
Peggy et Christophe GRENIER-FRESTEL exploitent une ferme très diversifiée où se côtoient chèvres laitières, vaches allaitantes, porcs et poules pondeuses. L’ensemble de la production est vendue en direct localement ou à Paris. Les associés souhaitent avant tout être le plus autonomes possible et proposer à leurs clients des produits originaux.
Démarrage : 2012
Lieu de réalisation : Bouquelon
GAEC de la Ferme de Colombos
Bouquelon – 27500403 chemin de Boël, 27500 Bouquelon
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Le groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC) de la Ferme de Colombos est composé de deux associés : Peggy et Christophe Grenier-Frestel. Peggy reprend un élevage de chèvres laitières en 2009. Christophe décide de quitter son métier de commercial pour rejoindre sa compagne sur l’exploitation et diversifier les productions en se lançant dans l’élevage de vaches allaitantes. Le couple est animé par les valeurs de respect de l’environnement, de rejet de l’agriculture industrielle et par le souhait d’être le plus autonome possible. Ainsi, le couple s’engage rapidement dans la vente directe des produits de l’exploitation sur les marchés de Paris, où les débouchés sont importants. A l’origine, la ferme est spécialisée dans la fabrication de lait et fromages de chèvres. La diversification s’est faite progressivement : poules pondeuses, porcs, viande de bœuf, desserts lactés. D’abord produit pour la consommation personnelle, les éleveurs ont pris l’habitude de vendre l’excédent sur les marchés parisiens ou en local.
Les associés ont pour objectifs :
D’avoir une exploitation la plus autonome possible ;
D’avoir un métier le sentiment de participer activement à la société ;
D’être en contact direct avec la clientèle pour bénéficier de leurs retours et ainsi améliorer les produits ;
De proposer des produits atypiques et sortant de l’ordinaire ;
D’avoir plusieurs débouchés différents afin d’être résilient en cas de problème
Diversification des productions permettant de proposer une large gamme de produits aux clients et accueil d’un maraîcher au magasin pour diversifier ses produits.
Vente en direct pour avoir une grande autonomie de décision, notamment dans la fixation des prix de vente ;
Ouverture d’un magasin à la ferme pour approvisionner en local et vente des produits dans plusieurs magasins de producteurs (Bois-Guillaume, Belbeuf, Le Havre) et sur des marchés parisiens;
Installation d’un jeune éleveur hors cadre familial sur une partie de l’exploitation (poulet de chair et vache laitière) pour diversifier la gamme de produits vendus.
Auto-construction des bâtiments et installation de panneaux photovoltaïques sur la toiture afin de disposer d’une source de revenus supplémentaires ;
Recherche-développement pour la création de desserts lactés à base de lait de chèvre.
De bons résultats économiques : augmentation des prix de vente ;
Une grande autonomie de décision et d’actions ;
Retour positif de la clientèle sur les produits proposés à la vente ;
Création d’un magasin à la ferme pouvant approvisionner une partie des habitants du village (450 habitants) ;
Installation d’un jeune éleveur ;
Exploitation très autonome et avec des productions très diversifiées ;
Toute la production est vendue en direct ;
Travail de recherche-développement pour la création de produits transformés (dessert lacté au lait de chèvre). Participation de la clientèle pour le test de nouveaux produits.
Les 34 ha de la ferme font vivre confortablement 3 personnes ;
Réseau des CIVAM normands ;
Association des Vendeurs Directs de Produits Laitiers de Normandie (AVDPL) ;
Pas d’abattoir avec transformation, mise sous vide et découpe à proximité. Les animaux sont envoyés à 190 km de l’exploitation pour être abattus.
Difficultés pour l’accès au foncier. C’est un facteur limitant pour le développement de plusieurs projets (notamment pour la culture d’aliments pour les animaux) ;
Difficultés à trouver des salariés qualifiés, engagés et de confiance pour faire la traite et les marchés le week-end ;
Impact du COVID :
Localement, les ventes ont été multipliées par 3 (vente au magasin) avec l’arrivée de nouveaux clients ;
A Paris, étant donné la fermeture des marchés parisiens, il a été constaté une réduction de 70% du chiffre d’affaire. Pour pallier à cela, les associés ont augmenté la part de revente. Ils ont ainsi contacté plusieurs producteurs locaux pour leur acheter la production qu’ils ne pouvaient plus écouler et sont aller la vendre à Paris avec leurs propres produits.
Pas de délégation des tâches principales ;
Limitation du chiffre d’affaire pour éviter de passer au régime d’imposition réel. Cela limite donc l’augmentation de la taille de l’exploitation ;
Souhait de création d’un atelier de découpe de la viande à la ferme ;
Projet de cultiver des variétés anciennes de céréales (du type petit épeautre) pour faire de la farine vendue en direct voire leur propre pain à la ferme ;
Passage à la monotraite pour les chèvres pour se dégager du temps ;
Forte implication des deux associés ;
Grande rigueur dans l’ensemble des activités (élevage, transformation, vente) ;
Proposition de produits atypiques, peu vendus ailleurs (dessert au lait de chèvre) ;
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**