Cultiver des légumes, les cuisiner puis les vendre à un petit prix plus « équitable » en favorisant les circuits-courts, grâce à un food truck, et en informant la clientèle sur la provenance des produits, tel est le projet de Roul’ma Soupe, initié en 2012 dans le bassin de Clermont-Ferrand, en Auvergne-Rhône Alpes.
Démarrage : Septembre 2012
Lieu de réalisation : Bassin de Clermont Ferrand
Budget : 10000
Origine et spécificités du financement : Autofinancement
Alors professeure d’EPS, Dominique se sent concernée par l’alimentation mais aussi d’autres enjeux de développement durable. La découverte d’un bar à soupe parisien dans les années 2000, où soupes et quelques desserts sont servis, est à l’origine du lancement de ce projet.
L’idée de la transmission d’une nouvelle façon de manger est très présente dans la démarche de ce food truck. A travers des soupes équilibrées, Dominique Guillot cherche à militer pour un ‘manger autrement ‘ et prouver qu’il est facile de manger du fait maison, du local, plus de légumes, moins de viande et de cuisiner au fil des saisons, le tout à des prix accessibles.
– Préparation de petits plats chauds, de soupes, d’entremets et desserts cuisinés sur place à partir de légumes achetés à des producteurs locaux, de jardins d’insertion
– Vente de plats chauds en rue, lors d’évènements sportifs ou culturels, ou sur des parkings d’entreprises (donc service aux salariés des entreprises qui n’ont pas de cantines)
– Organisation d’ateliers participatifs de cuisine
Roul’ma Soupe propose une alternative aux restaurants et restaurants d’entreprises pour les personnes qui souhaitent manger différemment. C’est aussi par la réussite de ce projet et la proposition de repas sains que Roul’ma soupe prouve qu’il est possible de mieux manger et local facilement.
– Prix très accessibles (3€/plat principal)
– Lien fort au territoire et produits locaux
– Grande diversité de plats et de soupes avec des recettes originales
– Adaptation des menus à des évènements et aux publics
– Producteurs
– Régie des territoires
– Anis Etoilé
– Les difficultés sont surtout matérielles (construire la remorque, trouver des emplacements de vente, obtenir les autorisations, trouver une diversité de recettes suffisante pour suivre les saisons et surtout ne pas lasser et se lasser.
– Les autres difficultés sont liées à l’aspect financier: trouver des soutiens financiers et appuis à la création d’entreprise pour cette initiative innovante et portée par une jeune retraitée a été difficile.
L’autofinancement et le temps ont été deux facteurs clé pour le développement de ce projet. Les emplacements ont ensuite été trouvés grâce au bouche à oreille et à la réputation de Roul’ ma Soupe.
L’espace de cuisine aujourd’hui utilisé est la cuisine personnelle de Dominique Guillot. Celle-ci devient trop petite et inadaptée à la cuisine de grosse quantité de légumes. Un espace de co-cooking serait le bienvenu. Dans une idée similaire, Dominique Guillot pense à travailler avec Biaujardin pour transformer et conserver leurs fruits et légumes et proposer ces conserves à la vente et pour les cantines.
– Le projet a du succès et connait un grand nombre de clients à la recherche d’une mode d’alimentation alternatif.
– « Patience et longueur de temps Font plus que force ni que rage », Le Lion et le Rat, Jean de la Fontaine.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**