L’Agence d’Appui aux Initiatives de Base (AGAIB) a engagé depuis 2008 un Projet de Développement Communautaire au Togo dans le but de renforcer la capacité d’action des communautés locales, d’impliquer davantage les bénéficiaires dans le processus de conception et la mise en forme de projets, et ainsi encourager l’autodétermination.
Démarrage : Année 2008
Lieu de réalisation : Togo (région des Plateaux)
Budget : 3050000
Origine et spécificités du financement : Fonds Belge de Sécurité Alimentaire, Vétérinaires Sans Frontières
AGAIB
Atakpamé – BP 306200
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Au Togo, nombre d’obstacles entravent la dynamique du développement. Les pouvoirs publics et les organismes non gouvernementaux ont échoué principalement à cause de la corruption et de la négligence des besoins réels des populations. Les organisations humanitaires ont une responsabilité dans cet échec, de par leur manque de transparence, leur façon d’imposer leur vision des choses, et leur décalage face aux réalités auxquelles elles font face.
Mettre en place un système alternatif de projets de développement, qui implique un plus grand rôle pour les organisations locales, une écoute des populations ciblées, une capacité de prise de décision de ces dernières, ainsi qu’une transparence à tous les niveaux. L’AGAIB propose un appui financier et technique aux initiatives locales, orientées vers des activités génératrices de revenu ou la construction d’infrastructures socioéconomiques
• Aide financière à plus de 580 microprojets locaux.
• Construction d’infrastructures (écoles, hôpitaux, cantines scolaires, un ouvrage hydraulique) développement de travaux à haute intensité de main d’œuvre, réhabilitation d’une centaine d’ouvrages générateurs d’activité économique (mares d’eau, étangs piscicoles)
• Formation des bénéficiaires à la gestion de projet, la comptabilité
• Suivi régulier de l’avancement des projets (respect de la procédure, rapports d’activités, comptes)
• Amélioration des conditions de vie, réduction sensible de la pauvreté depuis 2008
• Reboisement de plus de 2000 hectares de terres
• Création d’emploi : 13774 nouveaux exploitants (sur un total de 14000 en 2012), 25000 emplois temporaires
• Réduction de l’exode rural et de la prostitution
• Poids politique des structures locales renforcé
L’AGAIB laisse le choix des initiatives aux bénéficiaires, qui sont également impliqués à toutes les étapes du projet (sélection de partenaires, ouverture de comptes bancaires etc.). Ils participent également au financement des projets à hauteur de 5%.
Comités Villageois de Développement de la région des plateaux.
Autres ONGs qui apportent un soutien technique ou financier
Des faiblesses importantes dans le domaine de l’éducation et de la santé ont freiné la dynamique de la formation professionnelle (analphabétisme trop répandu pour que celles-ci soient efficaces) et parfois limité la pérennité des projets (épidémies, VIH, ont mis à mal des villages entiers)
Dépendance de l’AGAIB vis-à-vis de la banque mondiale. Pas de concertation avec les pouvoirs publics.
Privilégier les projets sanitaires et éducatifs afin d’apporter les bases nécessaires au développement économique. Sans ces deux piliers rien ne peut se faire.
Développer les partenariats avec les pouvoirs publics, qui doivent prendre le relais en matière de soutien financier et technique. Développer un volet éducation/santé plus important.
• Importance de créer les conditions favorables à l’appropriation des projets par les bénéficiaires
• l’implication et la responsabilisation des populations permettent à ces dernières de s’auto promouvoir, car elles sont les mieux placées pour cerner leurs besoins et y répondre.
• L’autofinancement, même minime, permet une meilleure appropriation.
• Aide ne se fait pas sur des individus mais sur des groupes et des comités villageois, obligeant à la cohésion et limitant les comportements clientélistes.
• La transparence, au niveau de l’information et de la gestion financière, permet un climat de confiance entre les différents acteurs du programme.
• Ne pas encourager la dépendance mais favoriser des activités permettant l’autonomie financière.
• privilégier les groupements féminins
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**