Association d’habitants du Perche, la Reinette verte se crée en 1998 dans le but de mettre à disposition un atelier de transformation de fruits en jus de fruits (principalement les pommes). L’association propose aux particuliers d’apporter leurs fruits et de les transformer eux-mêmes en jus pour l’autoconsommation.
Démarrage : 1998
Lieu de réalisation : Perche
Budget : 100000
Origine et spécificités du financement : budget indiqué par an. Autofinancement : adhésions de 7€/famille/an ; location de l’atelier aux particuliers selon leur litrage produit.
L’association voit le jour en 1998 à Champrond-en-Gâtine avec la dynamique de quelques familles souhaitant transformer leur production de pommes de leur jardin et déplorant le manque d’outils pour ce faire. Proches de l’entreprise Perche Activités, qui fabriquait des machines pour la transformation agroalimentaire, les initiateurs de la Reinette Verte parviennent à mettre au point un atelier avec une chaîne de transformation. Après une première année reposant sur le bénévolat, un premier emploi jeune est embauché pour coordonner et animer l’activité avec les particuliers. En 2009, une entreprise agricole (EARL du Verger de la Reinette) se crée afin de partager l’atelier avec une activité de production agricole commercialisable. Cela contribue à améliorer les conditions d’accueil de l’association et le déroulement de son activité.
– Mettre à disposition et accompagner les particuliers sur un outil partagé de transformation agroalimentaire
– Permettre la création d’activités économiques pérennes respectueuses de l’environnement et de la qualité de vie
– A l’origine, l’association a également proposé d’autres activités culturelles ou sociales (danse, poterie, projets de solidarité internationale autour de la transformation alimentaire…)
– Valoriser les pommes issues des vergers du Perche. Au départ l’association fournissait aux adhérents la majorité des pommes à transformer, aujourd’hui le ratio s’est totalement inversé (fourniture 5 à 10 % du volume total)
– Sensibiliser les particuliers et les scolaires à l’alimentation durable et aux ressources locales (visites de l’atelier,…)
– Transformation des pommes apportées par les adhérents en jus
– Animation de la transformation (accueil, visites, évènements, etc)
– Embouteillage de jus d’oranges bio
– L’association compte 2 salariées permanentes et 1 saisonnier, ils représentent aujourd’hui 1,15 ETP
– L’atelier se trouve actuellement à son maximum de capacité les années de forte production de pommes : l’association compte aujourd’hui entre 310 à 520 familles adhérentes selon la production
– L’indicateur d’activité le plus utilisé est le litrage : de 20 000 L au début des années 2000 à 100 000 L en 2017 et le nombre de groupes accueillis
– L’association est donc de plus en plus sollicitée et par un panel mixte de personnes
– Pour les participants, il y a une forte fierté de faire son jus soi-même à partir de ses propres pommes
– Outil peu répandu en Normandie
– Regroupement d’activités agricoles et d’association valorisant les produits locaux sur le site de l’atelier, très innovant
Partenariats non formels :
– La Reinette Verte renvoie ses adhérents vers l’association des Croqueurs de Pommes pour le côté pédagogique et technique (comment greffer, quelles variétés choisir, etc.)
– Forte connivence avec l’entreprise Perche Activités (fabrication de machines pour la transformation agroalimentaire), cette dernière n’est plus en activité aujourd’hui
– EARL du Verger de la Reinette créée en 2009, partage de l’atelier, partage des salariés
– Mutualisation avec le réseau des structures ESS du territoire : Ecopertica, la Boîte à outils,…
– Des sollicitations chez les scolaires, les BTS, structures de développement local
– L’équilibre économique dépend en grande partie de la météo et des récoltes (alternance des vergers cidricoles une année sur deux)
– L’atelier est partagé, il doit rester techniquement facile d’utilisation pour des particuliers afin de les laisser maîtres de la transformation
– Victime de son succès, l’association doit gérer l’afflux de la demande en automne
– De même, assez peu de temps disponible pour sensibiliser les adhérents aux valeurs de l’association sur l’alimentation et la production durable
– Solutions techniques et matérielles : embauches et amélioration de la chaîne de transformation
– Modifications de l’agencement spatial pour améliorer les conditions d’accueil et le déroulement des activités, notamment grâce à la création de l’EARL le Verger de la Reinette en 2009
– Améliorer davantage l’agencement de la chaîne de transformation
– Dégager un peu plus de temps pour répondre aux sollicitations d’animation et sensibilisation
– Visiter des ateliers semblables avant de se lancer
– Prévoir un budget entre 30 000€ et 50 000 € selon la part de matériel d’occasion pour une chaîne complète de transformation
– Prendre en compte la complémentarité des activités sur un territoire
– Composer avec une bonne équipe de bénévoles bricoleurs
– Choisir un territoire avec un potentiel : bassin de fruits à transformer
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**