
Le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) d’Aubervilliers et l’épicerie sociale Epicéas organisent depuis 2008 des ateliers de socio-esthétique. Ils permettent aux femmes de la ville en difficultés de prendre soin d’elles, de retrouver leur estime de soi et développer ainsi une vie sociale et professionnelle.
Démarrage : 2008
Lieu de réalisation : Aubervilliers (France)
Budget : 5000
Origine et spécificités du financement : Fonds Social Européen (2010), CUCS (2011)
Centre Communal d’Action Sociale d’Aubervilliers (CCAS)
Aubervilliers (France) – 933006 rue Charron
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2 conseillères en Economie Sociale et Familiale (ESF) de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) ont animé des ateliers de cuisine (2004-2007) au sein de l’épicerie sociale « Epicéas ». Constatant une absence totale de structures à Aubervilliers luttant contre le repli sur soi, le découragement et la perte de confiance, elles se sont associées à une conseillère du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) et à Epicéas pour créer des ateliers de socio-esthétique, afin de compléter les actions des dispositifs d’insertion socio-professionnels de la ville.
Les ateliers « Estime de soi », dont font partie les ateliers de socio-esthétique, ont pour but de développer la valeur de chaque femme (en tant que citoyenne, épouse, mère) afin de retrouver confiance, de développer une image positive, de concourir à un mieux-être. Cela permet de s’ouvrir à la société et de favoriser l’insertion socio-professionnelle. Les femmes sont orientées par les travailleurs sociaux ou conseillers en insertion professionnelle de la ville, et s’engagent à venir sur toute la durée du cycle (6 semaines consécutives).
– Ateliers collectifs (6 à 10 participantes) de soins du corps et du visage, de confection de cosmétiques naturels, de démonstration et d’apprentissage (manucure, soin du visage, etc.), de coiffure
– Durant les ateliers, un temps personnalisé permet à chaque femme de bénéficier d’un soin
– Le groupe passe une journée au salon de beauté parisien « Joséphine pour la beauté des femmes » où elles bénéficient d’un coiffeur visagiste, d’un maquillage, et de soins.
– 2008 à 2010 : 2 cycles par an ont été organisés par 3 conseillères en ESF
– Collaboration de partenaires institutionnels et associatifs impliqués à plusieurs niveaux : orientation du public, animation d’ateliers, coordination, accompagnement individuel, soutien technique, matériel et financier.
– Les femmes se transforment physiquement et mentalement : elles se féminisent, prennent soin d’elles, s’expriment plus facilement. La régularité des ateliers leur permet de rompre avec leurs activités domestiques et parentales, et d’établir un lien de confiance avec les membres du groupe (femmes d’un même quartier, subissant généralement les mêmes difficultés : conflits familiaux, chômage, etc.), les référents et accompagnatrices.
– Bons retours de la part des prescripteurs (travailleurs sociaux, conseillère en ESF) : femmes apaisées, meilleurs rapports avec leurs enfants, consultent au Centre de Santé, accès aux droits retrouvé, etc. Les ateliers d’estime de soi (dont celui de socio-esthétique) sont devenus un outil pour les travailleurs sociaux.
– Augmentation des retours à l’emploi et entrées en formation (66 %)
L’esthétique est utilisée pour atteindre un mieux-être physique, psychologique et social, de façon à favoriser l’insertion sociale et professionnelle de chaque femme.
– CAF, CCAS, Epicerie sociale Epicéas
– 2 salons de coiffure sociaux : (Bagnolet) et « La main fine » (Saint-Denis)
– Salon de beauté social « Joséphine pour la beauté des femmes » (Paris)
– Il n’y a pas eu d’ateliers en 2013 du fait d’une réorganisation de service au sein du CCAS.
– En début de cycle, les femmes craignent de ne pas être capables de respecter les consignes, d’être jugées, etc.
– Une bénéficiaire ne pouvait plus se rendre aux ateliers car elle ne pouvait faire garder ses enfants.
– Jusqu’ici les ateliers étaient gratuits mais à partir de 2014 une participation symbolique (1€ par atelier) demandée. Cela favorisera la reconnaissance de la personne (pas d’assistanat)
– La Halte jeux Scoubidou (Aubervilliers) assure 25% de ses places à des enfants dont les parents sont en insertion professionnelle.
– Un bilan collectif et individuel des participantes sera organisé pour la session 2014.
– 2014 : créer une permanence beauté à Epicéas. Un local serait mis à disposition afin que les femmes échangent sur l’esthétique, la coiffure et surtout, puissent fournir des prestations (avec un revenu symbolique). Les sommes récoltées seront alors réintroduites (repas de fin de cycle, achat de produits de beauté)
– Créer un chantier d’insertion esthétique / coiffure, avec les services de la ville Droit des femmes et Démocratie locale
– Créer une crèche associative comprenant 50 % de places pour les personnes en insertion, afin d’accepter les candidates recherchant un mode de garde
– La socio-esthétique demande une année supplémentaire de formation (en psychologie, sociologie, etc.), les prestataires sont donc habitués à un public provenant du champ médical et psycho-social.
– Motivation des référentes et accompagnatrices ; Implication des partenaires prescripteurs et animateurs ; Adaptation et qualité des prestataires.
– Il est important que le groupe s’engage à venir à tous les ateliers, durant toute la période du cycle.
– Être apte à pallier les changements d’organisation, d’horaires, de prestataires
– Le travail en partenariat et réseau est essentiel.
– Importante motivation des référents car l’action est particulièrement chronophage
Le renforcement de l’estime de soi favorise le mieux-être et en conséquence l’insertion socio-professionnelle
Annexes: Calendrier 2014 en cours de validation, plaquette d’information, projet CUCS
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**