Les Sorcières du Vercors sont deux productrices et transformatrices, autodidactes, de plantes médicinales. Ces deux femmes cultivent 80 espèces sauvages selon de fortes valeurs humaines et un important ancrage territorial malgré leur zone d’implantation rurale difficile.
Démarrage : 2008
Lieu de réalisation : Vachères en Quint
Budget : 50000
Origine et spécificités du financement : Privé et DJA
Nathalie et Florence ont décidé de construire ensemble un projet alliant leurs sensibilités et expériences: parfaire une activité écologique et humaniste en lien avec la nature et le soin, avec des valeurs fortes (partage, échange, écoute, transmission, liberté, différence, originalité, terroir…).
– Créer une gamme de produits issus des plantes sauvages locales et cultivées en agriculture bio et transformer artisanalement
– Agriculture spontanée, dans l’observation, l’écoute du végétal, en phase avec les saisons, traction animale et cueillettes manuelles
– Diffusion des savoirs populaires et ancestraux et transmission de nos expériences
– Investissement dans la vie rurale locale et collaboration à des projets favorisant le respect de l’environnement et de l’humanité
– Distillation à l’ancienne, dans un alambic à feu nu et préparations originales
– Auto-construction de l’outil de travail
– Défrichage d’une parcelle laissée à l’abandon, entretien des terres par binage manuel, plantation d’une vingtaine de variétés de plantes, cueillettes sauvages de 40 variétés et transformations des récoltes sous formes de macérations de bourgeons, de macérations solaires, d’hydrolats et huiles essentielles
– Accueil de personnes et transmission de notre savoir-faire (création d’un livret favoriser les savoirs anciens)
– Soin des plantes avec nos hydrolats à des agriculteurs locaux
– Vente directe et conseils personnalisés. Création d’un marché bio local. Ouverture au public pour expliquer notre démarche et les interdits en France.
– Accompagnement de stagiaires à l’installation agricole
– Une gamme de 90 produits différents proposés
– 30% de vente en plus chaque année
– 20 personnes par visite à la ferme par le bouche à oreille et plus de 1700 de contacts
– 6 agriculteurs locaux utilisent les hydrolats pour le soin de leur culture
– Collaboration de 12 thérapeutes
– 6 personnes ont choisi de rester sur notre territoire après un passage chez nous
– 1 emploi pérennisé, dans la vallée, pour s’occuper du marché bio local et festif
– Enthousiasme des acteurs du tourisme (pouvoir proposer une adresse originale et accueillante)
Les méthodes de production, ainsi que les recettes des transformations, sont originales: distillation à feu nu, rare et insolite; transformations des plantes en tenant compte de l’énergie, des astres, de l’alchimie et de la notion de terrain; soin des cultures avec des hydrolats.
Agriculteurs, éleveurs de notre secteur, thérapeutes, acteurs du tourisme, associations locales (dont « Les Sorcières du Vercors), la SCIC Nouveau Monastère, et clients
– S’imposer sur un territoire (en tant que femmes) avec des idées novatrices
– Législation compliquée (beaucoup d’interdits)
– Vivre d’une agriculture sans subvention. Labeur du travail et bail des terres précaire
– Beaucoup de travail et pas de temps de repos pendant la saison
– Etre crédible sous l’appellation, exploitante agricole, sur notre travail de conseil
– Choix d’un style de vie qui demande peu d’argent: recours au troc (transmission en échange de temps d’aide)
– Mutualisation des outils de travail
– Expérimentations et essais de nouvelles méthodes de travail pour le soin par les plantes
– Améliorer encore les outils de travail
– Revisiter la gamme pour garder la qualité
– Défrayer nos interventions d’accueil de groupe
– Equilibrer le temps de conseil personnalisé
– Créer une association pour diffuser les interdits et permettre le renouveau des savoirs populaires
– Trouver d’autres partenariats
– Embauche ponctuelle pendant la saison
– Développer des panneaux visuels explicatifs sur le métier, ses choix et ses expériences.
– Vente directe
– Privilégier les partenariats avec des acteurs locaux
– Transmission des expériences et du savoir-faire
– Ne pas avoir peur des grands lobbys
– Malgré de faibles moyens : motivation, engagement, persévérance, capacité d’adaptation, valeurs humaines
– Les hydrolats pour le soin des bêtes, alternative pour ces êtres en lien direct avec la nature
– La gemmothérapie, et si on testait tous les bourgeons de la nature… ?
– La guérison par les principes actifs naturels ou des molécules chimiques, peut-on établir des barèmes ?
– Un nouveau statut agricole adapté en fonction des projets pour une agriculture sans subvention.
NB. Développement du soin pour les animaux avec nos voisins éleveurs. Traction animale.
Article dans Géo : le bonheur est dans la Drôme.
Passage dans « Des racines et des ailes » France 3 : la Drôme entre Vercors et Provence.
Exposition de la photograp
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**