Depuis les années 2000, la coopérative agricole Fermes de Figeac favorise la commercialisation de la production de ses adhérents à travers six magasins sous franchise Gamm Vert. Après le développement de circuits courts de produits du terroir puis de viande, elle développe cette approche dans d’autres domaines, tels que l’énergie.
Démarrage : 1998
Lieu de réalisation : Figeac et environs
Budget : 25000000
Créé en 1985, la coopérative agricole Fermes de Figeac a commencé à commercialiser des produits de terroir en circuits courts à partir de 1998 (fruits, produits fermiers locaux). Suite à la crise de la vache folle en 2000, lorsque ses membres s’aperçoivent que la viande produite dans le territoire n’est pas consommée localement, ils créent 3 boucheries (en 2003, 2010 et 2014).
– Encourager la consommation des produits issus du territoire
– Maintenir l’emploi et le savoir-faire agricoles
– Favoriser l’autosuffisance alimentaire dans le territoire
– Défendre le revenu des adhérents de la coopérative
– Stimuler la rencontre entre les producteurs et les consommateurs
– Favoriser l’installation de nouveaux agriculteurs
– Développement du rayon « terroir » pour les produits issus de l’agriculture locale. Le rayon propose une gamme complète de produits du quotidien : charcuterie, volailles, boucherie, fromages, fruits et légumes de saison, pain, eau, lait. 90 adhérents de la coopérative fournissent des produits.
– Intégration dans un réseau de six magasins (sous franchise Gamm Vert) pour la distribution et la vente de produits transformés de l’agriculture locale
– Développement de boucheries traditionnelles
– Progression constante du chiffre d’affaires : en 2000, celui-ci était de 200 000 euros. En 2008 il atteint les 1 500 000 euros. En 2010 2 500 000 euros, en 2013 3 700 000 euros, et enfin en 2013/2014 4 700 000.
– Mobilisation de 20 salariés de la coopérative et 90 producteurs >> Les produits de la coopérative représentent le 10% de l’alimentation du territoire en termes d’achat (cf. étude de l’INRA en 2010).
– 1500 produits agricoles transformés seuls (70 pourcent issus territoires) (café sel huile d’olive, chocolat filière éthiquable)
– Création d’emplois (20 emplois dont 11 bouchers),
– L’activité économique des agriculteurs encouragée
L’ensemble de la démarche de Fermes de Figeac est articulé selon une logique de développement territorial. Elle a mis en place toute une série de circuits courts, notamment dans le domaine de l’énergie (sociétés de toits solaires, projet d’éolienne en court, SIC de bois énergie), et de l’agriculture (production céréalière animale locale). Elle fait aussi du mécénat dans le réseau associatif et culturel à travers le territoire (par exemple au profit d’une épicerie sociale et solidaire à Figeac).
– Le pays de Figeac ainsi que ses élus, le Conseil de Développement.
– La franchise nationale Gamm Vert, qui apporte une visibilité intéressante et qui accompagne des projets de la coopérative.
– Partenariats ponctuels avec d’autres coopératives pour l’approvisionnement de produits déterminés, comme avec la coopérative Sel de Guérande
– L’apprentissage du métier se révèle difficile. Il faut avoir une connaissance de la distribution alimentaire, des normes sanitaires, etc.
– Les investissements initiaux sont coûteux (350.000 € pour chaque boucherie) et se traduisent par des prises de risque et des incertitudes.
– Les projets en circuits courts impliquent une remise en question continue des objectifs et du mode du fonctionnement, du pourquoi et du comment.
La stratégie en communication respectueuses des principes du développement durable : à l’origine, elle reposait sur la distribution de tracts dans les boîtes à lettres, à la manière de grandes enseignes. Aujourd’hui elle se base sur l’animation des producteurs eux-mêmes, qui développent le tourisme local (visites des exploitations, etc.)
Les circuits courts alimentaires de Fermes de Figeac ont atteint un développement important. Les membres de la coopérative cherchent à se diversifier et appliquer la démarche de circuits courts dans d’autres domaines. Ainsi les projets suivants sont en cours de développement :
>> Création des « circuits courts énergétiques » : mise en place d’une coopérative des toits solaires avec le but d’être autonomes énergétiquement
>> Mise en place d’une coopérative de bois pour chauffer
– Du temps pour que les acteurs du territoire s’approprient la démarche
– Importance des partenariats
– S’inspirer des expériences de d’autres territoires. Fermes de Figeac s’est inspirée notamment des circuits courts au Japon, en Californie et de l’expérience italienne Campagna Amica.
La thèse « Coopérations et co-construction d’une gouvernance alimentaire territoriale – Etude de cas sur le territoire du Pays de Figeac » est actuellement conduite par Sandrine Fournié au sein de la coopérative Fermes de Figeac en partenariat avec le laboratoire de recherche de l’INRA de Montpellier.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**