
Initié en 2007, ce projet de construction d’une serre bio-climatique dans une ferme en permaculture vise à augmenter et diversifier une production maraîchère dans un climat rude, via un développement durable et soutenable.
Démarrage : 2 octobre 2007
Lieu de réalisation : Nibles
Budget : 30000
Origine et spécificités du financement : Part sociale et auto-investissement permanent
Deux associées, Lucie Mangematin et Cécile Raffaelli ont repris la ferme familiale en 2007, et ont toujours gardé leur objectif d’autonomie et de respect de la Terre et des Hommes. Il s’agit avant tout d’une démarche de permaculture avant même d’avoir mis un mot sur la manière de procéder. Ce projet ce situe dans la vallée du Sasse qui est un peu laissée pour compte en Région PACA. Parmi leurs amis d’enfance, très peu sont restés car ici soit il faut créer son travail soit il faut aller le chercher ailleurs.
– Vivre de leur métier avec le moins d’énergie non-renouvelable possible
– Atteindre une certaine auto-suffisance alimentaire grâce à un réseau local
– Développer ce réseau, et redonner vie économiquement, socialement et culturellement à la vallée de Sasse, oubliée.
– Reprendre la ferme familiale : construction d’un hangar de 600 m² qui accueille les nouvelles activités: développement d’une activité maraîchère que nous vendons aux marchés et à la ferme
– Ouverture d’un petit camping à la ferme: accueil de groupes de musique et de théâtre pour faire des soirées culturelles et nous cuisinons nos produits, mais aussi des woofers et stagiaires pour partager leur expérience.
– A l’automne 2016, démarrage de la construction d’une serre bio-climatique avec l’aide de l’association GERES.
– La petite ferme familiale n’a pas été revendue et absorbée par une grosse exploitation agricole
– Maintien de la diversité de la flore et de la faune sur nos terres et tendons même à l’enrichir
– Redonner vie à la vallée du Sasse sur le plan social et culturel
– Appuyer aussi les woofeuses et stagiaires qui passent à se lancer dans ces métiers agricoles qui sont plutôt dits masculins, à aborder le travail différemment et inventer une nouvelle manière d’appréhender ce métier.
Deux jeunes filles de 20 qui reprennent une ferme pour redonner vie à une vallée et vivre de leur métier tout en respectant l’environnement, c’est plutôt rare dans la région, d’autant plus en refusant de se mécaniser et en faisant autrement.
– Association GERES
– Appel aux dons prévu sur Miimosa.
– Pas facile pour deux jeunes femmes de motiver les banques et la chambre d’agriculture de soutenir notre projet
– Mentalité assez fermée dans la vallée vis-à-vis de projets nouveaux.
Prouver sa valeur en faisant ce qu’il y avait à faire, il y a désormais un regard différent, et certains et certaines se sont inspirés de notre travail.
Accueillir de nouveaux associés ou de nouveaux porteurs de projet en créant une association pour diversifier et développer encore le potentiel du lieu.
– Persévérance, enthousiasme et soutien extérieur
– Vision écologique et économique équitable, qui paie sur le long terme
– Beaucoup de communication et d’échanges avec les gens qui nous entourent.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**