
Une épicière à Pluherlin (Morbihan) décide de dynamiser son commerce de proximité en créant un service de vente ambulante en attelage à cheval. Depuis mai 2010, L’équicerie tourne deux fois par semaine dans les communes de Pluherlin et Rochefort-en-Terre.
Démarrage : Mai 2010
Lieu de réalisation : Pluherlin et Rochefort-en-Terre
Budget : 19000
Origine et spécificités du financement : Investissements de 19k€ financé en partie par des aides (voir partenariats) et par autofinancement (7500€)
Alors propriétaire de l’épicerie Vival depuis 2005, c’est en 2007 que l’idée de joindre sa profession à son loisir de l’équitation vient à l’esprit de Violaine Frappesauce. Elle prend alors contact avec Eric Abrassart et son association TRO COET pour se former sur 2 ans (30 jours de formation) afin d’obtenir le diplôme de Meneur Accompagnateur de Tourisme Equestre.
– Lier sa passion et son métier, redonner une place au cheval dans les services
– Accroître le chiffre d’affaire de la petite épicerie pour sa durabilité économique
– Créer un service innovant, empreint des valeurs de développement durable (pas de pollution)
– Créer de l’échange convivial avec les locaux, les touristes, et les talents locaux (tournées animées)
– Après son diplôme équestre, Violaine s’équipe d’une roulotte importée de Pologne via SEP Atelages, aménagée à Questembert par AGVM. La roulotte dispose de tous les aménagements pour prolonger l’épicerie (glacière pour produits frais, balance, caisse, étagères, plan incliné pour fruits et légumes).
– Le cheval, Stourm Ar Jourdu, est un hongre de 8 ans. Dréssé par Eric Abrassart l’hiver 2009-2010, il a commencé à travailler pour Violaine début mai 2010.
– Ils effectuent une tournée hebdomadaire chaque samedi d’avril à septembre (10km 10 arrêts sur 4 heures) et une « Tournée Animée » chaque vendredi entre mi-juillet et mi-aout (6 km 4 arrêts animés une demi-heure)
– Environ 300 références : fruits et légumes, épicerie, produits locaux, bio, du commerce équitable…
– Touche la population locale et les touristes : la commune voisine de Rochefort-en-Terre est très touristique, mais n’a pas d’épicerie. Les « Tournées Animées » permettent la promotion d’un artiste local et la convivialité, bien que la tournée du samedi soit plus fructueuse que celle du vendredi.
– Niveau quantitatif, CA obtenu inférieur de moitié à l’objectif (mais CA global du magasin +2%)
– Aspect qualitatif largement positif (dépannage épicerie, attraction touristique qui ravit des acteurs locaux, et une jeune en contrat d’apprentissage embauchée depuis le début du projet).
– A gagné le prix des trophées de l’innovation du CCI du Morbihan en 2011
Ce système d’épicerie ambulante à traction animale, améliorée, de plus, par les animations du vendredi, est une première nationale.
– Financements : FISAC (Fond d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce), LEADER (UE, FEADER), Région Bretagne
– Commerçants et artisans locaux
– Au départ : trouver une bonne organisation entre les deux activités (épicerie/ équicerie) notamment les jours de tournée (mercredi et samedi matin), un rythme de travail très soutenu, et le stress lié au lancement de l’activité. Maintenant, 5ème saison, elle est rodée et la charge de travail n’est plus problématique.
– Il fut également difficile d’être crédible au départ. Pour trouver des subventions, des supports locaux… Il faut vendre son projet pour qu’il soit accepté.
Elle a beaucoup insisté, persévéré, rappelé sans cesse les élus. Son projet ne rentrait pas dans les cases, mais finalement, les collectivités territoriales ont fait passer son projet dans le cadre des financements au tourisme rural plutôt que du commerce de proximité.
Les circuits sont revus chaque année afin de gagner de nouveaux clients et d’optimiser les km parcourus par le cheval. Actuellement, elle cible d’avantage Rochefort en Terre, où il n’y a pas d’épicerie.
– Avoir été soutenue par des appuis locaux, familiaux, clientèle, élus…
– Sécurité : Commencer par la formation, au niveau traction animale, car il y a des risques : pour éviter les accidents et gérer la circulation, il faut avoir un bon cheval et bon meneur.
– Il ne faut pas que ce soit une activité unique pour le cheval. Elle fait des ballades en cheval à côté pour le rentabiliser, et qu’il devienne « autosuffisant » (vétérinaire, nourriture…). En effet, l’équicerie seule n’est pas rentable, mais elle y gagne au niveau de l’image et des retombées générales sur l’entreprise.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**