Un salon transfrontalier, organisé en avril 2019, a regroupé 30 exposants présentant des outils et ressources, belges et français, pouvant être utilisés pour des actions de sensibilisation des convives à l’alimentation durable. Cet événement innovait en visant et outillant les acteurs de l’éducation à l’alimentation, et non pas directement les citoyens mangeurs.
Démarrage : 2019
Lieu de réalisation : Parc naturel régional Scarpe-Escaut
Origine et spécificités du financement : projet Interreg AD-T
Parc naturel régional Scarpe-Escaut
Saint-Amand-les-Eaux – 59230357 Rue Notre-Dame d’Amour
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Pour construire des projets d’éducation alimentaire, il existe de nombreux outils, plateformes en ligne et dispositifs de part et d’autre de la frontière. Le défi aujourd’hui est celui de la diffusion et de l’appropriation de ces outils pour qu’ils soient valorisés et servent le développement de projets éducatifs. C’est pourquoi cette action vise à mutualiser les moyens et outils en matière d’éducation à l’alimentation plutôt que de les multiplier.
L’objectif est le partage d’outils et ressources pour sensibiliser et mobiliser autour de l’alimentation durable.
Sur les 19 opérateurs du projet Interreg Filière AD-T, 9 étaient mobilisés pour ce projet en plus de structures ayant de l’expérience sur ce sujet. Ce salon transfrontalier s’adressait aux professionnels (animateurs, enseignants, infirmiers scolaires, éducateurs, etc.) et à tout acteur souhaitant mettre en place des projets pédagogiques liés à l’alimentation durable. Ce salon visait à les rassembler pour leur présenter des outils pédagogiques, participer à des ateliers pour se former à leur utilisation, et échanger des témoignages. Il était gratuit et ouvert au public. Une exposition sur l’alimentation durable à complété ces échanges par un support visuel. 1 livret fut publié pour capitaliser les échanges et découvertes.
En termes de résultats, le Salon a compté 27 exposants, 2 tables rondes, 250 visiteurs et 14 ateliers pour tester des outils et approches. Le taux de participation ainsi que le niveau de satisfaction étaient élevés. Un livrable a également été produit pour répertorier les outils pédagogiques. Les impacts de cet événement étaient :
Le projet est innovant car il rassemble des acteurs travaillant sur des sujets très proches mais ne travaillant pas nécessairement ensemble. Le public visé est également une nouveauté car le salon ne vise pas à sensibiliser le grand public mais à donner des outils à des acteurs ayant ce rôle de sensibilisation.
Douaisis Agglo, Groupement régional pour la qualité alimentaire, A PRO BIO, Parc naturel régional Scarpe-Escaut, Parc naturel transfrontalier du Hainaut, Province du Luxembourg, Province de Namur, Hainaut Développement, Pom West-Vlaanderen.
La volonté initiale des porteurs du projet était de toucher le milieu de l’éducation, notamment l’équipe pédagogique des établissements scolaires. C’est pourquoi les horaires ont été réfléchis pour leur permettre de venir, en ouvrant lors d’horaires décalés pour que les enseignants viennent après leur journée de travail. Cependant, ces acteurs n’étaient pas tant au rendez-vous. Les porteurs du projet soupçonnent qu’ils n’avaient pas le bon interlocuteur pour toucher ce milieu-là.
Les porteurs de projet, pour toucher davantage le milieu de l’éducation, pense qu’ils auraient peut-être dû travailler avec le rectorat.
Cette initiative pourrait tout à fait être organisée sur un autre territoire ayant un certain nombre de structures traitant de cette problématique et disposant de ressources à partager. D’ailleurs, les porteurs de projet ont eu l’idée d’organiser un deuxième salon en Belgique mais l’idée n’a pas prise car beaucoup de choses étaient déjà présentes en matière de mallettes pédagogiques donc les acteurs étaient moins intéressés par l’idée.
Initialement, les porteurs de projet souhaitaient réaliser une mallette pédagogique. Or, suite à l’organisation d’un forum ouvert portant sur la façon dont rendre l’alimentation durable plus accessible, le constat qui est ressorti est qu’il y avait déjà beaucoup de mallettes comme cela. C’est pourquoi ils ont choisi de faire un salon pour apprendre à utiliser les outils existants plutôt que de créer une autre mallette. Ainsi, un facteur de réussite du projet est d’avoir su cerner les besoins du territoire.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**