Le Synhorcat, en partenariat avec l’entreprise Moulinot, a mis en place une opération pilote visant à implémenter le tri des bio-déchêts dans 80 restaurants parisiens et à procéder à leur valorisation. Cette opération vise ainsi à sensibiliser les restaurateurs, mais aussi à mettre en place un système respectueux de l’environnement et économiquement viable.
Démarrage : Février 2014
Lieu de réalisation : 1er, 2e, 8e arrondissement de Paris
Budget : 308000
Origine et spécificités du financement : Synhorcat et financements publics.
Stephan Martinez est restaurateur, et décide en 2007 de devenir le premier restaurateur à valoriser ses déchêts avec des lombrics dans sa cave. L’opération marche très bien mais est difficilement généralisable dû à un manque de législation adaptée. Pour cela, il faudrait faire faire le tri aux acteurs pour ensuite envoyer les déchets triés chez des valorisateurs, par compostage ou méthanisation.
– Sensibiliser les restaurateurs à l’importance du tri et les inciter à effectuer un bon tri des bio-déchets.
– Valoriser les tonnes de bio-déchêts produits chaque jour pas les restaurateurs, au lieu de les brûler ou les enfouir
– Diminuer l’impact écologique du traitement de déchets et rendre l’activité de tri intéressante économiquement.
Mise en place d’une opération pilote sur 80 restaurants représentant toute la profession : des petits bistros aux grands palaces. Chaque restaurant s’engage ainsi à trier ses bio-déchêts, puis ils sont récupérés par une entreprise de traitement et valorisation : Moulinot.
Les sacs de tri sont transparents, et non opaques, pour permettre aux restaurateurs de prendre la mesure du gaspillage, mais aussi de se rendre compte du type de plats qui sont jetés et donc modifier sa production en fonction.
– 98% de tri positif
– Retour positif de la part des restaurateurs : la profession est habituée à gérer la nourriture.
– Si une telle opération est généralisée, les services publics pourraient faire passer deux fois moins de camions poubelle, ce qui représenterait une économie au niveau sociétal.
– Ecriture d’un rapport d’étude pour Novembre 2014
– Première opération-test de sensibilisation et d’incitation au tri des bio-déchets chez les restaurateurs.
– Utilisation d’un sac transparent pour une meilleure sensibilisation.
Mairie de Paris, Région Ile-de-France, Syndicat de Traitement des Déchets
Pas de difficultés particulières
– Pérennisation et généralisation du programme
– Bonne connaissance du secteur par l’entreprise Moulinot
– Idée innovante
– Peu d’incitations financières pour les restaurateurs à valoriser les bio-déchêts : actuellement, tout le monde paye la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) pour que les ordures soient collectées par le service public. Or, le service public n’offre pas de système de valorisation des bio-déchêts (compostage ou méthanisation). Si un restaurateur veut le faire, il doit passer par une entreprise privée, mais paiera tout de même la TEOM. De plus, il devra aussi payer une Redevance Spéciale qui s’élèvera à 1800€ pour la collecte de bio-déchêts.
Il faut donc absolument adapter ces taxes pour créer un système d’incitation.
– La réglementation actuelle est censée obliger les restaurateurs à trier leurs biodéchets (loi Grenelle 2), mais cette loi n’est pas appliquée.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**