Observatoire

Le Lopin: production variée et commercialisation en circuit court

En plein cœur du Béarn se trouve un lopin cultivé par deux cousines. L’aventure a commencé en janvier 2014 et depuis elles récoltent  » les légumes de leur labeur » : diversifiés, de saison, biologiques et commercialisés uniquement en circuit court.

Auteurs(s)

Marion
Soudar
Cultivatrice associée
Angéline
Soudar

Programme

Démarrage : 2014

Lieu de réalisation : MONEIN

Organisme(s)

GAEC Le Lopin

Monein – 64360

Chemin du pont Lat

2Salariés

ORIGINE ET CONTEXTE

Il a fallu s’éloigner du monde rural pour mieux comprendre son importance. Après avoir travaillé chacune de notre côté, nous nous sommes vite rendu compte que ces mondes-là n’étaient pas pour nous. Après réflexion, nous sommes revenues sur nos pas … finit l’usine, retour à la campagne ! Nous décidons d’être maraîchères.
Depuis, nous avons plantés, récoltés et vendus nos premiers légumes !

Objectifs

Les principaux objectifs du programme sont de cultiver de bons légumes biologiques afin de retrouver les saveurs d’antan, proposer des légumes frais et de saison. C’est également de préserver l’environnement à notre échelle et de montrer qu’une autre agriculture est possible. Nous souhaitons également maîtriser notre production du début jusqu’à la fin et enfin créer des liens sociaux et partager les savoir-faire.

ACTIONS MISES EN OEUVRE

Côté production : nous voulons proposer des choix de variétés plus goûteuses (variétés anciennes), minimiser le temps entre la récolte et la vente. Côté commercialisation : vente en circuit court et localement : marché de Monein, vente à la ferme, à des restaurants, via « la ruche qui dit oui ». Côté réseau alternatif: adhérentes à BLE (Biharko Lurraren Elkartea (pour la terre de demain)): association pour le développement local de l’agriculture biologique et la formation des paysans ainsi que rencontre et entraide avec d’autres paysans

Résultats et impacts, quantitatifs et qualitatifs

Installées depuis moins d’un an, nous constatons qu’avec peu de « publicité » mais de bons légumes, les consommateurs ont répondu présents dès le début. La vente directe crée un rapport très intéressant avec les consommateurs, ce qui nous permet d’échanger, de répondre à leurs attentes et de s’améliorer. Depuis notre arrivée, les aprioris de beaucoup de personnes (agriculteurs et entourage) se sont dissipés. Nous leur avons prouvé qu’il est possible d’être paysannes tout en étant hors cadre familial et femmes.

Originalité

A ce jour, il n’y a pas vraiment « d’originalité » dans notre projet. Seul peut-être le fait d’être deux jeunes femmes, ne venant pas du monde agricole qui avons sauté le pas : devenir paysannes maraîchères. Nous espérons que cette originalité devienne banale dans peu de temps. Et qu’être paysan va redevenir un métier où l’on peut en vivre heureux ! Nous avons atteint notre « sobriété heureuse » par le biais de notre activité.

Partenariat(s)

– Partenariat avec l’association BLE : accueil de journée formation sur l’exploitation, participation à des formations et mise en relation avec les autres maraîchers du département
– Partenariat avec Slow Food Béarn : projet de labelliser notre variété de châtaignes « L’Arche du goût »(projet pour la biodiversité).

Retour d’expérience

Difficultés et/ou obstacles rencontrés pendant la mise en œuvre :

– S’installer en tant que jeunes agricultrices aujourd’hui est un parcours du combattant, surtout côté administratif.
– Absence de moyen pour irriguer avec l’eau de la rivière ou l’eau de pluie. A ce jour, nous utilisons l’eau du réseau de la ville
– Pas de logement possible sur le lieu de l’exploitation ce qui n’est pas évident pour allier vie de famille et vie de paysannes.

Solutions adoptées pour répondre aux difficultés et/ou obstacles :

– se tourner vers des associations d’aide à l’installation des jeunes, être persévérantes et croire en son projet
– utilisation de l’eau du réseau avec mise en place de goutte à goutte qui permet de limiter les quantités d’eau

Améliorations futures possibles :

– projet d’installer cet hiver, une cuve de récupération d’eau de pluie à moindre coût et de volume suffisant pour répondre aux besoins
– limiter les intrants tels que les engrais organiques et paillages plastiques
– valoriser nos châtaignes: produire des marrons glacés

Présentation des facteurs de réussite et conseils pour une généralisation ou un essaimage :

– Pour l’installation: être entouré de plusieurs organismes afin de mettre toutes les chances de son côté
– Rencontrer différents acteurs du monde agricole (agriculteurs, syndicats, associations) pour échanger et s’imprégner de leurs expériences
– Partager l’aventure avec son entourage et accepter son aide
– Pour se faire connaître: rien de tel que le bouche à oreille dans le monde rural

Références

Rabhi Pierre. « Vers la sobriété heureuse » ACTES SUD (2014)

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Comité de lecture
Date de lecture de la fiche
10/10/2014
Localisation
France
pyrenees-atlantiques
Appréciation(s) du comité
Description du programme incomplète
Domaine
EnvironnementAgriculture
Type de structure
Exploitation agricoleAssociation, collectif, ONGParticulier(s)
Envergure du programme
Locale
Bénéficiaires
Universel
Type d’action
Production de niche et de terroir
Type d’objectif
Amélioration de la santé par une alimentation saineMaintien et/ou création direct(e) d’emplois
Localisation
Licence

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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**