
L’Atelier Chantier d’Insertion (ACI) de l’association « Les Bâtisseurs d’Emmaüs » contribue à l’insertion professionnelle dans le secteur de la construction et de la rénovation, promeut le réemploi de matériaux. Les constructions écologiques réalisées bénéficient aux victimes du mal-logement.
Démarrage : Juin 2011
Lieu de réalisation : Aubervilliers
Budget : 400000
Origine et spécificités du financement : Clients, Etat, Région Ile-de-France, Département de la Seine-Saint-Denis, Fondations VINCI, GDF-SUEZ
Les bâtisseurs d’Emmaüs
Neuilly-Plaisance (France) – 93360ZA La Fontaine du Vaisseau 3 Rue Michelet
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L’Atelier Chantier d’Insertion (ACI) des Bâtisseurs d’Emmaüs, créé en 2007, appartient à la communauté Neuilly Emmaüs Avenir. Ses activités servent à faire vivre les « compagnons » (leur travail leur permettant d’avoir un logement, de la nourriture, des droits à la retraite, la sécurité sociale et un pécule). L’ACI est devenu autonome en Juillet 2011 et est agréé par l’Etat sous la Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi du 93 (DIRECCTE du 93).
L’ACI a pour objet d’insérer socialement et professionnellement des personnes très éloignées de l’emploi (personnes en situation de handicap, minima sociaux, etc.) par des activités de construction (bâtiments à ossature bois), de rénovation et de réhabilitation, destinées aux groupes et communautés Emmaüs, aux associations accompagnant des familles ROM et/ou des gens du voyages, à des bailleurs sociaux engagés, à des collectivités territoriales. Ces constructions et rénovations permettent aussi de lutter contre le mal-logement.
– Projets de construction collectifs à destination de familles en grande précarité face au logement.
– Retour à l’emploi progressif en assurant un suivi adapté et personnalisé :
1) Un chef de chantier et un assistant encadrent les salariés en insertion
2) une accompagnatrice socioprofessionnelle assure des entretiens de suivi individuel (déceler le(s) problème(s) : logement, dette, santé, respect des consignes, accès aux droits, etc.) et des ateliers collectifs pour les aider à déterminer leur projet professionnel (bâtiment, cuisine, logistique, manutention, etc.) et à le mettre en œuvre (réorientation).
– Construction de 2 maisons en palettes récupérées sur la commune d’Aubervilliers ; Isolation en matériaux récupérés d’un bâtiment (logements « passerelle » pour des familles Rom) ; Installation de 2 modules éco-sanitaires pour des familles du voyage.
– Une douzaine de familles précaires ont déjà bénéficié des actions de construction.
– Sur le plan de l’insertion : 70 % de sorties positives en 2012 (contre 55 % pour le reste du département).
Insérer professionnellement des personnes en difficultés tout en luttant contre le mal-logement et en favorisant l’économie circulaire (expérimentation du réemploi de matériaux).
– Pôle économique : Communautés Emmaüs, collectivités (Rosny, Aubervilliers), entreprises de l’habitat social (Habitats Solidaires), associations (l’Association Départementale pour la Promotion des Tsiganes – ADEPT, Coup de Main, les Centre Communal d’Action Sociale CCAS), l’Atelier du Bocage (utilisation de palettes)
– Pôle insertion : Communautés Emmaüs, Pôle Emploi Neuilly-Plaisance, Plan Initiative Emploi (PLIE), Plan de Ville de Neuilly Plaisance, autres Structures d’Insertion par l’Activité Economique (SIAE) et Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS)
– Problématiques sociales : Réseau Emmaüs, Aurore, Association Epoc (Espace Psychanalytique d’Orientation et de Consultations) Paroles Voyageuse, les Groupements d’Etablissements (Greta), fournisseurs, La cité du Printemps (Neuilly Plaisance), Emmaüs Solidarité.
– L’équilibre économique n’est pas encore atteint.
– L’activité de construction (avec l’ambition du réemploi) nécessite un important travail de recherche, conception, préparation et de mise en œuvre des projets (dessin, suivi de chantier, gestion des approvisionnements, identification de sources de réemploi, adaptation des procédés constructifs, etc.), ce qui implique des coûts de structures importants
– Les clients (bailleurs sociaux d’insertion, collectivités territoriales, etc.) sont des acteurs « engagés » ayant eux-mêmes de fortes contraintes financières.
– Les bénéficiaires se déplacent peu aux accompagnements thérapeutiques (craintes face à la thérapie).
– En cas de problèmes psychologiques, le bénéficiaire est orienté vers une structure (locale) spécialisée : EPOC (l’Espace Psychanalytique d’Orientation et de Consultations), l’association Aurore (en cas d’addiction), etc.
– Les procédés de construction se réalisent en atelier : plus écologique, pratique et économique.
– Tests en cours sur le réemploi des matériaux d’intérieur (ex : peintures).
Structuration, développement et stabilisation des activités :
1) plus de chantiers
2) consolidation d’un cœur de métier pour stabiliser l’activité d’insertion (travail avec les clients et architectes pour pré-fabriquer des panneaux, une ossature en atelier amenée à être montée sur place. Permettra aussi un développement territorial par la participation citoyenne)
3) création du pôle de récupération en matériaux du bâtiment (diminution des coûts d’achat de matériaux et des prix de revient).
PRESENTATION DES FACTEURS DE REUSSITE POUR LA MISE EN ŒUVRE DU PROGRAMME
– Actions concrètes mises en œuvre pour lutter contre le mal-logement
– Le suivi personnalisé pour l’insertion professionnelle des bénéficiaires
– Le volet écologie, par la réutilisation de matériaux recyclés
CONSEILS POUR UNE GENERALISATION OU TRANSPOSITION DU PROGRAMME
– Avoir un modèle économique stable, et un cœur de métier, un savoir-faire (ici, la construction)
– Savoir s’entourer, car multi-financement (social, institutionnalisé, privé, activité économique)
– Penser à la fois public et social (donc satisfaire le client et les bénéficiaires)
– La réutilisation de matériaux, la Recherche et Développement sur la technique et en matière de recherche d’emploi.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**