L’initiative est née d’une tradition familiale antillaise: l’utilisation des plantes de la pharmacopée antillaise. Certifié bio pour le respect des Hommes et de la nature, ce projet vise à partager, cultiver, transmettre ce savoir ancestral métissé avec tous.
Démarrage : 2016
Lieu de réalisation : Martinique
Budget : 5000
Séverine ASENSIO-JOSEPHINE
Saint-Joseph – 97212Chemin La Haut quartier long bois
•
•
Les plantes de la pharmacopée antillaise étaient interdites de commercialisation jusqu’en 2012. Les antillais ont « oublié » les bienfaits de nos plantes médicinales au profit des médicaments pétrochimiques. Après l’inscription des plantes créoles dans la pharmacopée française, j’ai décidé de m’investir afin de les remettre au goût du jour. Ayant attrapé le virus du « Jardin Créole » grâce à ma grand mère, je me suis investie dans la transmission de ce savoir. Sur une île où la monoculture et l’utilisation des pesticides sont répandus, notre famille a décidé de cultiver les plantes médicinales en agriculture biologique. Agriculteurs militants, nous sommes engagés dans le partage de ces connaissances ancestrales afin que chacun puisse se soigner en circuit court.
– Faire connaître aux enfants de la Martinique leur patrimoine à travers les plantes médicinales
– Faire connaitre aux touristes nos richesses en terme de pharmacopée
– Permettre aux personnes de se soigner grâce à ce qui les entoure
– Démontrer qu’une agriculture simple et saine est possible
Les actions mises en œuvre sont toujours dans le but de la transmission du savoir:
– Animation d’atelier « jardin de plantes médicinales créoles » en milieu scolaire
– Visite de notre jardin par les touristes et des martiniquais
– Vente et conseil de nos plantes médicinales bio
– Participation à la structuration de la filière plantes médicinales en Martinique
– 4 classes de collège ont été suivi durant 2 trimestres dans le cadre d’atelier pédagogique soit environ 12 ateliers
– La transmission de ce savoir a provoqué un engouement en Martinique et aussi auprès des touristes. La prise de conscience des martiniquais par rapport à leur pharmacopée est un impact très satisfaisant.
Notre originalité réside dans:
– Notre mode de culture qui reste marginal. En effet, l’agriculture bio est très peu répandue chez nous. Pas de pesticide, ni autres produits chimiques. Nous n’épuisons pas les sols afin de les préserver pour les générations futures.
– La valorisation de plantes « oubliées » et la proposition de solution alternative afin de soigner.
Nous développons des partenariats avec les initiatives touristiques, les magasins biologiques et les écoles
– La mise en œuvre de ce projet a été laborieuse car nous ne voulions pas cultiver sur des terrains pouvant comporter de la chloredécone (https://reporterre.net/Chlordecone-aux-Antilles-le). Après un an de recherche, nous avons trouvé un terrain sain.
– Une autre difficulté résidait dans le fait de retrouver des anciens livres afin de collecter les propriétés des plantes médicinales utilisées lors de l’esclavage.
– Un travail documentaire a été réalisé afin de faire concorder les nombreuses informations.
– Un travail réglementaire à l’aide de pharmacien, afin de proposer des produits alliant tradition et sécurité d’emploi.
– La communication et le bouche à oreille ont été importants dans la résolution des problèmes. Cela nous a permis de trouver un terrain agricole ainsi que les personnes âgées ayant des connaissances sur les plantes médicinales.
Faire connaitre les plantes dans le monde entier notamment en France métropolitaine.
– La volonté des élèves à apprendre à faire pousser des plantes médicinales et les connaitre.
– La volonté de perpétuer une tradition
http://www.herboristeriecreole.com/espace-presse/#/
Partager sur
Copyright: Licence Creative Commons Attribution 3.0
Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**