
La ferme familiale d’Haravilliers a pour projet de produire des énergies renouvelables en valorisant les effluents de son élevage laitier et des déchets de proximité. La méthanisation de ces déchets permettrait en effet d’améliorer le bilan énergétique de l’exploitation tout en améliorant sa situation économique et en créant du lien entre l’activité agricole et le territoire.
Démarrage : 2003
Lieu de réalisation : Haravilliers (95)
Budget : 1400000
Origine et spécificités du financement : Prêt bancaire, Etat, Région Ile-de-France, ADEME
EARL Ferme d’Haravilliers
Haravilliers – 956402 rue du colombier
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En 1997, au cours d’un stage en Inde du Sud dans le cadre de ses études d’ingénieur-agronome, Pascale Ferry a découvert le fonctionnement d’un micro-méthaniseur alimentant une simple gazinière. Elle a alors décidé de valoriser de la même manière les effluents d’élevage de sa ferme familiale pour produire des énergies renouvelables. La motivation initiale du projet était donc environnementale mais les bénéfices économiques ont pris de l’importance avec la dégradation de la rentabilité de l’activité de polyculture-élevage de la ferme.
– Accroître l’autonomie énergétique de l’exploitation (séchage de fourrages, eau chaude pour l’atelier lait…)
– Mieux valoriser les effluents d’élevage et réduire les approvisionnements en engrais
– Établir un lien entre agriculture, collectivités, entreprises de la région et public
– Diminuer les émissions de gaz à effet de serre et les nuisances olfactives liées aux effluents d’élevage
– Sécuriser et diversifier les revenus de l’exploitation : vente d’électricité et de chaleur + perception de redevances pour le traitement de co-substrats
En l’attente de financements permettant de mener à bien les travaux :
– Réalisation d’études de faisabilité de l’unité de méthanisation (+ constructeur retenu)
– Lancement de la communication sur le projet pour obtenir un accueil favorable du public et des riverains
– Instruction à venir des dossiers à remplir : autorisation nécessaire pour construire une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE) + avis de l’Architecte des Bâtiments de France
Résultats attendus après construction de l’unité de méthanisation :
– Impact positif sur l’environnement (diminution des émissions de gaz à effet de serre, économie d’engrais chimiques)
– Amélioration des résultats économiques de la ferme
– Diminution de la facture énergétique pour la municipalité (achat de la chaleur en remplacement du fuel)
– Meilleure image de l’agriculture véhiculée par une ferme innovante qui communique sur son mode de fonctionnement moderne et souhaite minimiser son impact environnemental
– Elevage laitier dans le Val d’Oise (seules 5 fermes pratiquent encore cette activité)
– Première unité de méthanisation du département qui assure :
* Un lien avec le territoire : fourniture de chaleur aux bâtiments communaux (école, centre de loisirs, mairie) + mobilisation de co-substrats locaux
* Une ouverture au public qui sera enrichie d’un volet pédagogique dédié à l’installation de production d’énergies renouvelables
* Un portage féminin
– Association SOLAGRO a mené des études depuis 2003 et reste active dans le projet depuis
– Parc Naturel du Vexin français : financement des nombreuses études nécessaires au projet + facilitateur auprès des administrations en charge de l’instruction des dossiers + appui dans la communication
– L’Etat, la Région Ile de France et l’ADEME : soutien financier
– La commune d’Haravilliers : cliente pour une partie de la chaleur.
– Trouver une source de fourniture de co-substrats extérieurs
– Obtenir les financements nécessaires à l’investissement : apparition tardive des appels à projets pour financer ce type d’installation, inadaptation du fond chaleur pour un petit réseau en milieu rural
– Convaincre les élus d’Haravilliers d’accepter un raccordement au réseau de chaleur
– Gérer les exigences des services instructeurs du dossier + obtention d’un prêt bancaire dans une conjoncture économique difficile pour la production laitière
– Insistance et motivation : conserver son optimisme, aller de l’avant et communiquer de manière transparente
– Monter un atelier solidaire transformation laitière en utilisant la méthanisation en partenariat avec un établissement de service d’aide par le travail (ESAT) : permettrait la production de produits écologiques, solidaires, équitables et participant à la viabilité économique de l’élevage
– Nécessité de savoir s’entourer et de faire preuve d’enthousiasme, avoir foi dans le projet
– Être prêt à faire face aux obstacles administratifs : dossiers parfois très lourds, longueur des délais d’instruction, exigence des autorités françaises
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**