
L’association La Mixture qui se dit « agri-culturelle », cherche à faire le lien entre les milieux étudiants, culturels et agricoles. Pour cela, depuis 2016, cette association organise le festival Le Printemps de La Mixture.
Démarrage : 2016
Lieu de réalisation : Grenoble et alentours
Budget : 40000
Origine et spécificités du financement : Subventions des universités à hauteur de 6000€, salariés en contrat aidé, autofinancement
La Mixture part de deux constats : D’une part, dans la majorité des domaines d’activité, y compris dans les actions culturelles, les problématiques de l’écologie et de l’alimentation sont mises au second plan. Or, la culture, qui permet de développer l’esprit, ne devrait pas être dissociée d’une bonne alimentation qui, elle, est synonyme de santé. D’autre part, avec le développement d’une agriculture industrielle, nombreux sont les consommateurs qui ignorent ce qui se trouve dans leur assiette. Ce projet permet donc de les rapprocher des producteurs.
– Promouvoir les circuits-courts dans l’alimentation
– Sensibiliser aux questions de santé publique et à l’importance d’une bonne alimentation
– Organiser des événements culturels chez les producteurs locaux
– Sensibiliser la population à l’idée de prix libre et développer un nouveau rapport à l’argent
– Faire connaître l’association La Mixture et développer son action sur toute l’année
– Mise en place d’un marché paysan sur le campus de Saint Martin d’Hères avec une quinzaine de producteurs locaux
– Organisation d’une conférence-débat sur les modes de production agricole, conférence gesticulée sur l’eau et les toilettes, atelier d’éducation populaire
– Journées animées à la ferme du Maquis, à la ferme de Sainte Luce et à la brasserie du val d’Ainan avec concerts et spectacles
– Alternance entre actions à prix libre et à prix imposé
– Certaines actions ont été marquées par une forte affluence : 550 personnes pour la soirée concert sur le campus, 300 pour la journée à la ferme du Maquis. D’autres n’atteignent pas les chiffres attendus par La Mixture : 200 personnes à la ferme de Sainte Luce par exemple.
– La participation aux activités culturelles est globalement satisfaisante ; les différentes actions ont souvent permis une découverte des lieux de production. Les retours sont plutôt positifs, surtout en ce qui concerne le marché paysan et la journée à La Dauphine. Le festival a donné de la visibilité à La Mixture et fait de la communication pour ses producteurs partenaires. Le Crous de Grenoble veut s’inspirer de cet événement pour organiser une semaine thématique autour de l’alimentation (les jeunes en service civique étant en charge de ce projet).
– La volonté de relier différents milieux (étudiants, agriculteurs…) et de ne pas rester dans un entre soi
– La volonté d’associer deux démarches : emmener la population vers les producteurs et inversement
– L’organisation d’événements culturels dans des fermes
La Mixture a travaillé pour ce projet avec de nombreux partenaires dont des producteurs (fermes et brasserie), l’association Mix’arts (avec laquelle elle partage son équipe), la Confédération paysanne (organisation professionnelle qui valorise les circuits courts, et soutient les petits producteurs), Eve ainsi que La Bobine, L’Entrepôt du spectacle ou encore Retour de scène (pour des questions matérielles). L’UGA est à ce jour son unique partenaire financier.
Les conditions climatiques, non favorables, ont constitué un obstacle à l’organisation d’animations en extérieur. Le manque de communication, notamment sur le marché paysan, a également marqué la première édition du festival. La Mixture a par ailleurs rencontré des problèmes de financement, dus notamment au décalage entre la phase de réalisation du projet et le versement des subventions.
La Mixture envisage, pour l’année prochaine, de repousser le festival au mois de mai voire juin pour de meilleures conditions météo. L’association, qui cherche à être le plus possible autonome financièrement, souhaite développer sa communication autour de l’évènement : trouver un nom plus accrocheur et un logo, établir un partenariat avec l’Université, développer son réseau de diffusion etc.
Les prochaines éditions du festival devraient prendre la forme suivante : 3 jours dans une seule ferme (autre que celles qui ont accueilli l’événement en 2016) avec une thématique différente chaque année. Cette nouvelle formule permettrait de ne pas trop éparpiller les actions du programme et de recentrer ce dernier.
La participation d’un grand nombre d’acteurs de différents types (spectateurs, bénévoles mais aussi travailleurs rémunérés) à ce projet et leur mobilisation, ainsi que le développement de partenariats, est synonyme de réussite pour La Mixture. L’originalité du programme, qui réside dans l’idée de relier la question de l’alimentation à d’autres problématiques préoccupant la population semble constituer le principal facteur de réussite du programme.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**