
Depuis 1985, de nombreuses délégations du Secours Catholique en France ont mis en place des « Equipes d’accompagnement vers l’emploi ». La dimension humaine de cet accompagnement est prépondérante pour aider des personnes particulièrement démunies. Au fils des ans, ces équipes se sont vus conférer un rôle de facilitateur entre Pôle emploi et les entreprises.
Démarrage : 2009
Lieu de réalisation : France Entière
80% des personnes accueillies par les délégations du Secours Catholique en France sont sans emploi. En 1985, période de prise de conscience de l’immense problème du chômage, la délégation de Grenoble a monté la première cellule pour aider ses bénéficiaires à trouver un emploi. Depuis 1997, la délégation de Rosny-sous-Bois se démarque par son dynamisme et son inventivité avec la mise en place de l’équipe « CARRIERE » soutenue par l’ANPE. Depuis de nombreuses délégations urbaines ont emboîté le pas et ont développé des « équipes d’accompagnement vers l’emploi ».
– Développer dans les délégations un service d’accueil et d’accompagnement compétent sur les questions d’emploi
– Faire de l’emploi une préoccupation partagée au sein de l’ensemble du Secours Catholique
– ACTIONS DES DELEGATIONS : suivi individuel (bilan de parcours, travail de mise à jour puis de projection professionnelle), mise en relation avec les employeurs, microcrédit (financer un permis de conduire), club informatique, prêt de véhicule, activités collectives (groupe d’échanges, jeu de rôle entre bénéficiaires tels que des simulations d’entretiens d’embauche)
– ACTIONS DU SIEGE (3 salariés) : tour de France des délégations ; animation d’un processus d’harmonisation collégiale cherchant à uniformiser les pratiques des équipes d’accompagnement vers l’emploi mais avec des modalités souples ; Rencontre nationale des équipes emploi (Lourdes, mai 2011. Présence de chômeurs, de Pôle Emploi et de délégations sans équipes emploi) ; répertoire des équipes emploi; forte communication interne pour promouvoir ces équipes (journaux internes) ; conventions avec des entreprises pour embaucher des bénéficiaires des délégations (EPAD, maisons de retraite, chantiers d’insertion textile) ; groupes de travail sur des thèmes spécifiques (ex. : Publication sur les aspects juridiques concernant les travailleurs étrangers)
– Aujourd’hui sur les 80 délégations implantées en France, 40 proposent un accompagnement vers l’emploi.
– 3 à 4 000 personnes accompagnées en France pour les questions d’emploi
– 300 bénévoles emploi
– En moyenne, un quart des personnes accompagnées ont retrouvé un emploi.
– Renforcement du lien social (sortie de la solitude, aisance pour partager ses problèmes souvent similaires à ceux des autres) : catalyseur pour retrouver un emploi
– Reconnaissance de Pôle emploi : à l’échelle locale, 8 équipes ont des liens fréquents avec Pôle emploi ; à l’échelle nationale, proposition d’une convention conférant un rôle de facilitateur au Secours Catholique
Parmi toutes les initiatives existantes dans le domaine de l’accès à l’emploi, rares sont celles qui s’adressent aux plus démunis. Or les délégations du Secours Catholique sont en relation avec des populations particulièrement défavorisées. Leurs équipes d’accompagnement vers l’emploi ont une dimension humaine qui fait bien souvent défaut dans les dispositifs publics.
Agir Tous pour la Dignité (ATD), Pôle emploi (en cours), Missions locales, Solidarités Nouvelles face au Chômage (SNC), Veolia environnement (Convention 2012), Jardins de Cybèle
– Impacts difficiles à mesurer : d’une part car tous les bénévoles confondus du Secours Catholique font de l’aide à l’emploi sans le savoir ou sans le communiquer et d’autre part car les bénéficiaires tiennent rarement informés de l’évolution de leur situation.
– Difficultés propres au retour à l’emploi : reconnaissance des diplômes, garde d’enfants, regard négatif vis-à-vis des chômeurs
– De nombreux abandons d’accompagnement en partie parce que les bénéficiaires attendent bien souvent un résultat immédiat alors que l’accompagnement proposé s’inscrit plutôt dans la durée.
– Pôle emploi recense l’ensemble des demandeurs d’emploi mais pour autant il a seulement connaissance de 25% des offres d’emploi.
– Problèmes spécifiques liées aux étrangers en situation irrégulière
Expérimentations dans quelques délégations des formations à l’emploi
– Pour varier et enrichir les formes d’accompagnement, un accompagnement collectif (c’est-à-dire des réunions bimensuelles de groupes) est recommandé et sera développé dans plusieurs délégations.
– Prolonger l’accompagnement pendant le début du contrat pour soutenir la personne dans son insertion dans le milieu professionnel (on observe beaucoup d’abandons de poste au bout de quelques semaines d’exercice.)
– Allonger la durée des contrats aidés
– Faire profiter les formations à ceux qui en ont le plus besoin
– Mobiliser les entreprises
– Etablir un rapport de confiance avec les bénéficiaires, indispensable pour engager des discussions sur les problèmes touchant l’emploi
– Considérer les problèmes de précarités (santé, logement, emploi etc.) comme interconnectés et pouvant être réglés selon n’importe quel ordre
– Sens de l’écoute. Ne pas décider à la place des gens mais les laisser maître de leur propre choix
– Depuis 25 ans, on observe une diversification des bénévoles : la plupart est issue du monde de l’entreprise (animateurs, anciens RH, anciens de pôle emploi etc.). Ils ont donc une grande expérience des problématiques du retour à l’emploi et usent de leur réseau personnel pour trouver des emplois.
– Accompagnement gratuit et assiduité non obligatoire
– Dynamique participative pour apporter une plus grande diversité
– Formation des bénévoles
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**