
Le programme “Promotion de la sécurité alimentaire et l’état nutritionnel au Sud-Bénin” débuté en 2015, vise à donner les capacités à des producteurs de soja et de maïs de diversifier leur gamme de produits, et d’en augmenter les volumes sur les marchés urbains et péri-urbains afin de favoriser la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sud-Bénin.
Démarrage : Décembre 2015
Lieu de réalisation : Sud-Bénin
Budget : 46521
Origine et spécificités du financement : Agronomes et Vétérinaires Sans frontières
Union Régionale des Producteurs de l’Atlantique et du Littoral
Bénin –N/C
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Alors que l’État béninois ne soutient que la production de coton, il a été nécessaire de trouver des sources de revenus alternatives dans le Sud-Bénin, où sa culture est inadaptée. Le programme vise donc la lutte contre l’insécurité alimentaire par l’augmentation de la productivité des filières soja et maïs, en structurant des pôles d’entreprises agricoles.
– Développement des pôles d’entreprises agricoles (PEA) autour des cultures maïs et soja pour améliorer la production
– Développement de la transformation artisanale et semi-industrielle
– Réduction des inégalités de genre
– Augmentation de la productivité du soja
– Création de pôles d’entreprises agricoles rassemblant divers acteurs (transformateurs, institutions de micro-finance, consommateurs etc.)
– Cartographie des chaînes de valeurs ajoutées et des pôles d’entreprises agricoles
– Développement de pratiques agro-écologiques (rotations de cultures et cultures associées, utilisation de l’inoculum pour optimiser la fixation d’azote, etc.)
– Développement des systèmes d’épargne et de crédit en interne
– 215 producteurs ont adopté l’inoculum
– 405 producteurs membres des 4 pôles d’entreprise agricole (PEA) ont vu leur revenu augmenter de 15%
– 25 animateurs formés en conseil
– Le rendement du soja a triplé entre 2011 et 2015
– De nouveaux produits dérivés du soja sont commercialisés
– Les actions de lobby et de plaidoyer organisées par les acteurs de la filière soja ont amené le gouvernement béninois à intégrer le soja dans la liste des cultures à soutenir en priorité.
Le programme s’inscrit dans le prolongement d’un projet antérieur avec Agriterra. La création de pôles d’entreprises agricoles (PEA), des cadres de concertation pluri-acteurs autour des chaînes de valeur, a permis d’améliorer et d’organiser les relations entre les acteurs des filières soja et maïs. Ces structures leur donnent le poids nécessaire pour qu’ils soient pris en compte dans les politiques agricoles.
– AVSF assure des appuis stratégiques et méthodologiques
– CTAE pour la vente du soja
– Consortium Soja pour la défense des intérêts des producteurs de soja
– INRAB pour l’échange sur la recherche
– Faible disponibilité de semences de soja
– Peu de réelles capacités entrepreneuriales des acteurs des pôles d’entreprises agricoles
– Lenteur des processus de changement dans les inégalités de genre
– Faible implication des membres des coopératives de producteurs dans le suivi régulier des activités ou le paiement des cotisations
– Accent mis sur la formation à la gestion économique et organisationnelle. Sensibilisation des acteurs de la filière à l’utilité de la concertation et du regroupement.
– Diversification des chaînes de valeurs
– Renforcement des capacités organisationnelles et de gestion des acteurs des filières -Appui spécifique aux femmes, par exemple avec un accès privilégié aux semences ou à l’équipement
– Actions de plaidoyer auprès des pouvoirs publics
– Combinaison, au sein des PEA, de démarches associatives et entrepreneuriales
– Innovations technologiques (pratiques agro-écologiques) faciles à introduire et aux effets rapidement perceptibles
Les pôles d’entreprises agricoles, dans la définition ici adoptée, rassemblant l’ensemble des acteurs d’une filière de production, sont-ils reproductibles dans d’autres secteurs d’activité?
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**