Depuis 2008, La Ferme de Lignières en Bourgogne élève des vaches charolaises et vend directement la viande qui, grâce au renforcement de l’immunité naturelle du troupeau, est issue de vaches élevées sans OGM, sans vaccins, sans antibiotiques, et sans produits chimiques.
Démarrage : 2008
Lieu de réalisation : Lignières -21350 BEURIZOT – BOURGOGNE
Budget : 130000
Origine et spécificités du financement : Personnels
SCEA DE LIGNIERES
BEURIZOT – 21350Lieu Dit La Ferme De Lignieres
L’objectif du programme était de pouvoir élever des vaches dont la viande ne représentera pas pour les consommateurs un quelconque risque sanitaire. Pour se faire, l’immunité naturelle des vaches est renforcée. En cherchant à travailler en collaboration avec les animaux et non contre eux, La Ferme de Lignière en est également venue à utiliser des chiens de troupeau. Le rapport aux animaux est donc radicalement différent de celui pratiqué dans les élevages « classiques » qui utilisent des méthodes d’intervention qui représentent une violence pour les animaux.
– Renforcer l’immunité naturelle du troupeau.
– Retrouver de l’indépendance dans la gestion de la santé des animaux.
– Travailler dans des conditions agréables sur l’élevage.
– Proposer une bonne viande sans risque sanitaire pour le consommateur.
– Mise en place d’un élevage sans antibiotiques, sans produits chimiques, sans vaccins, sans OGM dans le respect des animaux.
– L’alimentation des vaches étant au cœur des préoccupations de l’élevage, les vaches herbivores mangent de l’herbe.
– Le travail avec des chiens de troupeau limite l’utilisation du tracteur et de la bétaillère pour les déplacements des vaches.
– Échanges avec la population locale et les clients sur les conditions d’élevage.
– La vente de la viande est faite directement à la ferme, sur des marchés, foires, ou « Ruches qui dit oui ».
– Satisfaction des clients quant aux viandes proposées et aux conditions d’élevage.
– Des résultats économiques encourageants.
– Des frais vétérinaires qui sont passés de plus de 10000 euros à moins de 2000 euros, dont 1200 euros de frais obligatoires réglementairement.
– La bonne santé du troupeau, qui n’est donc plus une source de stress pour l’éleveur.
– Le plaisir de travailler dans ces conditions choisies.
Des savoir-faire qui respectent le rythme et les besoins des animaux et de l’éleveur et qui rendent le métier agréable et valorisant.
– L’abattoir indépendant local et ses personnels compétents pour valoriser les viandes locales.
– Les collectivités locales pour l’organisation de marchés de producteurs et concours de chiens de troupeau.
– Des particuliers, des restaurateurs, des associations de consommateurs.
– Le collectif de vétérinaires du Groupement d’Intérêt Économique (GIE) Zone Verte à Arbois (39) pour les formations en santé animale.
Hostilité et agressivité du vétérinaire classique qui a vu ses factures diminuer significativement.
– Persévérance et formations.
– Échanges avec des clients, des experts, ou des collègues engagés dans des démarches similaires.
– Valoriser les cuirs et cornes des animaux en des objets durables produits localement à leur juste valeur. En effet, les cuirs ne sont pas réellement valorisés par les éleveurs, dans les abattoirs ils sont cédés à de grandes entreprises de tannage.
– Transmettre le fruit des expériences et apprentissages acquis et aider d’autres éleveurs à avoir des pratiques qui correspondent mieux à leurs attentes et/ou à leurs aspirations.
– Détermination à mener ses projets en cohérence avec ses convictions personnelles.
– Apprendre à se détacher des remarques ou regards critiques.
– Ne pas céder au « discours de peur » distillé dans la presse agricole et grand public, qui distribue également des solutions
monnayées.
Transmission génétique des capacités d’immunité naturelle des animaux.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**