Observatoire

Accès aux semences anciennes pour tous pour cultiver des légumes à fortes valeurs nutritives

L’association Les cigales et les fourmis, présidée par Anne Dorge dans la Creuse, souhaite pérenniser la distribution et la reproduction par les particuliers de semences à valeurs nutritives correctes et semences anciennes pour permettre à tous d’avoir accès, grâce aux grainothèques, à des semences de qualité (non F1 ou OGM).

Auteurs(s)

Anne
Dorge

Programme

Démarrage : 2016

Lieu de réalisation : départements Creuse et Indre

Budget : 500

Origine et spécificités du financement : dons et manifestations organisées par l’association

Organisme(s)

Les cigales et les fourmis

NOUZEROLLES – 23360

le bourg

10Bénévoles

10Adhérents

Site internet

Média sociaux

ORIGINE ET CONTEXTE

L’association « Les cigales et les fourmis » est implantée en milieu rural, où beaucoup de personnes possèdent un jardin ou un peu de terre. La Creuse enregistre le plus petit revenu mensuel par foyer en France; se loger et s’alimenter avec de très faibles revenus est une préoccupation de tous les jours. Anne Dorge, présidente de l’association, est guide-composteur depuis plus de 10 ans et a vu l’importance de transmettre les savoirs et savoir-faire autour du jardin surtout ceux qui permettent d’avoir une vision respectueuse et durable de l’environnement. L’accès aux semences anciennes ou non F1 requiert un budget certain lorsque l’on souhaite acheter ses semences. Ainsi l’idée de les transmettre à travers les grainothèques est née.

Objectifs

Informer sur les différents types de semences, former à la récupération des semences, apprendre à les conserver puis les utiliser au mieux.

ACTIONS MISES EN OEUVRE

– Mise en place d’ateliers jardin gratuits et ouverts à tous dans de nombreux lieux, publics et privés pour ceux qui souhaitent le faire entre amis ou dans un quartier.
– L’accès aux grainothèques est gratuit quel que soit le lieu, c’est le premier critère d’accessibilité.
– Communication sur l’importance de perpétuer les variétés du jardinier amateur et les anciennes semences pour ne pas voir disparaître une partie de notre patrimoine mais aussi pour ne pas perdre les apports nutritionnels de ces anciens légumes ou fruits « de terre ».
– Nous proposons des ateliers pour réapprendre à cuisiner les légumes mais aussi les herbes sauvages de proximité.

Résultats et impacts, quantitatifs et qualitatifs

– Collection de semences de 400 variétés de tomates anciennes
– 6 lieux d’accueil et de communication avec des partenaires engagés, 5 lieux en devenir.
– Il y a deux ans, nous avons dû prospecter pour défendre le projet et installer la première grainothèque, avec un message engagé certes sur les bienfaits, les différences de goûts et l’importance des légumes anciens, oubliés ou ceux dont on peut refaire les semences à volonté en respectant parfois quelques règles pas si compliquées. Aujourd’hui, les acteurs du territoire viennent vers nous, nous offrons les semences dans les écoles qui nous en font la demande pour créer des potagers. 5 grainothèques ont été inaugurées, 5 sont en cours.
– Des structures comme Evolis 23 sont intéressées par ce projet, les contacts se multiplient.

Originalité

L’originalité du projet est de mettre en place des ateliers gratuits qui vont de la graine à l’assiette. Nous apprenons aux personnes à différencier les semences, à les récolter, sélectionner et conserver, puis nous nous réunissons une fois par mois lors d’un atelier jardin, et nous échangeons ou mettons en pratique des recettes avec des légumes, fruits ou plantes méconnus ou oubliés.

Partenariat(s)

– Partenariats avec des communes de l’Indre et de la Creuse.
– Travail en cours pour pouvoir se rapprocher de la ferme de Saint-Marthe.
– Soutien des élèves de Gilles Clément résidant en Creuse.
– Des jardiniers privés parrainent des semences
– Un arboriculteur se charge de faire revivre des variétés fruitières oubliées ou en voie d’extinction.
– En cours: mise en place de partenariats au niveau national avec des porteurs de projets d’échanges de semences

Retour d’expérience

Difficultés et/ou obstacles rencontrés pendant la mise en œuvre :

– La communication pour diffuser plus largement tout ce que peut faire l’association. Certes les journaux locaux et les radios relaient nos informations. Mais nous manquons de moyens pour communiquer plus largement (affiches, flyers, ….).
– Manque de moyens également pour garantir une base de semences suffisantes grâce à un jardin de semences.

Solutions adoptées pour répondre aux difficultés et/ou obstacles :

– Travail sur la mise en place pour début 2017 d’un fond participatif.
– Créer des partenariats

Améliorations futures possibles :

Recruter plus de bénévoles et multiplier les fabuleuses compétences que chacun peut avoir et apporter au groupe.

Présentation des facteurs de réussite et conseils pour une généralisation ou un essaimage :

– Œuvrer en secteur rural.
– La gratuité et l’accessibilité.
– Pour une femme aimer le jardin ne suffit bien souvent pas aux hommes rencontrés. Donc les différentes formations d’Anne Dorge et le fait d’avoir été enseignante en lycée agricole et dans une société de pêche accréditent sa démarche. Elle se forme et s’informe autant que possible, passant aussi des diplômes à l’étranger comme celui dans les plantes sauvages et médicinales.
– La passion et l’envie de partager.

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Comité de lecture
Date de lecture de la fiche
17/11/2016
Localisation
France
creuse
Appréciation(s) du comité
Initiative achevée
Domaine
Education et formationEnvironnementAgricultureAlimentation
Type de structure
Association, collectif, ONG
Envergure du programme
Locale
Bénéficiaires
Universel
Type d’action
Pédagogie / sensibilisation
Type d’objectif
Amélioration de l’accès à l’alimentationDécarbonation, performance énergétiqueMaintien et amélioration de la biodiversitéValorisation du patrimoine technique (savoir-faire)Communication auprès des enfantsSensibilisation des consommateurs
Localisation
Licence

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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**