La SCIC Garro exploite 7 hectares de terres maraîchères en l’agriculture biologique, commercialise ses légumes aux familles, aux magasins bio locaux, aux cantines scolaires. Elle accueille également de la formation et de l’expérimentation.
Démarrage : 2011
Lieu de réalisation : Mendionde
Origine et spécificités du financement : CG/CR/CDC/FSE/Fondations privées
Le domaine de Garro (château et 35 hectares de terres) a été légué à Bayonne en 1930 puis rétrocédé à la commune de Mendionde afin de le faire vivre dans le respect de l’esprit de l’acte de donation de 1930: créer une activité agricole, une ferme modèle et transférable. En 2010, le projet aboutit à la mise culture céréalière BIO du domaine et en 2011 à la création de la SCIC, avec un triple objectif de développement de l’agriculture biologique, d’approvisionnement de la restauration collective, de particuliers, et de formation et expérimentation.
La SCIC Garro est née d’une volonté collective de participer au développement rural et à une alimentation saine pour la population locale. Elle participe à la promotion d’une agriculture durable, par l’organisation de la production bio en Pays Basque et le développement du maraîchage biologique. Sa volonté repose sur trois dimensions : sociales, économiques et environnementales.
Après 3 ans d’existence, la SCIC est opérationnelle sur ses trois principaux objectifs :
Développement de l’agriculture biologique : mise en place de serres, drainages, analyses de sols, la construction du hangar de stockage. Travail de concertation avec les agriculteurs maraîchers bios
Approvisionnement de la restauration collective + paniers : 120 paniers hebdomadaires, vente aux commerces et magasin bio, livraison de 10 cantines
Formation et expérimentation : Formation de deux BPREA bio, 42 visites pédagogiques, journées de formations, portes ouvertes…
La SCIC GARRO produit 7 hectares légumes (28 variétés) depuis 2011, dans le respect du cahier des charges AB et les règles agronomiques fondamentales. Aujourd’hui, la vente directe apporte la plus grosse part des revenus de l’exploitation, suivie par la vente auprès des commerces de proximité et magasins bio et enfin, en démarrage tardif, la livraison pour la restauration collective.
Sur le territoire, il existe une véritable volonté de la part des acteurs locaux et des collectivités autour de ce projet (Conseil Régional, Conseil Général, Communauté de Communes, Commune de Mendionde).
Le projet de la SCIC est original car il propose :
– Un espace d’innovation et d’expérimentation autour d’un modèle agricole durable
– Un espace transférable, moteur de dynamiques et suscitant les initiatives privées
– Un espace multifonctionnel et intergénérationnel via la formation, les visites pédagogiques…
– Un espace partenarial public / privé avec un objectif social, environnemental et économique
Dès 1993, un groupe constitué de producteurs, d’enseignants agricoles et d’associations rédige un premier projet de « Pôle d’agriculture biologique et durable». En 2005, la CdC du Pays de Hasparren se joint aux partenaires historiques. En 2008, la commune de Mendionde convertit l’ensemble du domaine en bio. En 2009, un groupe de réflexion se met en place sur les thèmes de la restauration scolaire, des circuits courts et de la formation. La SCIC nait en 2011 et fonctionne avec 5 collèges mixtes privés / publics.
Aujourd’hui, avec deux postes salariés, la SCIC ne produit pas encore suffisamment pour atteindre l’équilibre financier mais progresse fortement. La demande de la restauration collective nécessite un travail important de contacts, et de sensibilisation. Il s’agit d’un travail de longue haleine afin de se faire connaître, et « éduquer » les établissements à cuisiner du frais, local et de saison et leur faire accepter la différence de prix entre conventionnel et biologique.
Nous essayons d’accentuer notre présence dans les centres urbains, sur des sites ou d’autres maraîchers bio n’ont pas encore établi leur AMAP. Nous distribuons 120 paniers et misons sur 160 paniers fin 2014. Pour la restauration collective, des contacts ont été établis. Un relais est fait vers les producteurs bio locaux (viande, pain, fruits..) auprès des établissements que nous démarchons. Un bilan effectué par le Conseil Général démontre que la restauration collective doit être un axe de travail prioritaire.
Aujourd’hui le Pays Basque est très déficitaire en fruit bio car ils exigent une technicité pointue. La SCIC pourrait là aussi assurer un rôle pionnier, la commercialisation étant assurée avec la livraison de paniers. L’étude porte aujourd’hui sur 2 ha de pommes & poires. Le volet ferme pédagogique est également à l’étude.
Un environnement porteur associant organismes publics, associations, exploitants, citoyens. Une chef de culture compétente et très énergique. Un réseau, une dynamique qui perdure et qui est source d’initiatives.
• Variété et mode de conduite des légumes bio en climat très humide
• Rotation et travail du sol en climat océanique (terre travaillée au point de ressuyage à peine atteint).
• Gestion de l’herbe
• Pratique : Redécouverte de certains légumes oubliés ou peu valorisés
Sud-Ouest Pays Basque du 19/01/2011 « Les paniers bio de Garro »
Sud-Ouest Pays Basque 01/02/2011 « Garro exploité »
Magazine du Conseil Général des Pyrénées Atlantiques Février/mars 2014 N°62 « Agriculture Plus Près, plus vert », pages 15 -19 et couverture
Sud Ouest, le Mag, 5 Avril 2014, N°105 « Garroa, mon bio château », page 38-39
Sud Ouest Pays Basque, 26/04/2014 « Ils jouent collectif, les 11 paysans »
Sud Ouest Pays Basque, 19/05/2014 « Fertile Agriculture paysanne »
Partager sur
Copyright: Licence Creative Commons Attribution 3.0
Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**