
Quartier partagé est un collectif regroupant 15 associations qui œuvrent dans le secteur social dans le 10e arrondissement, autour de thématiques de convivialité et de partage.
Démarrage : 15 octobre 2015
Lieu de réalisation : Ouest du 10e arr. de Paris – Secteur gare de l’Est
Budget : 7500
Origine et spécificités du financement : Cotisation des associations membres, subventions publiques
Au départ il s’agissait d’un collectif paroissial. Puis volonté d’élargir les actions hors domaine confessionnel.
Des repas en extérieur étaient organisés, puis des tournois de pétanque, des lotos… Cela a permis de réunir des publics précaires, sans distinction ni sélection parmi les bénéficiaires.
– Créer de la convivialité dans le quartier
– Lutter contre la solitude des seniors
– Proposer une aide concrète aux personnes précaires et sans-abri
– Créer un contact avec les personnes du quartier atteintes de handicap ainsi qu’avec leurs proches aidants.
– Le public est très diversifié et les actions sont intergénérationnelles. Les différents ateliers mélangent tous les âges et tous les publics.
– Quartier partagé fonctionne sur la base du volontariat : un bénévole peut proposer un savoir-faire, une idée, et fait naître un projet puis une action ou une activité. La grande majorité des volontaires a entre 18 et 35 ans.
– Activités et projets mis en place :
> Boxe
> Photographies réalisées au cours de balades dans le 10e arrondissement puis exposées à la médiathèque Françoise Sagan
> Atelier de couture
– L’association organise également des actions liées à la convivialité et à l’assistance aux personnes précaires :
> Cafés partagés en plein air
> Maraudes
> Soutien scolaire, cours d’alphabétisation
> Visites aux personnes isolées, aide aux personnes handicapées et à leurs familles
– Fonctionnement avec un budget aussi minimal que possible. Chaque association membre paie une adhésion de 80 euros par an. Des subventions proviennent de la mairie de Paris (2 000 à 3 000 euros). Appels à dons.
Pour mener ses actions, le Quartier Partagé fonctionne avec une équipe de 50 bénévoles permanents et d’une centaine de bénévoles ponctuels.
– Des amitiés sont nées entre les bénévoles.
– Des personnes en situation de handicap ou de précarité se sont inscrites pour faire du bénévolat à leur tour.
Cafés partagés :
– une quinzaine de bénéficiaires précaires habitués à venir régulièrement.
– une soixantaine de personnes servies chaque semaine Ils servent chaque semaine environ 60 bénéficiaires.
L’originalité des projets de Quartier Partagé repose sur leur volonté de partir de propositions et d’envies de bénévoles. Ce sont les ressources humaines disponibles qui sont à l’origine des projets et non l’inverse. L’association se structure également autour d’une logique du don.
> Les associations membres du collectif Quartier partagé :
– Compagnons de St-Vincent-de-Paul
– Aux Captifs la Libération
– Le Pari’s des faubourgs
– Maison Helder Camara
– Maison des jeunes St-Vincent-de-Paul
– Français langue d’accueil
– CAMRES
– MAS des deux marronniers
– La Maison du Canal
– Service d’ Entraide de la Rencontre
– Lits Halte Soins Santé Maubeuge
– CHU Léon Jouhaux
– CRL 10 Centre d’animation Château Landon
– ALFI pension de famille
– Maison relais Magenta
– Tous nos rêves chantent
> Les boulangeries du quartier leur fournissent des mini viennoiseries en sachets individuels.
– Difficultés quand ils ont voulu changer la logique de leur fonctionnement, notamment quand ont demandé un bureau à la Mairie : cela a compliqué le recrutement des bénévoles.
– Les changements humains (par exemple départ d’un.e responsable et remplacement par une nouvelle personne) dans les structures associatives peuvent compliquer des rapports inter-associatives, certaines reposant sur une “personne-relai” : crée des dissensions.
– Difficultés à établir des liens durables et linéaires entre associations : les échanges sont parfois insuffisants et le manque de transmission d’informations peut conduire à mal rediriger les bénéficiaires.
– La crise sanitaire a créé de nouvelles difficultés : le contact physique est une composante essentielle dans leurs actions, plus difficiles à mettre en place dans ce contexte.
– Le démarrage a pris du temps, c’est le changement de paradigme (les actions se construisent à partir d’idées et d’envies des bénévoles) qui a permis le développement de Quartier partagé et l’augmentation de son audience.
– Pendant le COVID, les cafés partagés en extérieur ont permis de ne pas rompre le lien.
Tisser des liens plus forts entre bénévoles.
– Diversité des contacts : de l’institutionnel comme la mairie, la maison des aînés et des aidants… mais aussi de multiples associations du quartier ayant déjà des actions en place.
– Être ancré dans un quartier en essayant de comprendre les besoins, attentes… et essayer de trouver parmi les bénévoles ou les associations membres qui peut être apte à répondre à ce besoin.
– L’organisation ascendante de l’association : la montée des initiatives de bénévoles à partir de leurs propres envies et de leurs savoir-faire.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**