
Le restaurant Dar Deda cherche à valoriser les recettes traditionnelles de Tozeur, par la proposition d’une carte proposant de la gastronomie locale et des recettes oubliées. Les produits locaux et frais sont fournis par des agriculteurs de l’oasis. Le restaurant cherche à utiliser les produits de qualité et spécifiques à chaque localités.
Démarrage : 2009
Lieu de réalisation : Tozeur
Budget : 5000
Origine et spécificités du financement : Crédit
Après avoir travaillé dans le tourisme et encadré des circuits et chantiers de jeunes dans le désert, Karim Rouissi se rend compte du plaisir des gens à acheter et cuisiner les produits locaux selon des recettes traditionnelles. Il décide donc d’ouvrir à Tozeur un restaurant qui pourra valoriser les produits et recettes locales : les fêtes de début d’été sont l’occasion de faire des recettes à base de produits secs et des pâtes de produits transformés par des femmes de Tozeur. Avec les produits locaux, comme la corète de Tozeur, au goût particulier, ou le piment et radis, des salades et plats traditionnels sont cuisinés. Aucun restaurant de ce type n’existe, il s’agit donc de combler ce manque.
L’objectif du restaurant est de rendre hommage aux plats locaux de Tozeur qui sont en train de disparaître, car les femmes n’ont plus le temps de les cuisiner. Il s’agit de valoriser une série de recettes cuisinées avec des produits locaux selon les spécificités des saisons et des localités du gouvernorat. Cette cuisine s’adresse à tous ceux qui visitent Tozeur, en particulier les tunisiens du nord de la Tunisie, qui ne connaissent pas bien la gastronomie locale, mais aussi les gens originaires de Tozeur qui viennent voir leurs familles et veulent profiter de la gastronomie locale mais n’ont pas le temps de préparer les plats traditionnels. Il s’agit de valoriser les produits locaux en insistant particulièrement sur la qualité des produits.
Le restaurant propose une carte quotidienne de recettes traditionnelles avec les produits locaux frais (salade et produits de l’oasis), et s’appuie sur le savoir-faire des femmes de la famille du propriétaire ou de vieilles femmes de la région pour cuisiner les plats. Les produits sont achetés auprès de 5 agriculteurs fournisseurs et complétés par le souk local pour les produits maraîchers, avec un achat auprès de petits agriculteurs. La cuisine est faite dans des jarres en terres ou des feuilles de bananiers, conformément à la tradition locale. En cas d’événement particulier (mariage, festival…) d’autres recettes sont ajoutées et cuisinées.
Les agriculteurs fournissent les produits frais et cela leur permet de valoriser directement leurs productions. La parcelle familiale est aussi sollicitée. Les savoirs-faire locaux sont sollicités auprès des personnes ressources pour valoriser les recettes en voie de disparition. Le projet doit s’étendre avec une partie en plus du local en ville, dans une parcelle de l’ancienne oasis, pour cuisiner directement sur la parcelle. Les recettes et produits locaux sont ainsi valorisés par une consommation de recettes traditionnelles.
Le restaurant Dar Deda est le seul à proposer une telle diversité et qualité de recette de la gastronomie locale, avec des produits locaux et naturels. Certains proposent ces produits de façon ponctuelle mais Dar Deda est ouvert tous les jours.
Le restaurant profite des réseaux dans le tourisme pour établir des partenariats avec la mairie, le ministère du tourisme, les journalistes, l’association du festival des oasis, les radios de Tozeur, qui garantit une clientèle régulière à l’occasion des festivals, visites, et autres évènements.
– Le local est trop petit, et les gens ne sont pas très habitués à consommer des recettes traditionnelles dans les restaurants.
– Achat d’une parcelle dans l’oasis pour développer la version oasienne de Dar Deda (restaurant dans l’oasis)
– Prendre le temps de développer l’habitude de consommation de recettes traditionnelles
– Développer les recettes les plus originales, les modes de cuisson traditionnels en les montrant aux clients
– Faire le restaurant dans l’oasis pour consommer directement les produits des parcelles
– Qualité des produits et originalité des recettes cuisinées
– Le restaurant est bien situé dans la ville
– Partenariats efficaces avec l’évènementiel de la ville
Partager sur
Copyright: Licence Creative Commons Attribution 3.0
Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**