
Le maïs de Neuville a un très fort ancrage au territoire, mais il est reconnu des consommateurs pour être un maïs tendre et sucré. Afin d’éviter la contrefaçon, les producteurs ont fait une demande au Conseil des appellations réservées et termes valorisants pour obtenir la certification d’indication géographique protégée. Cette appellation permettra d’établir un cahier des charges précis de manière à garantir l’authenticité du maïs aux consommateurs.
Démarrage : Janvier 2013
Lieu de réalisation : Neuville, Capitale-Nationale
Budget : 40000
Origine et spécificités du financement : Soutien du MAPAQ et financement des producteurs
Association des producteurs de maïs de Neuville
Neuville, Québec –G0A 2R0
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Des entreprises produisent du maïs dans la région Neuville depuis des décennies. Il s’agit d’une des régions pionnières en la matière au Québec. Un savoir-faire particulier et une réputation s’est développé au fil du temps. Or, du maïs provenant d’autres régions a commencé à utiliser le terme «Maïs de Neuville». Les producteurs ont décidé de se doter d’une indication géographique protégée (IGP) en vertu de la LARTV. Une recherche effectuée par des étudiants de l’Université Laval a contribué au développement de l’IGP. Ceux-ci ont effectué un recensement des produits détenant une forte reconnaissance sociale. Le maïs de Neuville était l’un de ces produits. Le processus de l’IGP sera terminé à l’automne 2015. Le logo et la certification IGP seront visibles pour le consommateur à l’automne 2016.
L’objectif de l’IGP est d’empêcher la contrefaçon de maïs de Neuville et de proposer une garantie aux consommateurs.
En collaboration avec le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV), les producteurs de Neuville ont développé un cahier de charge qui leur permettra d’exiger une certification pour utiliser le terme Maïs de Neuville. Cette certification s’accompagnera de sanctions en cas d’utilisation non-autorisée. Le maïs de Neuville est vendu principalement à Neuville, à Québec et dans quelques épiceries ailleurs au Québec. Il est habituellement entre les mains du consommateur en moins de 24 heures.
Il y a une dizaine de producteurs de maïs à Neuville. Il est trop tôt pour connaître les impacts quantitatifs sur la vente de maïs, car elle ne sera visible pour les consommateurs qu’en 2016. En terme qualitatif, le processus a permis au maïs de Neuville de se faire connaître et de renforcer le sentiment de fierté régionale.
Peu de productions québécoises se sont dotées d’une indication géographique protégée. Le maïs de Neuville fait donc office de pionnier. Il ouvre la voie à d’autres productions ayant une forte identité régionale.
En 1997, des producteurs se sont regroupés sous l’association des producteurs de maïs de Neuville. L’association s’est dotée d’un logo pour garantir la certification, mais ne pouvait forcer les contrevenants à retirer l’appellation maïs de Neuville. Une firme a été embauchée pour développer le cahier des charges. La quasi-unanimité a été obtenue pour se doter d’une IGP.
L’élaboration du cahier des charges représente 30 000$ à 40 000$. Aucune subvention n’était disponible à une certaine époque, ce qui a complexifié le processus au départ.
Les nouvelles subventions à travers le CARTV ont rendu l’aventure viable.
L’IGP sera lancée en 2016 et s’accompagnera d’une vaste campagne promotionnelle.
La région était déjà très mobilisée, ce qui a contribué au développement de l’IGP.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**