
La FR CIVAM développe, depuis 2014, des modes de commercialisation alternatifs et solidaires impliquant conjointement des producteurs fermiers, des consommateurs ordinaires, des consommateurs défavorisés et des structures en charge de la distribution de l’aide alimentaire de la région Auvergne pour valoriser davantage la production agricole locale et limiter le gaspillage alimentaire.
Démarrage : 2014
Lieu de réalisation : Auvergne
Budget : 25650
Origine et spécificités du financement : Financements des actions obtenus dans le cadre d’un appel à projet conjoint DRAAF Auvergne – ADEME portant sur la lutte contre le gaspillage alimentaire et réduction des déchets alimentaires.
FR CIVAM AUVERGNE
LEMPDES – 633701 allée des Eaux et forêt
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Dans le cadre de l’appel à projet DRAAF Auvergne – ADEME Auvergne « Lutte contre le gaspillage alimentaire et réduction des déchets alimentaires », la FR CIVAM a souhaité développer des modes de commercialisation alternatifs et solidaires locaux en région Auvergne en luttant contre le gaspillage alimentaire.
– Éviter le gaspillage alimentaire et que ne périssent certains produits agricoles en les commercialisant selon d’autres canaux de distribution ;
– Favoriser la consommation de produits locaux sans emballages ;
– Renforcer les relations ville/campagne en créant du lien social entre producteurs et consommateurs ;
– Construire de nouveaux débouchés commerciaux pour les producteurs (compléments de revenus) ;
– Offrir un soutien alimentaire aux populations défavorisées en leur permettant un accès à des produits sains, locaux, de qualité, et à moindre coût.
– Auprès des producteurs : enquêtes d’évaluation sur les pertes et invendus en production agricole, liste de pistes d’actions de valorisation de ces produits invendus, mise en relation des producteurs avec les structures en charge de l’aide alimentaire en Auvergne sous forme de cartographie virtuelle et mise en place d’une formation sur la transformation des fruits et légumes ;
– Auprès des consommateurs : stand d’informations sur un marché du Réseau « des métiers et des hommes », Film-débat « Taste the Waste » à Mozac (63) dans le cadre de la semaine du développement durable, organisation de trocs party alimentaires sur le Puy-de-Dôme et Cantal, atelier culinaire avec l’épicerie de Cusset.
– Côté agriculteurs : Pour l’enquête, 700 producteurs sollicités, 200 retours, 40 fermes concernées par le gaspillage alimentaire.
– Côté structures sociales en charge de l’aide alimentaire : ensemble des structures de la région informées / contactées. Contacts privilégiés avec 12 d’entre elles (épiceries, CCAS, BA, etc …).
– 10 actions expérimentales réalisées : actions de sensibilisation des consommateurs (un stand d’information, une projection débat, un référencement de sites internet et de communautés Facebook pour favoriser les échanges et dons alimentaires entre particuliers, trois troc party Alimentaires, un atelier culinaire), action de valorisation auprès des producteurs (échec de 2 opérations de glanage et cueillettes qui n’ont pu aboutir faute de produits ou de producteurs mobilisés), succès de la formation en transformation, création d’une cartographie virtuelle (action récente sans retour ou évaluation pour le moment).
Le but du programme est de toucher les consommateurs ordinaires mais aussi et surtout les publics défavorisés n’ayant pas ou peu accès à une alimentation diversifiée, locale, saine et de qualité, en travaillant en étroite collaboration avec les acteurs sociaux en charge de l’aide alimentaire en Auvergne.
Commune de Mozac, Maison Grenouille de Pérignat-sur-Allier (63), l’Association Parenthèse et l’Association Escale Ethique, Christian PERRIN (maraîcher à St-Pourçain-sur-Sioule, 42), ANIS étoilé et l’Epicerie sociale et solidaire de Cusset.
– Difficultés parfois à mobiliser les producteurs sur les questions de gaspillage alimentaire ;
– Définition du gaspillage différente selon les producteurs et consommateurs ;
– Difficultés aussi parfois à mobiliser les producteurs sur les questions d’accès à l’alimentation pour tous ;
– Attentes fortes des têtes de réseau des structures en charge de l’aide alimentaire en matière de gestion des déchets : problème de gestion de gros volumes de produits. Elles craignent de devenir une filière d’écoulement d’invendus et de futurs déchets suite à l’adoption de la loi sur le Gaspillage Alimentaire par l’Assemblée Générale en Mai 2015, puis par le Sénat en Février 2016, interdisant les moyennes et grandes surfaces de jeter ou de détruire des produits invendus mais consommables.
– Bien définir la notion de gaspillage alimentaire. On entend par gaspillage alimentaire le fait de jeter ou de supprimer des aliments encore comestibles destinés à la consommation humaine. Le gaspillage alimentaire se produit tout au long de la chaîne d’approvisionnement, depuis le stade de la production agricole, jusqu’à celui de la consommation, en passant par le stockage, la transformation, la distribution et la gestion.
– Faire en sorte que les pistes d’actions proposées participent au maximum à la rémunération des producteurs. Il ne peut y avoir que du don.
Identifier d’autres producteurs pour développer des nouvelles actions et renforcer celles initiées dans ce cadre expérimental. Accompagner les producteurs dans la réduction de ce gaspillage alimentaire.
– Se référer aux expériences, aux attentes et aux besoins des acteurs locaux (producteurs et structures en charge de l’aide alimentaire) pour définir les pistes d’actions adaptées.
– Se baser sur l’existant et le renforcer pour éviter la démultiplication inutile de services et d’infrastructures.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**