
Le GENEPI est une association étudiante qui souhaite favoriser le décloisonnement des institutions carcérales par la circulation des savoirs entre les personnes enfermées, ses bénévoles et la société civile par le biais d’activités organisées au sein des centres de détention, d’actions de sensibilisation et de formation pour recréer un lien entre la société et les personnes incarcérées.
Démarrage : 1976
Lieu de réalisation : Lieux de privation de liberté & société civile
Genepi, groupe Île-de-France
Paris – 7500350 Rue des Tournelles
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Dans les années 70, le monde carcéral français est agité par de nombreuses mutineries et révoltes de la part de prisonniers, qui s’élèvent contre les conditions de détentions souvent insoutenables dans les prisons françaises. C’est suite à ces évènements que M. Lionel Stoléru crée l’association GENEPI, qui a d’abord pour but de de sensibiliser les futurs employeurs et chefs d’entreprise à la réinsertion des personnes détenues. Peu à peu, les premiers étudiants bénévoles issus de grandes écoles deviennent des passeurs de murailles avec pour volonté de « collaborer à l’effort public en faveur de la réinsertion sociale des personnes incarcérées par le développement de contacts entre les étudiants de l’enseignement supérieur et le monde pénitentiaire ».
Ils développent aussi et peu à peu une critique ferme du système carcéral et de la notion de réinsertion. Ces prises de position, politiques, sont votées chaque année en Assemblée générale. En 2011, le Genepi change d’objet social et milite désormais « en faveur du décloisonnement des institutions carcérales par la circulation des savoirs entre les personnes incarcérées, le public et ses bénévoles ». En 2018, l’association connait une crise face au non renouvellement de la convention qui la lie à l’administration pénitentiaire. Le Genepi doit lutter, et devra encore lutter, pour que les portes des prisons ne se ferment pas plus encore.
Lutter en faveur du décloisonnement des institutions carcérales par la libre circulation des savoirs entre personnes incarcérées, bénévoles et public. (Objet social de l’Assemblée Générale de juin 2011)
– Interventions en milieu carcéral, organisées en concertation avec les personnes détenues : organisation d’ateliers socio-culturels et à thématiques scolaires. Le but de cette démarche et de créer un « moment » hors de la détention pour les personnes incarcérées
– Actions militantes en faveur du respect des droits des personnes détenues. Organisation d’évènements publics de sensibilisation tout au long de l’année.
– Formations et réflexions proposées aux bénévoles de l’association la connaissance acquise par l’expérience est mise en commun et formalisée au cours de rencontres nationales ou régionales, moments d’échange et de réflexion sur la ligne que l’association souhaite développer d’une année sur l’autre.
La Journée Prison-Justice organisée annuellement par le Genepi (la 37ème édition a eu lieu le 8 décembre 2018) est le plus gros colloque français autour de l’univers carcéral.
Le Genepi est la seule association composée majoritairement d’étudiants qui entrent en milieu carcéral tout en développant une critique du monde prison-justice.
– Le Groupe National de Concertation Prison
– L’Observatoire de l’Enfermement des Étrangers
– Crise avec la Direction de l’Administration Pénitentiaire et le Ministère de la Justice en 2018
– Communication difficile avec l’administration pénitentiaire (annulation d’ateliers sans raisons précises, accusations de certains bénévoles concernant des pratiques illégales sans preuves tangibles, machisme quotidien de certains surveillants pénitenciers, etc.)
– Rapports entre anciens bénévoles et nouveaux bénévoles
– Arrêt des interventions, réunions avec l’administration pour tenter de faire bouger les choses, faire remonter les difficultés rencontrées à la Direction interrégionale des services pénitentiaires (DISP) ou à la Direction de l’administration pénitentiaire du ministère de la Justice (DAP).
– Concertation avec les bénévoles
– Outils d’éducation populaire, formations, bienveillance
– Réussir à distiller des techniques d’éducation populaire dans nos les évènements de sensibilisation organisés
– Étendre les interventions dans des lieux qui posent moins de problèmes éthiques (ferme de Moyembrie, ferme de Lespinassière, des lieux de réinsertion pour d’anciens détenus…)
– Ne pas négliger les formations & les connaissances des “anciens” bénévoles
– Revendiquer les droits obtenus dans la convention entre la direction de l’administration pénitentiaire et le Genepi national
– Ne pas négliger la trésorerie et son côté politique
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**