
Disco Soupe organise des événements collectifs où des fruits et des légumes invendus sont réemployés. Les soupes, salades, confitures ou chutneys cuisinés sont distribués gratuitement ou vendus à prix libre. L’association a un format open source et ces actions peuvent ainsi être reproductibles si sa charte de valeurs est respectée.
Démarrage : Mars 2012
Lieu de réalisation : france
Budget : 5200
Origine et spécificités du financement : Financements participatifs (via une cagnotte en ligne)
Inspirée des Schnippel-Disko et du mouvement Slow Food en Allemagne, la première Disco Soupe apparaît en France en mars 2012. L’idée est de sensibiliser à la problématique du gaspillage alimentaire de manière conviviale.
– Sensibiliser aux enjeux et aux moyens d’agir de façon simple contre le gaspillage alimentaire de manière participative et conviviale
– Diffuser les valeurs (gratuité, convivialité, non-commercial et non-partisan) et le message anti-gaspillage de la Disco Soupe auprès du plus grand nombre et être force de proposition auprès des instances et organisations pertinentes
– Développer une méthode open source et les moyens d’accompagnement humain pour permettre la diffusion et la multiplication des événements Disco Soupe
– CONCEPT DISCO SOUPE : événements collectifs et publics, organisés par les membres de la communauté et dans des endroits ouverts. Les participants épluchent des fruits et des légumes récupérées (disqualifiés, invendus des supermarchés et des récupérées auprès des agriculteurs) dans une ambiance musicale et festive. Les jus, salades et soupes confectionnés sont redistribués gratuitement ou vendus à prix libre.
>> 2012 : première expérience à Paris – Evénements mensuels à l’Hôtel de Ville
>> Janvier 2013 : développement de Disco Soupes en dehors de Paris
– VARIANTES DU CONCEPT : ciblant des publics
>> Buena Disco : publics plus précaires
>> Disco Bôcô, lancé en avril 2014 : sessions collaboratives de mise en bocaux de confitures, compotes et chutneys fabriqués à partir des fruits et légumes invendus
>> « Résidence Disco Soupe au Palais de la Femme » à Paris : organisation d’une Buena Disco et d’un Disco BôCô par mois dans un centre hébergement d’urgence pour des femmes de l’Armée du Salut.
– Depuis 2012 :
>> plus de 40 tonnes de fruits et légumes récupérés (« sauvés de la poubelle »)
>> plus de 80 000 repas distribués gratuitement sans aucune intoxication alimentaire
>> plus de 75 villes organisatrices, plus de 200 évènements et plus de 500 bénévoles impliqués
– Fort potentiel de sensibilisation et de plaidoyer : public touché très important et l’association toujours en pleine expansion
L’appropriation de l’espace public et la dimension festive et conviviale des Disco Soupes permettent non seulement de lutter et réduire le gaspillage alimentaire mais aussi de sensibiliser et renforcer le lien social de manière active et participative.
– 3 communautés : OuiShare, Make Sense (entreprenariat social) et Slow Food (« pour une nourriture bonne, propre et juste »)
– Partenariat avec l’Armée du Salut dans le cadre de la Résidence Disco Soupe au Palais de la Femme, et bientôt avec d’autres centres d’hébergement
– Face à la croissance rapide du mouvement, il faut constamment vérifier que les valeurs d’origine soient respectées. Des Disco Soupes ne peuvent pas être organisés à des fins commerciales.
– L’association travaille pour le moment uniquement grâce au bénévolat mais la croissance rapide pose la question d’embaucher des salariés.
– Création d’organes de gouvernance pour contrôler « l’image de marque » de Disco Soupe et assurer le caractère ouvert et participatif de la gouvernance du mouvement
– Démarches d’hygiène et contrôle sanitaire pour réduire les risques sanitaires liés à l’utilisation des fruits et légumes (formation Hazard Analysis Critical Control Point –HACCP : Analyse des dangers – points critiques pour leur maîtrise)
– rédaction d’un guide actualisé afin de guider la reproduction des Disco Soupes en France et ailleurs
– création d’un site internet pour diffuser ce guide
– amélioration des activités de sensibilisation : « clips de sensibilisation », activités de sérigraphie et design ayant un rapport avec le gaspillage alimentaire….
– multiplication des programmes expérimentaux comme Disco BôCô ou la Résidence au Palais de la Femme
– le soutien des communautés Slow Food, Make Sense et Ouishare a été décisif pour démarrer le projet et lui donner de la visibilité
– l’utilisation d’un langage original et d’un ton humoristique originaux différents des discours sur le gaspillage alimentaire souvent culpabilisant
– la gouvernance décentralisée et ouverte : le format reproductible de Disco Soupe dans n’importe quelle ville de France seulement conditionné au respect de la Charte des « Disco-mandements » (cf. annexe).
– mettre à disposition un bon guide pour permettre aux personnes d’organiser des événements Disco Soupe localement : prévenir notamment sur les risques juridiques et sanitaires à éviter
– Sociologie des organisations sur les communautés apprenantes ouvertes
– Les nouvelles formes d’engagements et de militantisme, par l’action
– Une réflexion sur l’évolution de la notion de bénévolat et de salariat
– L’aspect sociologique gaspillage alimentaire dans tous ces états (quelles pratiques conduisent au gaspillage ?)
Stuart T. (2009), Waste
Serres, M. (2012), « Petite Poucette »
Film « Global Gâchis », (2013)
Alimentation, Santé & Précarité, N° 38, juillet 2013, CERIN Centre de Recherche et d’information nutritionnelle.
NB: Aucun problème d’ordre juridique pour récupérer des fruits et légumes invendus des supermarchés n’a été relevé dans la mesure où les produits ne seront pas revendus après (ou à des prix libres ou volontaires) et où Disco Soupe a mise en place des bonn
Partager sur
Copyright: Licence Creative Commons Attribution 3.0
Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**