
La DAM est le 1er indice de mesure de l’origine alimentaire basé sur une méthode systémique, reproductible, et universelle. Il intègre précision dans l’application, comparabilité des résultats, objectivité dans l’interprétation, reproductibilité, et amélioration continue, ce qui permet de qualifier cette méthode de « démarche scientifique ». La DAM a été inventée en 2015 par Damien Roux, ingénieur agronome.
Démarrage : Novembre 2015
Lieu de réalisation : Montpellier
Budget : 500
Origine et spécificités du financement : Apports privés
ASARD – Association pour des Systèmes Alimentaires Responsables et Durables
SAINT JEAN DE VEDAS – 3443060 Rue Pierre et Marie Curie
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Le système alimentaire actuel soulève de nombreuses problématiques : allongement des circuits de distribution, marketing identitaire perturbant la lisibilité de l’origine, perte de traçabilité et manque d’information d’un intermédiaire à un autre, ce qui crée au final une défiance de la part des consommateurs. Dans ce contexte, la DAM a été créée pour apporter une solution : mesurer l’origine de tout produit alimentaire (végétal, animal, transformé…) selon une méthode précise, reproductible, et compréhensible de tous, aussi bien par les professionnels que les consommateurs.
L’objectif global de l’indice DAM est de redonner de la lisibilité à l’origine des produits alimentaires, et de donner au consommateur final les clés pour accéder à la traçabilité d’un produit, sans être perturbé par le marketing identitaire :
– Méthode unique, créé par des experts des systèmes alimentaires territorialisés et développé en partenariat avec des partenaires techniques et scientifiques
– Méthode testée, éprouvé, et soumise à une amélioration continue
– Indice final unique mesuré en kilomètre, unité connue et comprise par tous
– Identification de l’indice par un acronyme unique et reconnaissable par le consommateur : DAM.
1. Réflexions sur la méthode (novembre 2015 – janvier 2016)
2. Développement de la méthode de base (janvier 2016).
3. Test de la méthode dans un magasin de producteurs (mars 2016)
4. Création de l’identité de l’indice : logo et acronyme protégé à l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) (juin 2016).
5. Création d’un comité scientifique : développement et approbation de la méthode (juin-juillet 2016).
6. Création d’un comité technique : mise en application de la méthode et calculs sur le terrain (mars-juillet 2016).
1. Calcul de la DAM® sur plusieurs produits de magasin de producteurs : test et approbation de la méthode. La DAM® donnant une valeur de la distance moyenne parcourue par les aliments, la valeur de cet indice est très bien reçue par les consommateurs, les professionnels partenaires, et également par les élus locaux. Les résultats étant satisfaisants, des actions sont mises en œuvre pour reproduire ce calcul sur d’autres produits dans d’autres points de vente.
2. Développement de partenariats techniques et scientifiques avec des organismes externes, afin de monter un comité scientifique et un comité technique.
3. Rapprochement avec la Métropole de Montpellier pour la mise en application de la méthode sur un territoire défini, afin de mettre en avant les acteurs engagés en faveur des circuit de proximité.
La DAM peut être qualifiée de méthode innovante. En effet, la démarche se penche sur des problématiques complexes de l’origine et de la traçabilité, dans un monde où ces paramètres sont très
flous, alors que paradoxalement la majorité des consommateurs souhaite connaitre l’origine de son alimentation. L’innovation de la DAM porte sur son objectivité et sa clarté, face au marketing identitaire souvent volontairement flou.
– Organismes de recherche scientifique (agronomie et sociologie)
– Commerces (magasins de producteurs)
– Des partenaires techniques et informatiques.
La difficulté portait sur l’essence même du projet, à savoir de définir une méthode fiable. L’autre difficulté qui suivi fût de trouver des partenaires, et également de veiller à la protection de la méthode, afin d’éviter qu’elle soit réutilisée à tort ou dénaturée.
Il fallut se rapprocher de conseiller en propriété intellectuelle afin de veiller à la protection de la méthode. Une fois protégée, celle-ci put être divulguée, reproduite et appliquée dans différents systèmes alimentaires.
Avoir suffisamment de recul pour évaluer la fiabilité de l’indice, et si besoin, revoir la méthode de calcul (amélioration continue).
– Savoir réunir les partenaires essentiels
– Créer un projet simple qui répond réellement à un besoin précis, l’appliquer avec les organismes leaders d’opinion dans le domaine d’application.
Un programme de recherche appliquée sur les indices de mesure de la distance alimentaire serait judicieux et très utile ; en particulier la DAM®, une méthode qui se veut simple, objective, reproductible et compréhensible par le grand public. Des partenariats de recherche sont en cours, mais d’autres organismes pourraient contribuer à l’amélioration de cette méthode.
– ROUX, D. « Soutien et valorisation de l’agriculture grâce aux filières courtes avec la création d’un magasin de producteurs » Rapport ENSAT – Institut National Polytechnique de Toulouse (2014).
– ROUX, D. « Référentiel méthode de calcul de l’indice Distance Alimentaire Moyenne – DAM » ASARD (2016).
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**