La coopérative « Les Jardins de la Haute Vallée de l’Aude » met à la disposition de ses membres des ateliers de transformation, pour qu’ils puissent produire des jus, des confitures… à partir de leurs récoltes de fruits.
Démarrage : Décembre 1993
Lieu de réalisation : Couiza
Budget : 150000
Origine et spécificités du financement : Autofinancement
La région des Pyrénées Audoises dispose d’un patrimoine fruitier riche ayant résisté à la modernisation de l’agriculture. En 1986, 6 producteurs créent une CUMA (Coopérative d’Utilisation de Matériel Agricole en commun) et créent un atelier mobile de fabrication de jus de fruits en ferme. Au bout de 3 ans, face à des problèmes de régularité et une demande grandissante, le groupe commence des démarches en vue de créer un atelier collectif fixe. En 1993, cet atelier fixe ouvre ses portes, et 23 producteurs se regroupent, avec le statut de coopérative agricole.
– Créer des possibilités d’installation et/ou de consolidation du revenu agricole existant
– Fixer localement la valeur ajoutée par la commercialisation de proximité
– Eviter que les arbres fruitiers ne disparaissent, préserver la diversité des variétés traditionnelles de pommes
– Mise à disposition des coopérateurs d’un bâtiment de 450m² comprenant un atelier jus, un atelier confiture/conserve et un hall de pasteurisation/embouteillage, bureau, vestiaire et sanitaire. Le matériel (empoteuse et encapsuleuse, bassine de cuisson, autoclave, robot-coupe et raffineuse) est mis à disposition des coopérateurs, sous la responsabilité du chef d’atelier. Les emballages et fournitures sont fournis à prix coûtant.
– Les ateliers sont agréés pour les producteurs Bio.
– Possibilité de devenir coopérateur en achetant des parts sociales (10€ pour presser 100kg de pomme ou 23kg de produits solides).
– La commercialisation est pour la plupart individuelle, bien que certains producteurs se soient regroupés pour commercialiser leurs jus.
– Actions de rénovation du patrimoine fruitier pour éviter que ces arbres traditionnels ne disparaissent, et formations pour la création de vergers, car il ne suffit pas de préserver, il faut également replanter.
– Production de jus et nectars garantis sans conservateurs ni colorants. Les jus ne sont pas filtrés, et systématiquement soumis à des auto contrôles (assurer l’équilibre aromatique et stabilité du produit).
– L’atelier peut transformer 2000 litres de jus de pomme, 3000 de jus de raisin, et 50 à 200 kg de confiture par jour dans ses capacités actuelles.
– Bilan 2013 : 119 500L de jus et nectars (18% raisin, 80% pomme et 2% autres), 3160L de cidre et cartagène, et 14.4t de produits transformés (confitures et conserves).
– Acquisition de l’appellation « Montagne » (label administratif français de qualité) pour la commercialisation des jus en 2008.
L’organisation de l’atelier en coopérative permet à des petits producteurs de transformer leurs produits à moindre coût, et d’être solidaire, partager des bonnes pratiques, et ensemble, protéger leur patrimoine fruitier.
CIVAM FFM (Centre d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu Rural Filière Fruits et Montagne), Groupement Départemental des CIVAM, CA11, OIER SUAMME (Organisme Inter-Etablissements du Réseau de Chambres d’agriculture du Languedoc-Roussillon, Service d’Utilité Agricole Montagne Méditerranée Elevage), Etat, Région Languedoc-Roussillon (notamment via le dispositif ASTREA), Département, Massif Pyrénées, Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, VIVEA (Fonds pour la Formation des entrepreneurs vivants), ADEPFO (Association de Développement des Pyrénées par la Formation), Pays Cathare.
– Non constance de l’activité au cours de l’année
– Les fondateurs du projet vont bientôt partir à la retraite ; il faut retrouver d’autres transformateurs
– Diversification des produits : de nouveaux produits qui arrivent sur le marché et peuvent être récoltés et transformés à différents moments de l’année (ex : Les eaux florales)
– Remobilisation des personnes impliquées
Une partie des coopérateurs allant bientôt prendre leur retraite, la coopérative tente de favoriser la reprise de leurs exploitations (avec la Chambre d’Agriculture et l’Association Régionale de Développement de l’Emploi Agricole et Rural). La survie de l’atelier passe par l’intégration de jeunes agriculteurs qu’il faut donc sensibiliser à la démarche de la coopérative).
– Le côté coopératif : « l’union fait la force » : la solidarité entre les coopérateurs a permis la création de l’atelier et sa pérennité
– Des investissements très mesurés : les administrateurs ont toujours été très prudents et la coopérative a grandi doucement
– Un groupe de personnes motivées qui a envie de porter un projet
– S’entourer de personnes avec les compétences nécessaires
– Bien choisir le territoire : il faut en amont une disponibilité de matière première et en aval une possibilité de commercialisation.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**