
L’ONG Côtes d’Armor Vietnam soutient l’autonomie économique des femmes en situation de précarité en leur donnant accès à des prêts à taux zéro qui leur permettent de démarrer une activité génératrice de revenus, et en leur offrant une formation professionnelle, dans une approche durable et respectueuse de l’environnement.
Démarrage : 2009
Lieu de réalisation : Provinces de Nghê An et Hà Tinh au Viêt Nam
Budget : 11500
Origine et spécificités du financement : Fonds propre acquis subvention Région Bretagne sollicité
Côtes d’Armor-Viêt Nam
Province de Hà Tĩnh
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Notre projet d’économie solidaire existe depuis 2009 en partenariat avec les Unions des femmes (UDF) des provinces de Nghê An et Hà Tinh, relation actée par la signature d’une première convention de coopération renouvelée en 2015. Une forte demande de soutien au démarrage d’activités génératrices de revenus pour les populations les plus pauvres des deux provinces a émané en 2009 de la part de notre partenaire local, les UDF. Ces provinces font partie des régions rurales les moins touchées par le développement économique du pays. La population ne connaît pas les retours de la croissance et a un faible pouvoir d’achat face à l’inflation du marché. Nous soutenons donc une population défavorisée. Une banque sociale existe mais les femmes qui bénéficient des prêts à taux élevés se trouvent dans l’incapacité de les rembourser. Nous leur proposons un moyen de se lancer dans une activité source de revenus sans les contraintes que posent les structures bancaires locales.
– Soutenir le développement pérenne et harmonieux des provinces de Nghê An et Hà Tinh.
– Stimuler l’économie des territoires par le biais d’une approche micro-économique
– Augmenter le niveau de revenus et le niveau de vie des femmes et de leurs familles en situation de précarité
– Participer à «l’empowerment» des femmes
– Soutenir l’agroécologie et l’agriculture familiale.
– Microcrédits à taux 0% d’un montant maximum de 400€ alloués à des femmes voulant développer un microprojet (élevage, petit commerce, plantations de thé, tissages…).
– Formations professionnelles dispensées par les Unions de Femmes afin d’apporter des compétences aux femmes bénéficiaires en termes de gestion d’une activité économique, de santé et d’hygiène animale.
39 microprojets ont été réalisés depuis 2009. Les vietnamiennes ont vu leur position économique progresser grâce à la mise en oeuvre de leurs micro-projets. Les formations professionnelles leur ont permis de gagner en confiance et en capacités techniques et opérationnelles afin de poursuivre leurs activités lancées grâce aux microcrédits. Ces microcrédits profitent à tous les membres de la famille et visent une augmentation des revenus, d’accès aux soins, à l’éducation, au logement. Les micro-projets d’élevages sont réalisés dans le respect des traditions et de l’environnement puisque les vietnamiennes pratiquent une gestion intégrée de l’élevage et de l’agriculture. Les déchets produits par l’un des composants servent de ressources pour l’autre : le fumier provenant du bétail est utilisé pour améliorer la production agricole tandis que les résidus de culture sont des compléments alimentaires pour les animaux.
Nous soutenons uniquement des femmes qui souhaitent se lancer dans un microprojet. Les microcrédits sont alloués à un taux zéro. Les remboursements ne représenteront alors que la moitié des premiers revenus, permettant ainsi à la famille de bénéficier immédiatement des revenus du microprojet, ce qui garantit un impact rapide et efficace du projet. Les remboursements sont tout de suite réutilisés afin de soutenir de nouvelles bénéficiaires dans la réalisation de leur microprojet.
Partenariat avec les Unions des Femmes des provinces de Nghê An et Hà Tinh (associations de femmes mandatées par le gouvernement vietnamien afin de faire le lien entre les politiques et la population).
Partenariat de principe avec les Comités populaires des deux provinces de Nghê An et Hà Tinh, soutien matériel via la mise à disposition des logements pour les volontaires français sur place.
Les premiers microprojets soutenus à partir de 2010 se déroulaient sur un temps long (3 ans avant les premiers remboursements) ce qui pénalisait d’autres potentiels bénéficiaires puisque nous avions en conséquence moins de fonds disponibles à réinvestir dans de nouveaux microprojets. Il y avait également un fort écart de valorisation des microprojets selon chaque bénéficiaire et donc un manque d’équité dans l’aide financière apportée aux bénéficiaires. Les premières bénéficiaires ciblées par notre action se trouvant dans une situation d’extrême pauvreté n’avaient pas les moyens humains et financiers pour se lancer dans une telle entreprise (manque de confiance en soi, stress lié à la nécessité de répondre aux besoins de première nécessité).
Mise en place de microprojets type répondant aux demandes des bénéficiaires, réalisés indépendamment sur la base d’études de marchés et de terrain, d’une durée plus courte permettant la mise en place d’un cycle de réinvestissement plus efficace et ainsi de venir en aide à plus de bénéficiaires. Les bénéficiaires sont sélectionnées selon leur volonté et ambition de réussite, leurs moyens humains (connaissances, possibilité de suivre les formations) et disponibilité. Les bénéficiaires dans une situation d’extrême pauvreté ont eu la possibilité d’avoir des bourses scolaires pour leurs enfants grâce au parrainage.
– Mise en place de nouveaux microprojets types répondant aux nouvelles demandes des bénéficiaires.
– Faire évoluer les microprojets, notamment d’élevages, vers l’agroécologie et la préservation de l’environnement.
– Faire évoluer les formations pour apporter aux bénéficiaires des mécanismes de résilience face au dérèglement climatique.
– Favoriser l’autonomie totale des partenaires de CAVN (Unions des femmes des provinces de Nghê An et Hà Tinh) dans la gestion du projet.
Le programme peut être transposé dans différents contextes si les microprojets types sont réalisés en amont via des études de terrains leur permettant de rentrer en adéquation avec les attentes et demandes des potentielles bénéficiaires en termes d’activités économiques.
Comment renforcer la résilience des populations rurales du centre Viêt Nam face au dérèglement climatique ?
Le renforcement de capacité des vietnamiens en termes de santé, hygiène et nutrition animale.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**