
Le paysan urbain est une association développant la culture de micro-pousses depuis 2015, ayant vocation à créer des emplois d’insertion ainsi qu’à devenir une véritable entreprise viable sur le plan économique et environnemental.
Démarrage : Juillet 2015
Lieu de réalisation : Romainville
Origine et spécificités du financement : N/C
Le Paysan Urbain/La belle pousse
Romainville – 932304 Avenue Gaston Roussel
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L’idée de création du Paysan Urbain et de son extension au sein de la Belle pousse (qui devrait prochainement devenir une marque de vente) vient d’un voyage au Canada de leur fondateur Benoît Liotard. Il s’est en effet intéressé aux micro-pousses commercialisées dans ce pays, alors qu’elles demeurent en France un produit principalement connu des restaurateurs haut de gamme. Le Paysan urbain met en avant la volonté de promouvoir une agriculture viable, respectueuse de l’environnement et solidaire (notamment en raison des emplois d’insertion créés) ne s’inscrivant pas en compétition avec les maraîchers.
La belle pousse en tant que marque de vente des micro-pousses a pour but d’être économiquement viable tout en proposant des produits respectueux de l’environnement et en permettant la création d’emplois d’insertion. Le projet de la belle pousse a vocation à se dupliquer en région parisienne et si possible dans d’autres métropoles. En plus de cette activité première, le paysan urbain développe en parallèle de ceci un jardin éphémère à vocation pédagogique local.
La culture de micro-pousses est l’action centrale de cette initiative, une étude-action sur le sujet est en cours de finalisation. Celle-ci, qui a duré 6 mois depuis juillet 2015 s’est déroulée dans une serre expérimentale de 50 m2 avec des tests sur différents types de culture et variétés. On peut également noter le début de commercialisation de micro-pousses dans différents circuits de distribution : épicerie, réseaux courts types AMAP ou « ruches » et restaurants.
Le lancement de l’exploitation à grande échelle est prévu au mois de mars et comprend 160 m2 de serres par 2. Elle permettra de créer des emplois d’insertion.
Le paysan urbain développe des méthodes d’agriculture qui soient respectueuses de l’environnement (rationalisation de l’eau, re-compostage du terreau- économie circulaire, utilisation de panneau solaire pour la consommation d’énergie, utilisation d’emballages écoresponsables, la distribution des micro-pousses avec vélos électriques) tout en n’abandonnant pas son projet social grâce à l’offre de postes en insertion. La culture de micro-pousses apparaît particulièrement adaptée à la réinsertion en proposant aux personnes en reconstruction un contact avec la terre, le végétal et permettant de mesurer aisément le résultat de leur travail, le cycle de croissance des pousses étant court.
La double implication du projet le rend tout à fait original : il n’est pas déconnecté de la réalité économique, puisqu’il a pour objectif d’être viable, et il est question de développer son aspect pédagogique dans son espace d’implantation géographique.
Le Paysan urbain entretient des partenariats techniques avec le réseau Cocagne (jardins de maraîchage bio en insertion dans toute la France), avec Agro Paris Tech (pour les normes sanitaires, le compostage).
Il existe également des partenaires publics : avec Est Ensemble, la mairie de Romainville, le département de Seine-Saint-Denis. Les collectivités publiques offrent un important soutien.
Des fondations sont également intéressées par le projet ou par la participation à l’étude action : Simply Market, Truffaut, Vincy, Macif, Banque Populaire, Carrefour…
Les Cigales fonctionnant comme club d’investissements dans l’économie sociale et solidaire permettent l’investissement de petites sommes ainsi que la mise en relation avec différents contacts.
La nouveauté du programme peut constituer un certain obstacle puisque le marché des micro-pousses n’existe pas encore véritablement en France. Le produit n’étant pas connu, il y a un besoin d’action de communication et d’animations commerciales/marketing. Un autre obstacle majeur est l’impossibilité d’avoir le label agriculture biologique qui n’est pas applicable aux cultures hors-sol, ce qui est le cas pour une grande partie de l’agriculture urbaine.
L’utilisation de réseaux (par exemple grâce aux Cigales) permet de trouver des solutions pour répondre aux difficultés et obstacles rencontrés en terme de communication et de valorisation des micro-pousses.
Le développement d’une première ferme et sa duplication pour créer un marché de proximité serait une amélioration future possible.
La définition d’un nouveau type de marché et la recherche de différents outils répondant à des conditions matérielles particulières (culture hors-sol, possibilité de changer d’endroit pour cette culture) sont adaptées à la réussite de cette initiative.
Sur le site du paysan urbain plusieurs articles les concernant (exemple suivant) : http://www.ofqj.org/article/le-paysan-urbain-laur-du-prix-ofqj-ville-de-demain
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**