
L’association Filière paysanne a été créée en mai 2009 afin de permettre aux consommateurs de s’approvisionner en produits issus de l’agriculture locale. L’association vise également à promouvoir l’agriculture durable et à sensibiliser à l’alimentation saine et responsable. De plus, la Filière paysanne a permis de mettre en place la chaîne des épiceries paysannes indépendantes et a développé la « plateforme paysanne locale » afin de faciliter l’approvisionnement des restaurants et des cantines en produits locaux.
Démarrage : Mai 2009
Lieu de réalisation : Marseille
Budget : 45000
Origine et spécificités du financement : Adhésions, dons collectés en 2015, subvention de la région PACA de 30 000 euros, aide de l’état par un contrat aidé, autofinancement par les formations.
L’association Filière Paysanne a été créée en Mai 2009 par deux « consom’acteurs » et s’inscrit dans un contexte mondial où les modèles de développement de nos sociétés, et la manière dont elles s’alimentent, ont conduit à d’innombrables dérèglements (disparitions des équilibres éco-systémiques, surexploitations des ressources naturelles, risques sanitaires liées aux intrants dans l’agriculture, etc.)
Face au changement climatique, à l’augmentation des besoins alimentaires mondiaux et de l’utilisation des agro-carburants, il est donc essentiel de mettre en place des politiques alimentaires prenant en compte les enjeux de demain pour aller vers un modèle plus durable, moins énergivore et qui respecte les éléments constitutifs de notre planète.
Pour ce faire, commencer à l’échelle locale et exercer une activité de plaidoyer sont les pistes que se propose de suivre Filière Paysanne.
– Promouvoir le développement de l’agriculture et de l’alimentation locale.
– Réinstaurer une relation humaine de qualité et une solidarité économique entre les maillons de la chaîne alimentaire.
– Encourager l’éducation alimentaire et le partage d’information afin que la population prenne conscience des bienfaits économiques et environnementaux de la consommation locale.
– Exercer une activité de plaidoyer pour favoriser le dialogue et la coopération avec l’ensemble des institutions concernées par les enjeux de la préservation des terres contre la bétonisation, de la revalorisation des revenus des agriculteurs, et du nécessaire renouvellement générationnel de la profession.
– Multiplication des « Épiceries Paysannes » indépendantes qui vendent des produits locaux à Marseille et ailleurs et qui travaillent en écosystème.
– Impulsion d’une « Plateforme Paysanne Locale » (PPL) créée depuis 2012 avec différents partenaires, pour approvisionner les restaurants, les cantines, les détaillants de la région marseillaise avec des produits locaux.
– Organisation de rencontres citoyennes, projections, débats et toutes formes d’informations, d’échanges et de discussions dans ce domaine.
– Participation à des conférences, émissions de radio, rédaction d’articles.
– Veille d’information et diffusion.
– Campagne de sensibilisation, mobilisation collective etc.
– Projet de création du 1er » Marché d’Intérêt Local » (MIL), pour mieux valoriser la vente en semi gros des producteurs du territoire.
– Activité de plaidoyer par la rédaction et la transmission aux institutions régionales et nationales de « propositions éco-alimentaires »
– Trois épiceries ont été créées depuis 2010.
– Une dizaine d’emplois équivalents temps plein (ETP) a été déjà créée grâce à ces structures et de nouveaux porteurs de projet sont actuellement en contact avec Filière Paysanne.
– La Plateforme Paysanne Locale fonctionne depuis 2012. En 2015 la PPL comptait 51 structures de la RHD privée et publique (principalement du bassin marseillais) qui sont approvisionnées en local avec des produits frais et biologiques venant de chez 38 producteurs de la région (13 et 84).
– Des propositions pour le développement agricole, alimentaire et économique du bassin marseillais et de sa région a été envoyé aux institutions : la proposition pour un Plan de Souveraineté Alimentaire Nationale (PSAN) envoyé aux institutions nationales en 2011 ; et le Plan de Souveraineté Alimentaire Régional (PSAR PACA) en 2013.
– Aujourd’hui, Filière Paysanne a été sollicité par la Métropole Aix-Marseille Provence et le Pays d’Arles, conjointement avec la Chambre d’Agriculture des Bouches du Rhône et d’autres acteurs, pour mener un le travail d’accompagnement sur le Projet Alimentaire Territorial des Bouches du Rhône (PAT13).
– Dans cet objectif, Filière Paysanne, l’ADEAR 13, Artisans du Monde, et les Paniers Marseillais organisent avec le Collectif de la Transition Citoyenne (CTC) le 24 septembre 2016 un échange ouvert à tous sur le PAT 13 et un café citoyen intitulé « L’avenir alimentaire de notre territoire, parlons-en ! ».
– L’équipe de Filière Paysanne compte une dizaine de personnes. L’association est présente sur les réseaux sociaux.
Au-delà de la logique de travail en écosystème et d’une dynamique de réseau importante, l’originalité est sur le fonds car Filière Paysanne cherche à proposer des solutions ou des pistes de solutions concrètes, dans une démarche systémique et fortement participative, qui appréhendent donc les problématiques complexes dans leur ensemble. Pour accompagner sa démarche d’analyse, l’association contribue à la mise en place d’actions concrètes exemplaires pour démontrer ses propos et ne pas simplement rester dans le discours.
– Avec de nombreuses associations, Agences Provençale de l’économie alternative et solidaire, ARENES, etc.
– Avec des collectivités territoriales.
(1) Précarité matérielle et financière montrant parfois les limites des actions bénévoles.
(2) Problème d’accès à la terre
(3) Non-renouvellement de la profession d’agriculteurs
(4) Modèle économique non adapté et non rémunérateurs
(5) Nécessité de relocaliser l’alimentation malgré les freins rencontrés.
(1) Activité principale depuis 7 ans, rémunéré depuis 2 ans seulement. Risque de se reposer sur le bénévolat, contrainte de temps
(2) Encourager les collectivités locales à préserver les terres agricoles et à limiter les rétentions foncières
(3) Soutenir les agriculteurs en proposant des prix rémunérateurs et leur permettre de bénéficier d’outils logistique qui facilité la vente.
(4) Filière paysanne met en place un modèle économique calculé sur des justes marges et en toute transparence
(5) Activité de sensibilisation et de plaidoyer pour favoriser le changement de pratiques du marché et institutionnelles.
-Développer le volet « formation » auprès des porteurs de projets pour les épiceries solidaires
-Développer une action collective en vue de mutualiser les outils et jouer sur la complémentarité des produits entre la plateforme paysanne Locale et les autres plateformes à l’échelle régionale (Echange Paysans, Goutez au 13, Agribio, etc.)
– Une épicerie devrait voir le jour à l’Estaque dans le 16ème arrondissement de Marseille.
– Jouer sur les complémentarités et le travail en symbiose
-Essayer d’avoir une démarche la plus pragmatique possible pour rationaliser le temps et l’énergie fournis pour « éviter de s’épuiser » dans une mauvaise direction (recherche permanente de pertinence et d’efficacité pour agir au bon endroit et au bon moment).
-Capacité à « prioriser » en permanence pour optimiser les résultats et ne pas passer à coté des urgences en fonction du peu de temps dont on dispose.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**