proposant de réaliser des études et de mettre en place de solutions techniques. Parmi ces dernières on retrouve des composteurs rotatifs, la solution compost Air (inventée par Composterre) et la création de plateformes de lombricompostage, à taille humaine, et avec des bio-dechets locaux.
Aider les collectivités à trouver les bonnes solutions (techniques et économiques) de valorisation de leurs bio-déchets.
Faire en sorte que cette solution permette la mise en place d’une économie circulaire afin de lutter contre le gaspillage alimentaire et de pérenniser des emplois.
Former les différents acteurs à la bonne gestion d’un compost.
Composterre exerce ses activités dans toute la France.
Agit en tant que bureau d’étude et de faisabilité sur des solutions techniques valorisant les bio déchets (déchets verts + déchets de restauration + fumiers) des gros producteurs (collèges, écoles, agriculteurs, etc.)
En plus des études, Composterre distribue des lombricomposteurs rotatifs, et a même inventé la solution « Compost AIR », un compost qui n’a pas besoin d’être régulièrement retourné.
Enfin, Composterre organise des formations pour les agents de collectivités orientées vers de nouveaux métiers :
-Maître composteur
-Guide composteur
-Référent de site
Composterre a distribué de très nombreux composts rotatifs et a réalisé des études en région PACA et dans toute la France.
Par exemple à Nice où il a participé au projet MED3R ou à Apt, où Composterre a accompagné une association dans l’expérimentation d’une plateforme de lombricompostage sur le terrain d’un agriculteur (définition du cadre, des moyens nécessaires, et accompagnement pendant 6 mois).
Composterre a 2 centres de formation (ouverture prochainement d’un 3eme) ; ce sont une dizaine de personnes qui ont été formées depuis novembre 2015 en PACA.
-Maître composteur : les publics sont généralement des personnes bénévoles dans un quartier ou au niveau d’un immeuble, qui vont s’occuper de la gestion et du suivi du compost afin d’éviter l’apparition de nuisances.
-Guide composteur : les personnes en charge de la gestion de plusieurs sites, ce sont rarement des bénévoles. Cette formation s’adresse plutôt à des employés de mairie, des ambassadeurs du tri, etc.)
-Référent de site : cette personne va être en charge de plusieurs guides composteurs
Au début les activités se concentraient sur la demande au niveau d’un seul établissement et c’était Composterre qui démarchait et allait proposer des solutions. Maintenant ce sont les collectivités qui sollicitent l’entreprise et pour des projets à plus large échelle.
Quand Composterre propose une solution technique, il s’assure et contrôle que le compost produit réponde à la norme pour être utilisé en agriculture biologique (certification NFU 44051)
Composterre a réalisé 2 prototypes de sa solution « Compost Air » qui ont très bien fonctionné :
– sur l’île de Porquerolles : pour des déchets d’une douzaine de restaurateurs (repas du midi pendant tout un été). Ce sont à peu près 130/140 kilos par jour qui ont été collectés. Le compost qui a été produit était de très bonne qualité (satisfaisant la norme NFU 44051).
– Dans le lycée agricole de Gardanne ce prototype est quant à lui toujours en fonctionnement.
Il existe de nombreux bureaux d’étude en environnement, mais assez peu sont spécialistes du déchet organique.
En outre, Composterre a mis au point un dispositif afin de composter des bio-déchets sans avoir à retourner régulièrement le compost.
Réseau Compost citoyen, la société suédoise, etc.
(1) De nombreux clichés liés au compostage et aux « nuisances olfactives » qui font que certains sont réticents à sa mise en place. Quand un projet de compost réussit à être mis en place, c’est donc une très grosse installation, généralement loin des zones urbanisées, afin d’éviter la multiplication de ce type de projet. Ce qui n’est pas souhaitable et loin du modèle de proximité défendu par Composterre.
(2) La gestion d’un compost peut se révéler compliquée au niveau d’une collectivité lorsqu’il y a plusieurs personnes en charge de sa gestion.
(3) De trop nombreux freins persistent et sont souvent de l’ordre du « changement d’habitude » pour les collectivités et pour les employés municipaux.
(4) La solution « Compost’Air » n’a pas été commercialisée pour le moment. Bien qu’il y ait une loi obligeant les gros producteurs à trier leurs bio-déchets, il n’y a aucun contrôle pour vérifier l’application de cette loi ce qui diminue les appels d’offre potentiels pour ce type de solution innovante.
(1) « Un compost ça pue quand c’est mal géré ». Ce que Composterre défend et prône ce sont des plates-formes de compostage à taille humaine, traitant des déchets locaux. C’est beaucoup plus facile de faire accepter une petite plateforme de compostage à des gens qui vont traiter leurs propres bio-déchets avec la possibilité de réutilisation sur leur territoire.
(2) Si l’ensemble des personnes travaillant sur la plateforme de compostage est bien formé, cela facilite les procédures et la bonne gestion du compost.
(3) Il faut proposer un accompagnement adapté à chaque collectivité. Des solutions existent comme par exemple celle de changer les fiches de poste des employés municipaux
(4) Il faut attendre que les collectivités emboîtent le pas et que des contrôles soient éventuellement mis en place. Composterre s’organise en réseau avec d’autres partenaires du réseau Compost Citoyen afin d’être plus entendu collectivement. En attendant, Composterre a changé ses façons de faire et proposent des services plus complexes aux collectivités « pionnières » qui font appel à leurs services.
-Volonté d’identifier les circuits existants et d’en créer de nouveaux pour la matière organique : proposer des études en amont et réfléchir avec la collectivité sur les besoins en matière organique sur son territoire en lien avec les parties prenantes intéressées : espaces verts, maraîchers, etc.
– Concernant la « lutte contre le gaspillage alimentaire » Composterre souhaite pouvoir développer des compétences à offrir aux collectivités pour travailler en amont : comprendre d’où ils viennent, pourquoi il y a les déchets, afin de les éviter.
Actuellement Composterre propose le compostage des déchets. Ils envisagent néanmoins de développer une solution en parallèle pour les matières qui sont hors de vente mais encore consommable. Il est dommage de transformer ces produits en compost au lieu de le rediriger vers le secteur caritatif.
– Être membre du réseau Compost citoyen : le réseau fédère de nombreux acteurs autour de cette question et il est force de proposition vis à vis des collectivités et de l’ADEME sur le compostage de proximité afin d’éviter la « création de monstre ».
– Composterre est au conseil d’administration de ce réseau : et donc s’appuie sur certains partenaires membres de ce réseau ce qui permet de s’assurer la collaboration avec des gens compétents, qualifiés, qui prônent les mêmes idées.
– Compenser le manque de puissance et de force économique par la création de lien de solidarité.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**