Le projet initial datant de 2015 a été de reprendre une ferme en Isère, en produisant bio et en vendant localement. Aujourd’hui, la Ferme de la Combe Bernard comprend beaucoup d’atouts tels que l’ouverture au public et sa gestion entièrement réalisée par une femme « paysanne ».
Démarrage : 1er janvier 2015
Lieu de réalisation : Montseveroux
Budget : 150000
Origine et spécificités du financement : Apport perso, prêt et financement participatif
Ferme de la Combe Bernard
Montseveroux – 3812240 chemin de la combe bernard
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Rachel Rousselle avait envie depuis plusieurs années de reprendre une ferme: une ferme globale qui pourrait produire des céréales et nourrir ceux qui veulent acheter ailleurs qu’en grandes surfaces. En 2015, elle trouve une ferme à Montseveroux, et se lance seule dans le projet. Organiser la ferme s’avère être tout un programme car elle tient à tout faire sur place, de l’alimentation des animaux à la transformation du lait.
– Vivre grâce à cette ferme en arrivant à l’autonomisation.
– Garder une logique agricole perdue de vue avec la modernisation, et montrer que ce projet est possible, même pour une femme.
– Reprise du troupeau et production de fromages qui sont ensuite vendus localement.
– Avec d’autres producteurs bio, mise en place d’un marché bio sur la ferme régulièrement animé: musique, repas, jeux…
– Accueil de stagiaires. Rachel essaie de remettre en cause la répartition des tâches par genre en agriculture.
– Ouverture de la ferme aux classes, afin de montrer aux enfants un monde bien différent du leur.
– Les fromages et la farine se vendent bien, et Rachel commence à pouvoir se rémunérer.
– Soutien des clients en tant que femme agricultrice.
L’originalité de la ferme est d’être ouverte sur l’extérieur: nous avons accueilli 800 enfants au total, en répondant simplement aux demandes des écoles. Cela demande de l’organisation, mais il y a une vraie demande pour venir passer du temps sur une ferme, afin de renouer avec son environnement.
Les animations au marché permettent aussi d’ouvrir la ferme à nos clients qui ne viennent pas qu’acheter mais aussi faire la fête avec nous.
– Le marché permet d’avoir de vrais liens avec les autres producteurs bio du coin. Ce marché permet aussi de se sentir soutenu localement par les clients réguliers qui réfléchissent leur consommation et avec qui on partage une vision du monde agricole.
– L’accueil pédagogique a mis Rachel en lien avec les écoles et collèges du secteur, et les associations de développement agricole l’ont bien accompagnée par leur formation et leurs échanges. Rachel essaie de rendre la pareille en accueillant leur formation.
La principale difficulté réside dans la pluralité des tâches, couplée au temps disponible. Rachel a voulu mener de front beaucoup de choses :
– la mise en place des activités de la ferme : élevage, culture, transformation, vente,
– en même temps l’ouverture de la ferme à l’extérieur: marché à la ferme avec des soirées, accueil pédagogique, accompagnement de stagiaires…
– Sa condition de femme a également été une difficulté au début du projet, la forçant à redoubler d’effort pour être prise au sérieux dans ce milieu.
La meilleure solution pour faire face à l’afflux de tâches a été de lâcher prise et de prendre le temps de réaliser chaque étape.
L’objectif futur est d’accueillir au moins deux autres personnes pour venir vivre sur la ferme, afin de partager cette vie et ce travail.
– La polyvalence est indispensable pour ce genre de projet: élevage, mécanique, pédagogie, comptabilité…
– Le fait d’être féministe a aidé Rachel à devenir autonome sur la ferme. Une meilleure place des femmes paysannes dans ce secteur apporterait beaucoup à ce monde très masculin.
– Les freins aux changements dans le monde agricole : l’arrivée du bio, la place des femmes.
– Quelle est l’impact de la rupture qu’il y a eu en seulement 2 générations avec le monde agricole ? les mouvements comme L214 illustrent cette déconnexion ?
– La place du citoyen dans les choix de politique agricole.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**