
Le projet Acorh, débuté en 2010, soutient le développement de deux filières importantes pour la sécurité alimentaire en Guinée. Le projet appuie la production, la transformation et la commercialisation du riz et de l’huile de palme et contribue à la structuration de ces filières.
Démarrage : Octobre 2010
Lieu de réalisation : Guinée / Haute Guinée et Guinée Forestière, N’Zérékoré, Lola, Beyla, Boké, Coyah, Forécariah
Budget : 1100000
Origine et spécificités du financement : Union Européenne, Agence Française de développement, Comité Français de Solidarité Internationale
En Guinée, l’agriculture tient une place prépondérante (80% des actifs sont agriculteurs). La production nationale de riz a été estimée à 820 000 tonnes en 2008, classant la Guinée parmi les principaux pays rizicoles d’Afrique. Cependant, les importations s’élèvent à 300 000 tonnes par an. La production d’huile de palme, quant à elle, est pratiquée pour l’essentiel par des femmes et se caractérise par de faibles rendements (50 000 tonnes/an). Ces filières jouent un rôle primordial dans les revenus des ménages. Toutefois elles sont atomisées et peu efficaces, révélant une fragilité certaine en termes de sécurité alimentaire.
Le projet vise à améliorer la sécurité alimentaire des ménages par une meilleure couverture des besoins des familles de producteurs, par une augmentation de leurs revenus et de ceux des autres acteurs des filières. Il tend également vers un meilleur approvisionnement des centres urbains en produits locaux (à base de riz et d’huile de palme) de qualité.
– Réhabilitation des aménagements hydro-agricoles
– Diagnostics participatifs, études des filières afin d’identifier les acteurs cibles de l’amont et de l’aval, afin de définir les besoins d’appui
– Appui aux intrants pour les groupements de producteurs, introduction d’équipements améliorés
– Conseil, formation des producteurs pour un appui à la mise en valeur agricole (préparation de pépinières de palmiers à huile, conservation des semences…), gestion sociale de l’eau
– Renforcement des capacités des groupements, suivi et appuis spécifiques (appui à la formalisation, recherche de marché, suivi technico-économique pour 164 groupements)
– Création d’un cadre de concertation entre les acteurs pour mettre en place des accords interprofessionnels (élaboration d’une charte de qualité, renforcement de la chaîne de valeur).
– Les conditions de production et de stockage de riz paddy sont améliorées : 247 ha de bas-fonds réhabilités, 4 magasins de stockages construits, 201 étuveuses et 32 décortiqueuses ont été distribuées
– Les centres urbains sont mieux approvisionnés en riz et huile de palme de qualité : 1445 opérateurs ont été formés, 164 groupements ont amélioré leurs compétences en termes de maîtrise technique (nouvelles pratiques), de gestion économique et de gouvernance
– Les filières sont mieux structurées et les concertations entre les acteurs facilitées : développement des accords inter-professionnels, rencontres inter-groupements et inter-régionales.
Le projet concentre la majorité de ses activités sur l’aval des filières de production agricole, en vue de redonner du poids aux acteurs de la transformation, jusqu’alors peu considérés. Un des éléments d’innovation est ainsi l’appui à la structuration et l’organisation des opérateurs de l’aval des filières riz (étuveuses, décortiqueurs, collecteurs) et huile de palme (transformateurs, commerçantes), dans l’optique d’une démarche qualité.
– Maison Guinéenne de l’entrepreneur MGE : accompagne les acteurs de l’aval des filières dans leur structuration.
– Confédération Nationale des Organisations Paysannes Guinée (CNOP-G) : dispense des formations techniques agricoles, et suit l’assimilation des techniques par les producteurs, gère le suivi-évaluation des activités du projet.
– Pénurie de riz paddy en période de soudure
– Faiblesse des diagnostics agro-économiques dans le cadre de la mise en œuvre du projet
– Problème de disponibilité de terrain pour la construction d’aires de séchage
– Difficultés relatives au suivi post-formations : une évaluation de l’impact des formations dispensées, reposant sur des enquêtes qualitatives, était prévue mais n’a pas pu être réalisée par contrainte de temps.
– La réflexion sur la structuration des filières (élaboration d’une charte des bonnes pratiques) a été plus approfondie pour la filière riz que pour la filière huile. Elle n’a cependant complètement abouti dans aucun des deux cas.
– Les groupements de transformatrices ont contractualisé l’achat de quantités fixes de riz à des unions de producteurs partenaires, qui en retour s’engagent à les livrer en priorité, et de façon régulière.
– Suivi de proximité par l’équipe du projet pour une meilleure collaboration entre les acteurs des filières, et un appui au renforcement des capacités locales.
Le projet prévoit une meilleure synergie entre les diagnostics des besoins, les formations et l’accompagnement des groupements, le suivi – évaluation, à travers la mise en relation accrue des animateurs et des formateurs. La mise en place d’outils de suivi sur le long terme est également prévue, ainsi qu’un renforcement de la démarche qualité.
L’établissement de relations de coopération avec les autorités locales et les différentes institutions, qui se sont impliquées directement dans la mise en œuvre des activités du projet, a contribué à faciliter sa réalisation.
Détails: http://www.gret.org/projet/amelioration-des-capacites-des-organisations-producteurs-transformateurs-commercants-des-filieres-huile-de-palme-et-riz/
Le projet Acorh à la radio :
– http://www.mge-guinee.org/Le-projet-Acorh-sur-Radio-Liberte.ht
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**