Observatoire

« Rosa Parks fait le mur » dans le 19e arrondissement de Paris

D’octobre 2015 à juin 2016, le Collectif GFR et Rstyle ont interpelé les parisiens autour d’une fresque murale symbolisant les droits civiques dans le 19e arrondissement de Paris. Utilisant une installation artistique éphémère comme un moyen de médiation, ce projet à l’échelle d‘un quartier a généré des échanges, une réflexion collective et des liens entre citoyens, artistes et de nombreuses associations.

Auteurs(s)

Renaud
COUSIN
Production/administration de GFR

Fiche rédigée par Rianala RAKOTOBE

Programme

Démarrage : 2015

Lieu de réalisation : Paris, 19e arrondissement

Budget : 122436

Origine et spécificités du financement : Région Ile-de-France, Préfecture de Paris, réserve parlementaire de M. Vaillant, budget participatif de la Ville de Paris, Direction des affaires culturelles (DAC) de la ville de Paris, Arts dans la ville, Direction de la Démocratie, des Citoyens et des T

Organisme(s)

Collectif GFR

Paris – 75019

156 rue d’Aubervilliers

5Salariés

8Bénévoles

Site internet

Média sociaux

ORIGINE ET CONTEXTE

Créé en 2013, le Collectif GFR (« Generation Freedom Ride »), propose des réponses artistiques aux enjeux sociétaux ou aux difficultés sociales des territoires. A l’occasion de l’inauguration, en décembre 2015, de la gare RER Rosa Parks dans le 19e arrondissement de Paris, l’association, en partenariat avec Rstyle, décide d’organiser un projet artistique sur le thème « ROSA PARKS FAIT LE MUR » consacré à la figure emblématique du mouvement pour les droits civiques aux Etats-Unis.

Objectifs

– Utiliser l’art comme un moyen de mettre en lumière des problématiques liées à l’espace public et de lutter contre les discriminations
– Impliquer les habitants dans les projets
– Faire rencontrer et échanger habitants et artistes

ACTIONS MISES EN OEUVRE

1) Mobilisation de 5 artistes pour créer une fresque d’art urbain sur un mur de 493 m de long (rue Riquet et de la rue d’Aubervilliers) mis à disposition par la SNCF. Participation des habitants directement ou indirectement à cette création (témoignage…)
2) Ateliers pratiques (initiation au graffiti, réalisation d’affiches militantes) et ateliers débat (vivre-ensemble et engagement citoyen) : chaque atelier a accueilli une association du quartier pour valoriser ses actions.
3) Réalisation d’une « Galerie à ciel ouvert » par Rstyle : invitation de 7 artistes pour travailler la figure de Rosa Parks (fresques dans un dispositif muséal)
4) Réalisations visibles jusqu’à juin 2016 : visites commentées par la directrice artistique du projet (Véronique Drougard)

Résultats et impacts, quantitatifs et qualitatifs

– Forte participation : entre 10 et 50 participants à chaque atelier (250 habitants rassemblés au total), 400 personnes présentes à l’inauguration, des centaines de visiteurs chaque semaine depuis l’inauguration
– Réalisation de la plus longue fresque street-art de Paris
– Appropriation du projet par d’autres associations du quartier : création d’un jeu de pistes par Korhom, parcours photographiques par Clichés urbains…
– Soutien et participation de spécialistes de la question de l’égalité femme-homme : Genre et Ville…
– Fierté des habitants

Originalité

Collectif GFR diffuse les valeurs du vivre-ensemble et favorise l’échange par le biais de la création artistique dans l’espace urbain. La rue est le centre de ses réflexions : elle inspire les problématiques à aborder mais elle sert aussi de lieu d’expression.

Partenariat(s)

– COLLABORATEURS : Rstyle, Korhom, Clichés Urbains, le Centre d’animation Curial et la Maison des Copains de la Villette (MCV)
– PARTENAIRES : SNCF, la Mairie du 18e et la Mairie du 19e
– SPONSORS (fournisseurs) : Loop, Maquis Art et Amsterdam

Retour d’expérience

Difficultés et/ou obstacles rencontrés pendant la mise en œuvre :

– Financement : l’identité pluridisciplinaire du collectif peut être un frein car sa classification n’est pas claire
– Relations avec les partenaires : s’assurer de leur rigueur tout au long du programme, de leur disponibilité et d’autres aspects organisationnels
– Absence de cadre légal rôdé : lenteurs et blocages administratifs pour obtenir des autorisations d’œuvres dans les espaces publics impliquant des propriétaires privés

Solutions adoptées pour répondre aux difficultés et/ou obstacles :

Diversité des sources de financements

Améliorations futures possibles :

– Développer des prestations
– Augmenter le nombre de bénévoles
– Conventionner avec la Mairie de Paris

Présentation des facteurs de réussite et conseils pour une généralisation ou un essaimage :

– Identification des participants aux projets : les projets menés traitent toujours de questions sociales liées aux habitants des quartiers concernés
– Rassemblement d’acteurs de sphères différentes (artistes internationaux, membres d’associations, militants…)
– Liens inter-associatifs : les projets ne se limitent pas à une dimension artistique, ils enclenchent une série d’échanges, de réflexions collectives et de liens entre divers acteurs.
– Formes artistiques variées
– Lieu d’intervention : la rue. Les programmes menés touchent et interpellent tous types de publics.
– Embauche d’une médiatrice (habitante du quartier) pour mobiliser un public local et diversifié

Pour en savoir plus

– Artistes impliqués dans le projet : Kashink (Paris), Zepha (Toulouse), Katjastroph (Nantes), Bastardilla (Bogota), Tatyana Fazlalizadeh (New York), Vinie, Combo, Module De Zeer, Batsh, Doudou Style, Ernesto Novo et Jonone
– Autres projets du Collectif

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Comité de lecture
Date de lecture de la fiche
2016-05-30
Localisation
France
paris
Domaine
Culture, sport et loisirsParticipation, gouvernance
Type de structure
Association, collectif, ONG
Envergure du programme
Locale
Bénéficiaires
Population urbaineUniversel
Localisation
Licence

Copyright: Licence Creative Commons Attribution 3.0
Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**