
Le projet « Réseau national pour un projet alimentaire territorial co-construit et partagé (RNPAT) » (2015–2018) est centré sur l’analyse des enseignements à tirer de la mise en œuvre des PAT créés par la Loi d’avenir de l’Agriculture, de l’Alimentation et des forêts. Il vise à capitaliser les méthodes et les expériences mises en œuvre par ces projets. Il s’adresse à l’ensemble des territoires et des acteurs français.
Démarrage : 2015
Lieu de réalisation : Grenoble
Terres en Villes
Grenoble cedex 2 – 3803640 Av. Marcelin Berthelot CS 92608
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Dès 2008, Terres en Villes s’est saisi de la question de la gouvernance alimentaire locale à la faveur d’un projet du réseau rural français, en partenariat avec l’APCA, Trame, la FNCuma, la FNCivam et l’Inra. De 2009 à 2012, le réseau a approfondi ses travaux grâce à l’implication de plusieurs agglomérations membres. Les administrateurs ont donc naturellement choisi en 2013 de faire de « l’Économie agricole et gouvernance alimentaire » la priorité du réseau. Dans le cadre de sa stratégie de lieu ressource, au moment de l’avènement du dispositif des Projets Alimentaires Territoriaux, Terres en Villes propose à ses partenaires et au Réseau Rural Français la mise en place d’un réseau national de capitalisation sur les méthodologies de construction et mise en œuvre des Projets Alimentaires Territoriaux en France.
Le projet a pour objectif de mettre en réseau les acteurs pour favoriser la co-construction et la mise en œuvre partagée de projets alimentaires territoriaux dans lesquels les collectivités porteurs du projet sont fortement impliquées, grâce à la multiplication des échanges, à la capitalisation des bonnes pratiques, à la production des outils méthodologiques indispensables et à des préconisations d’amélioration des politiques publiques.
Le projet est organisé en 4 axes :
1 – Mettre en réseau les partenaires et autres acteurs en faveur de la co-construction du projet alimentaire territorial
2 – Proposer une démarche de co-construction du projet alimentaire territorial
3 – Approfondir les thèmes stratégiques d’un projet alimentaire territorial
4 – Capitaliser les résultats du projet pour mieux transférer et faire perdurer la démarche
Le projet comporte de nombreux livrables : cartes d’identité des territoires témoin (États zéro par territoire témoin), une synthèse comparative, le réseau des territoires témoins, recueil des membres, un glossaire, une bibliographie, une newsletter du réseau (une par an), le site Internet du projet, des Fiches d’expériences, des Fiches thématiques, une Analyse comparative, des actes des ateliers et séminaires, un Digest de la démarche, un bilan final du projet et deux notes annuelles d’évaluation, des Préconisations pour enrichissement de la démarche et de ses outils méthodologiques et enfin un guide de la mise en œuvre du PAT.
– le soutien direct apporté aux acteurs français pour la mise en place d’un dispositif de loi particulièrement novateur.
– les thématiques traitées : il concerne prioritairement la thématique de la gouvernance alimentaire rurale mais aussi, les trois thématiques du lien urbain-rural, de l’économie sociale et solidaire et de l’économie circulaire et, enfin la thématique de l’agro-écologie.
– l’implication de la recherche dans le projet est aussi une construction originale.
– Terres en villes, chef de file, copilote
– Chambre d’agriculture France (APCA), copilote et co-animateur,
– Fédération Nationale des Agences d’Urbanisme (FNAU),
– Assemblée des Communautés de France (ADCF),
– Laboratoires d’Etudes Rurales (LER) de l’Université Lyon II,
– UMR Espaces et Sociétés (ESO) de Nantes),
– Université Paris Ouest, équipe Mosaïque, UMR Lavue,
– UMR Politiques publiques, ACtion politique, TErritoires (PACTE) de Grenoble,
– Chaire Unesco Supagro Montpellier Alimentations du Monde,
– Conseil Départemental du Gard.
Le principal frein de ce projet réside dans le fait qu’il invite à capitaliser sur un processus en cours de formalisation (les Projets Alimentaires Territoriaux). Des synergies avec le Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt sont recherchées pour que ce projet puisse appuyer au mieux le dispositif et sa mise en place.
Pour répondre à cette difficulté, 3 solutions ont été trouvées :
– la première est de s’appuyer sur 12 territoires témoins et d’étudier les processus autour de l’alimentation et des différents projets auxquels elle donne cours;
– la seconde solution est de s’appuyer sur les réseaux des 2 co-pilotes et des partenaires qui en la matière sont très actifs sur le sujet des Projets Alimentaires Territoriaux;
– la troisième est d’entretenir des relations régulières avec le MAAF (les deux copilotes sont membres du groupe national de concertation sur les PAT).
Le réseau est en voie d’élargissement et consolide sa gouvernance. Il s’agit d’un processus d’ouverture démocratique, processus qui va également déterminer la bonne coordination avec le dispositif gouvernemental.
L’un des facteurs de réussite est l’apport méthodologique que le projet apportera aux porteurs de Projets Alimentaires Territoriaux. Le RnPAT prévoit un nombre important de capitalisations sur 2016 qui seront cruciales en la matière. Le rôle des chercheurs et des acteurs sera important.
Terres en Villes, chef de file du RnPAT, est également référent acteur du projet de Recherche Action PSDR 4 FRUGAL qui mène plusieurs recherches fondamentales sur le système alimentaire territorial et référent acteur (thématique gouvernance alimentaire) du MCDR CAPDOR – PSDR4 qui capitalise les méthodologies de partenariat acteurs/chercheurs.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**