La Bonne Pioche est née en 2016 de la volonté de créer une épicerie sans emballage. Proposant des produits locaux tels que les légumes, les fruits en passant par les pâtes jusqu’aux produits d’entretiens. La Bonne Pioche se veut également être un lieu de rencontre et de convivialité au cœur de Grenoble pour une consommation et une alimentation plus responsable.
Démarrage : 2016
Lieu de réalisation : Grenoble
Budget : 110000
Origine et spécificités du financement : : Prêts bancaires, apports des associés, subvention de la Métropole de Grenoble
Après lecture du livre « Zéro déchet » de Béa Johnson en 2013 et d’une prise de conscience personnelle vis-à-vis de la réduction des déchets dans notre société, Bertile et son ancienne collègue de travail Céline se sont données comme objectif d’ouvrir un magasin offrant des produits de la région Auvergne Rhône-Alpes, le tout sans emballages. Il a fallu quelques années de réflexion, de nombreux voyages en Europe pour découvrir des porteurs de projets comme celui-ci pour que La Bonne Pioche puisse voire le jour.
– Proposer des produits sans emballages accessibles financièrement à tous afin de réduire la part des déchets ménagers par habitant (actuellement cela représente 350kg de déchets/an).
– Favoriser une consommation plus responsable en luttant contre le gaspillage alimentaire et en offrant des produits de qualité sains et locaux.
– Recréer du lien social entre les habitants de la ville de Grenoble en offrant un espace convivial, chaleureux, où l’on puisse partager, discuter et échanger.
– Les premières actions ont été de lever des fonds afin de permettre l’ouverture de l’épicerie et son approvisionnement. Premièrement par l’intermédiaire de la plateforme KissKissBankBank (financement éco-citoyen) puis par des prêts bancaires et enfin des financements solidaires auprès de l’association GAIA (Grenoble Alpes Initiative Active) et de la métropole de Grenoble.
– Il a ensuite fallu trouver le local, les producteurs de la région et bien sur être réactif en termes de communication et de visibilité via les réseaux sociaux, les journaux et la radio.
– Une fois l’épicerie fonctionnelle, la partie animation de la boutique a été à l’ordre du jour, (aménagement d’un espace café convivial et une future organisation d’évènements tels que des conférences et des ateliers de fabrication).
– Aujourd’hui une centaine de clients par jour et deux-cents le weekend défilent à la Bonne Pioche.
– Les retours sont très positifs notamment sur la qualité des produits locaux.
– L’ambiance de l’épicerie est également appréciée par les clients qui restent souvent le temps d’un café ce qui participe fortement à la cohésion sociale.
– La population initialement visée s’est largement diversifiée avec beaucoup d’étudiants aujourd’hui mais également de jeunes familles avec enfants pour le coté ludique de l’épicerie.
– L’épicerie devrait prochainement être labélisée « Grenoble Ville de demain » en plus d’être la 100ème SCOP de l’Isère.
L’originalité tient au fait d’offrir pour la première fois en région grenobloise un magasin 100% sans emballages de produits locaux. De plus, la combinaison d’objectifs de consommation responsable qui favoriserait l’économie locale est additionnée à la création d’un véritable lieu de vie. La création d’un espace convivial associé aux différents événements qui vont être proposés tels que des conférences, des ateliers « création de produits d’entretiens », d’évènements éducatifs sont les véritables points forts de La Bonne Pioche et en font pour cela un lieu attractif.
Des partenariats sont réalisés au niveau local avec :
– Les producteurs : Relations qui se concrétisent au fur et à mesure de l’avancée du projet
– Partenaire de l’INP (Institut polytechnique de Grenoble) : Mises-en-place de paniers que les étudiants viennent directement chercher à la boutique
– Partenariat financier : Métropole de Grenoble, GAIA, Crédit coopératif, Union régional des SCOP.
Les principaux freins au développement de l’activité se sont montrés en amont du projet :
– Frein financier : Fonds qui mettent du temps à se débloquer, il y a donc un impact sur l’approvisionnement du magasin.
– Frein technique : Épuisement des produits locaux, le magasin paraît parfois vide donc La Bonne Pioche doit chercher d’autres produits parfois à l’extérieur de la région ce qui rentre en contradiction avec son principe de circuit-court.
– Frein administratif : Complexité administrative dans les démarches et la gestion de l’entreprise.
– Recours à un comptable car impossibilité de tout gérer à deux notamment dans un domaine qui ne relève pas de leurs compétences.
– Spécialisation des tâches : Céline pour l’administratif et Bertile sur la relation avec les fournisseurs.
– Approvisionnement moins régulier qu’au début : moins de logistique.
– Partenariat plus fréquent entre l’entreprise et les universités pour diversifier les activités (lancement de paniers pour les étudiants).
– Amélioration et agrandissement des lieux de convivialités.
– Organisation de conférences et « ateliers fabrication » à venir.
– Bonne visibilité sur les réseaux sociaux et via les médias.
– Complémentarité de l’équipe : en termes de compétence, de volonté et d’imagination.
– Relation extérieure : forte implication en amont dans d’autres projets permettant une visibilité et un réseau important.
– Travail sur la relation à l’alimentation et au packaging.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**