
Alter-Conso est une coopérative qui distribue des paniers de produits frais et locaux à 700 adhérents-consommateurs dans le centre et la périphérie de Lyon. L’originalité de la structure réside dans son mode de gouvernance très démocratique et ouvert.
Démarrage : Mai 2006
Lieu de réalisation : Lyon
Origine et spécificités du financement : Fonds propres
Alter-conso
Decines-Charpieu – 6915061 avenue de Bruyèes
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En 2006, dans le contexte d’émergence des Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne à Lyon, Thomas Klein et Baptiste Lylondeau, co-fondateurs d’Alter-Conso, réfléchissent à l’évolution de la structure classique de ces pratiques fondées sur le bénévolat. Leur objectif est d’inventer un système de circuit court alimentaire qui permettrait de créer des emplois salariés. C’est alors qu’ils développent le modèle économique d’Alter-Conso et qu’ils le présentent à des producteurs agricoles qui se déclarent intéressés. Alter-conso est une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). La coopérative est formée par trois collèges : les salariés, les producteurs et les consommateurs (regroupés dans l’association « Les paniers d’Alter-Conso »). Les processus de décision sont partagés, la gestion est transparente et démocratique (1 associé = 1 voix dans chaque collège).
-Pérenniser l’agriculture périurbaine lyonnaise, renforcer l’emploi dans les zones rurales.
-Inventer de nouveaux rapports de production, consommation et distribution plus directs et adaptés aux besoins de chacun. Humaniser les échanges, instaurer les conditions d’un commerce véritablement équitable à échelle locale.
-Agir pour plus de convivialité : offrir des possibilités d’échanges entre adhérents dans un esprit coopératif (distributions hebdomadaires, dialogue).
-Rapprocher villes et campagnes : tisser des liens directs entre les citadins et les paysans (visites de ferme, contacts réguliers)
-Démocratiser l’accès aux produits agricoles de qualité (mise en place de tarifs réduits, négociation du prix avec producteurs et consommateurs).
– Principale activité économique : distribution de produits agricoles locaux, chaque semaine, dans 14 lieux à Lyon et ses environs. Les paniers sont composés de fruits et légumes, produits laitiers, pain, viande et alcools. La majorité des produits proviennent d’agriculteurs biologiques et locaux. Ils passeront d’ailleurs tous en AB début 2017 sur décision de l’ensemble des membres de la coopérative. Les lieux de distribution sont étalés dans le centre de Lyon et dans la périphérie. En périphérie, des distributions se font auprès de personnes en situation plus précaire, avec l’objectif de rendre plus accessible l’alimentation de qualité. Les personnes en difficulté financières ont des réductions dans les frais de contribution à la coopérative.
– Activités de sensibilisation et animation sur la consommation responsable, interventions dans des centres sociaux.
– Chiffre d’affaires : 900.000 euros en 2013
– Essor économique très rapide depuis 2006 : 650 adhérents dans les deux premières années de fonctionnement
– Augmentation du nombre de salariés : 2 en 2006, 8 en 2013
Méthodes organisationnelles : la structure est professionnalisée, la gouvernance démocratique et égalitaire. Il n’y a pas de hiérarchie, les producteurs et les consommateurs participent aux décisions de la coopérative. Il n’y a pas non plus de hiérarchisation ni de spécialisation chez les salariés de l’organisme (les salariés contribuent tous à toutes les tâches)
– ARDEAR (Association de réseaux pour le développement de l’emploi agricole et rural)
– Lieux de distribution des paniers : Maison des Jeunes et de la Culture, Centres Sociaux, Maison de l’Enfance
– Mutualisation d’idées et d’actions avec d’autres acteurs tels que les jardins partagés et familiaux
– Croc’Ethic (association d’abonnements à des paniers biologiques)
– L’association Arbralégumes (association d’abonnement à des paniers de produits agricoles biologiques)
– Difficultés liés au démarrage : manque d’organisation, difficultés logistiques et matérielles
– La concurrence créée par l’émergence de structures qui ont des activités similaires. Il y a beaucoup d’offres sur le territoire.
– La coopérative doit se professionnaliser pour faire face à la concurrence (recrutement de salariés)
– Développement de systèmes de communication efficaces
– Projet pour développer des paniers solidaires en partenariat avec des centres sociaux
– Alter conso partage ses locaux avec l’association Croc Ethic et l’association Arbralégumes. Actuellement, ils développent un travail de mutualisation des activités afin de faire baisser les coûts opérationnels (transports, logistique).
– Les expériences négatives dans le domaine de l’agroalimentaire, telles que la maladie de la vache folle, liées au manque de transparence sur l’origine des produits, ont encouragé le développement de modes de consommation plus responsables. La dynamique des circuits courts répond à une forte demande sociale pour une amélioration de la qualité de l’alimentation des citoyens.
– Etudier les dynamiques du territoire
– Constituer un noyau de personnes motivées pour démarrer le projet
– Tisser un réseau de producteurs solides et solidaires
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**