
Ce programme a mis en évidence que non seulement la culture du sorgho sucré en Haïti était plus appropriée que celle de la canne à sucre mais aussi qu’elle était très profitable pour la population rurale.
Démarrage : de juillet 2009 à décembre 2014
Lieu de réalisation : Haïti
Origine et spécificités du financement : Agence Nationale de la Recherche (France)
Centre International de Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD)
Saint Michel de l’Attalaye
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Le sorgho est une céréale cultivée et consommée en Haïti (3ème position nationale). Contrairement à la culture de la canne à sucre exigeant beaucoup d’eau et d’éléments nutritifs, celle du sorgho sucré est adaptée aux conditions environnementales aléatoires (le climat haïtien est sec et doté d’une pluviométrie incertaine et éparse). Cette plante dispose d’une croissance rapide, grande adaptabilité, fort potentiel de production de biomasse et d’alcool et production de grains combinée à l’accumulation de sucres. Elle est multi-usage : grains pour l’alimentation humaine ou animale, fourrage pour le bétail et jus sucré (sirop, combustible, ou boisson).
– Identifier des variétés adaptées à l’environnement et ayant de bons rendements ainsi que leurs conditions d’adoption en milieu paysan. Puis diffuser l’utilisation de ces variétés en monocultures ou cultures associées grâce à des formations
– Analyser la filière de transformation des produits, voire ajouter la production de sorgho sucré aux usines de transformation de cannes à sucre (optimisation des capacités et des rendements)
– Promouvoir la recherche scientifique en Haïti en soutenant une équipe scientifique solide locale
– Tests sur les paramètres culturaux et de productions sur une centaine de variétés, pour sélectionner les plus productives et adaptées à l’environnement et aux besoins
– Introduction du sorgho sucré dans 2 zones : là où le sorgho grain était déjà cultivé et apprécié, et là où des structures (distilleries, guildiveries et siroperies) existaient déjà.
– Tests en conditions réelles et en collaboration avec les paysans, pour définir les meilleures conditions d’introduction et d’adoption, les critères d’acceptabilité et les attentes des cultivateurs
– Tests de transformation réalisés dans les ateliers/usines transformant la canne à sucre, pour juger la possibilité ou non de bénéficier des mêmes installations
– Revenus des producteurs multipliés de 1,5 à 2
– Création d’emplois en zone rurale
– Complémentarité des filières de sorgho sucré et de canne à sucre : pas d’importantes modifications techniques et rallongement de la période de fonctionnement des unités de transformation
– Une vingtaine de variétés sélectionnées, répondant aux critères environnementaux qualitatifs et quantitatifs
– Le paysan dispose de 40 jours pour récolter les grains et d’environ 30 jours pour couper les tiges.
– Finalités : sirop, alcool à brûler ou gel d’alcool pour les réchauds, boissons, alimentation humaine et animale
L’introduction du sorgho sucré dans cette région d’Haïti en prenant en compte l’intégralité de la filière (sélection des semences, culture, commercialisation et transports).
Fondation CHIBAS-Haïti (mise à disposition d’environ 25 personnes pour la mise en oeuvre du programme), le CIRAD-France, Université Quisqueya (Université privée haïtienne), DistillerieAgriterra SA
Un des problèmes majeurs dans la culture du sorgho est l’attaque des oiseaux.
– Des solutions simples sont employées pour contrer les attaques d’oiseaux : éviter les parcelles isolées, semer l’ensemble des parcelles de manière à faire coïncider les périodes de floraison et de maturité des grains.
– Des essais sont actuellement menés en champs afin de comparer les résultats obtenus aux conditions réelles de culture du sorgho.
– Études réalisées actuellement sur la possibilité de fabriquer du gel d’alcool et sur sa potentialité sur le marché
Déterminer et optimiser les densités de semis pour un rendement maximal, grâce à une expérimentation
– Les expérimentations ont portées sur : le taux de sucre, le rendement en tiges fraiches, la jutosité des tiges et le rendement en sucre des plantes de sorgho sucré sélectionnées
– Les critères : rendement en grain, dureté des grains, couleur crème et tolérance à la sécheresse
– Mise à disposition identique des moyens de transport pour la canne à sucre et le sorgho sucré
– Culture du sorgho sucré adaptée aux environnements à la pluviométrie et à la fertilité limités
– Respecter le calendrier cultural du sorgho et informer les agriculteurs sur les durées de cycle de chaque variété
– Accorder les contrats pour l’achat des tiges de sorgho par les moulins à canne et les cultivateurs
– Logistique de transport des tiges à considérer
Quels apports de la recherche pourraient être utiles pour optimiser la production du sorgho et ses impacts environnementaux ?
Leclerc, E. Pressoir G. Braconnier S. « L’avenir prometteur du sorgho sucré en Haïti » FACTS Reports (Numéro Spécial 9, 2014)
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**