
Ce projet au Burkina Faso mené par l’ONG Ocades Caritas Burkina vise à améliorer la sécurité alimentaire de ménages ruraux en apportant des réponses d’atténuation des conséquences du changement climatique sur l’agriculture familiale et la sécurité alimentaire des familles rurales pauvres. Pour ce faire, des « super potagers » et des clubs potager sont mis en place au profit des femmes.
Démarrage : Janvier 2012
Lieu de réalisation : Burkina Faso
Budget : 75000
Origine et spécificités du financement : Caritas Alsace / soit 15 000 euros/an
Les contraintes rencontrées dans l’agriculture pluviale et dans le jardinage au Burkina Faso font que la plupart des ménages ruraux éprouvent des difficultés pour avoir suffisamment de nourriture de qualité toute l’année. Cette situation fait que l’insécurité alimentaire est une menace permanente pour les populations en milieu rural. En somme, un ménage rural au Burkina n’est jamais à l’abri de la faim et de la malnutrition. En vulgarisant les mini jardin-super-potager (JSP) familiaux , l’ONG OCADES CARITAS Koupéla veut soutenir les ménages ruraux dans leur combat pour une alimentation suffisante et saine. Les rendements de production de cette technologie ont été tellement impressionnants que l’OCADES a immédiatement décidé de la vulgariser dans les écoles et les familles. Les bénéficiaires sont aujourd’hui autonomes en légumes. L’OCADES a alors décidé d’appuyer leur agriculture familiale pluviale pour une sécurité alimentaire durable et définitive.
* Un mini potager familial est un petit Jardin Super Potager (JSP) de maison qui permet à un ménage rural de produire des légumes toute l’année.
Améliorer la sécurité alimentaire des ménages ruraux par la vulgarisation des techniques d’adaptation et d’atténuation des effets des changements climatiques dans les pratiques de l’agriculture familiale. Concrètement, il s’agit de former les femmes des ménages ruraux aux techniques innovantes de production agricoles et de doter un échantillon représentatif de dispositifs durables pour une production intensive et écologique. Il s’agit de permettre la production continue sur toute l’année à partir de pratiques de production agricole économiques et simples.
– Formation de femmes aux techniques du super potager, de culture maraichère, de production de pesticides bio et de techniques de lutte anti érosive
– Réalisation de mini JSP familiaux au profit des femmes
– Réalisation de biodigesteur afin d’utiliser l’effluent pour fertiliser les champs et les jardins
– Formation de femmes sur la technologie du Vétiver
– Encadrement des femmes et formation de clubs potager, ainsi qu’une mise en place de clubs de femmes volontaires pour appuyer la production maraichère des écoles afin d’améliorer la cantine scolaire.
– 65 mini JSP (jardin économique et écologique à production très Bio) et 2 JSP-école plate-forme didactique réalisés pour la formation des femmes en maraichage et cultures bio
– 2 bio digesteurs réalisés au profit de 2 ménages de femmes bénéficiaires de JSP
– Mise en place de 4 clubs de bénéficiaires de JSP dans 4 villages
– 17 super potagers scolaires aux moins impliquant fortement des femmes volontaires dans leur exploitation (il s’agit de soutenir indirectement la sécurité alimentaire des enfants)
– 3 potagers communautaires ou collectifs dont 2 appartenant à des femmes.
Plusieurs caractères originaux:
– Produire bio, simple et utile, sur toute l’année et sur une superficie bien aménagée.
– Accroitre les rendements et accélérer la croissance des plants par des techniques valorisant les ressources locales (déchets d’animaux digérés ou pas dans des biodigesteurs ; charbon de bois, matière organique grossière…).
– Axer les actions de développement sur la femme garante de la gestion des ressources familiales, acteur majeur du développement socio-économique des communautés locales par leur dynamisme et leur pragmatisme.
CARITAS Alsace, CARITAS, Italiana, Eglise en détresse, CCFC /Fada et CCFC/Koupéla, Peace Corps, ACCED..
– Difficile choix des femmes bénéficiaires de JSP dans un contexte de pauvreté générale des femmes dans le diocèse.
– Faible durabilité du mini kit d’irrigation et sa capacité à irriguer plus de 4 lignes de cultures par planches
– Problème de disponibilité du voile et sa faible durabilité
– Difficile mobilisation de lopins de terre propres aux femmes pour leurs exploitations maraichères
– Problème de disponibilité des plantules toute l’année pour lancer de nouvelles campagnes et diversifier les productions.
– Sensibilisation des communautés et implication des responsables coutumiers
– Sélection des bénéficiaires sur la base du mérite des femmes
– Niveaux de production de légumes très élevés emmenant certains époux à s’auto-inviter dans l’exploitation des potagers des femmes
– Recherches en cours pour trouver des mini kits plus durables et plus adaptés à 6 lignes de cultures par planche
– Formation des femmes bénéficiaires en constitution de pépinières
– Mise en place de clubs potager dans les villages/quartiers pour trouver des solutions endogènes aux difficultés
– Alphabétiser les femmes et les doter de formations techniques spécifiques de sorte à leur permettre de diversifier leur production et d’utiliser d’avantage leur temps disponible (formation en culture et transformation de Soja, en culture de moringa, en savonnerie, en teintures, en production de jus et de vin….) et de les conduire vers leur auto-promotion par le développement d’AGR ;
– Travailler à mutualiser les femmes bénéficiaires et les mettre en relation avec des structures de microfinance.
– L’approche participative fondée sur une communication responsable et la considération de la vocation des femmes
– Politiques d’intervention basées sur la valorisation des ressources locales et la prise en compte des effets des changements climatiques.
Comment vivre mieux au village à partir de la valorisation des ressources propres ?
Partager sur
Copyright: Licence Creative Commons Attribution 3.0
Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**