
La Ferme urbaine du début des Haricots est un projet de formation agricole réservée à des jeunes non-diplômés, sans emploi pour y apprendre le métier de maraîcher biologique. C’est aussi un projet social, militant et ouvert à tous afin de sensibiliser à l’agro-écologie et à une alimentation saine. L’équipe fonctionne selon une hiérarchie horizontale en autogestion et sur la base du partage des compétences.
Démarrage : 2010
Lieu de réalisation : Marïenborre – 1120 Neder Over Hembeek – Bruxelles
Budget : 150000
Origine et spécificités du financement : Ministère de l’emploi; Fonds propres : 24 000 euros
La Ferme Urbaine
Bruxelles –Marïenborre – 1120 Neder Over Hembeek
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La ferme urbaine fait partie de l’association sans but lucratif (ASBL) « Le débuts des haricots » qui est un projet visant à promouvoir l’agriculture urbaine, la sensibilisation à la paysannerie, le développement de potagers collectifs. La ferme urbaine répond plus spécifiquement à la demande de formation au maraîchage agroécologique et vise à accompagner l’installation de futurs maraîchers dans la périphérie bruxelloise, tout en étant un lieu d’accueil pour le grand public.
– Former, spécifiquement des jeunes en difficulté sur le marché de l’emploi à l’agro-écologie, au maraîchage biologique mais également tout public intéressé par la démarche agro-écologique.
– Produire localement et distribuer les produits de la ferme à des GASAP (cousin belge de l’AMAP).
– Sensibiliser à l’importance d’un mode de production et d’une alimentation biologique, respectueuse de l’environnement et du travail paysan.
– Formation continue de jeunes en insertion (de 6 mois à 2 ans, avec un salaire en contrepartie) et formation ponctuelle de groupe/particuliers (10 jours de formations dans l’année)
– Organisation d’ateliers pour des groupes spécifiques ou des particuliers : découverte de la nature, visite de la ferme, cuisine (enfants et adultes).
– Vente de la production via le système GASAP (paniers) ou selon le principe de l’auto-cueillette.
– Expérimentations agricoles : travail du sol en traction animale, non-travail du sol, techniques de fertilisation, biodynamie, semences rustiques.
– Participation aux actions plus large du réseau des acteurs mobilisés autour de l’agriculture paysanne.
– Succès de la formation (une quinzaine de jeunes ont été formés en 6 ans) : changement important dans leur vie, acquisition de savoirs et savoir-faire multiples, d’une nouvelle vision de la société de consommation: regard plus critique, meilleure compréhension et mise en place de leur propre activité.
– Succès de la participation citoyenne : participation horizontale (utilisation d’outils de sociocratie et d’intelligence collective pour permettre l’autogestion) des formateurs/bénévoles/stagiaires.
– Enclave de biodiversité dans un milieu urbain et agricole pauvre en diversité.
– Ancrage local : voisins, enfants du quartier, associations de sensibilisation agricole et citoyenne.
– Inclusion au quotidien des jeunes formés, qui en plus sont payés.
– Horizontalité des décisions, expérimentations d’une démarche de citoyenneté active, d’une sociocratie
– Première ferme urbaine de Bruxelles.
– Travail en traction animale avec des ânes.
– Local : acteurs sociaux, programme de cohésion sociale et associations du quartier, acteurs et associations Bruxelloises actives en éducation relative à l’environnement ou dans l’agriculture urbaine
– National : Réseau agro-écologie et paysannerie: plaidoyer, formation, événementiel (Ex : Agroecology in action) ; Système Participatif de Garantie (créer un label citoyen pour les fermes agro-écologiques)
– International : participation au forum de NYELENI (réunir les acteurs de la paysannerie dans le monde).
– Accès à la terre : bail précaire (pour la ferme et pour ses jeunes formés), incertitudes des subventions.
– Organisation interne: communication (formateurs à mi-temps) et logistique (livraison en voiture pas idéale).
– Fonctionnement associatif : surcharge permanente et forte rotation du personnel pouvant générer des freins.
– Exposition aux aléas de l’agriculture occasionnant des fluctuations de récoltes.
– Un travail de sensibilisation supplémentaire, les consommateurs ne sont pas encore prêts à y mettre le prix.
– Quelques actes de vandalisme, qui ne posent pas encore de réels problèmes.
– Renforcer la communication, le rapprochement local (visibilité avec les ânesses par exemple).
– Rapprochement de l’ABSL « Terre en vue » : association belge luttant pour l’accès à la terre des petits producteurs et la durabilité de leur implantation.
– Nouveaux projets : pédopsychiatrie (enfant de 6 à 12 ans) sur l’année pour 2017-2018
– Développer le volet animation et sensibilisation, développer les partenariats avec l’étranger.
– Capitaliser le savoir acquis pour répondre à la demande de formation des citadins.
– Poursuivre les expérimentations agricoles.
– Importance d’avoir du temps : revenu garanti pour les jeunes en formations
– Laisser le champ d’expression ouvert, système de gestion horizontal, transmission non-unilatérale.
– Importance de la communication, être accessible, disponible : réponse aux mails, contacts par téléphone
– S’assurer de la disponibilité du foncier dès le début et savoir se limiter, se discipliner.
– Recherche en agro-écologie/permaculture : technique (outils), enrichissement du sol, semences
– Distribution en ville, logistique, transport
– Sociocratie, organisation en groupe, et de communication, rapport homme/nature et place des animaux dans un système agricole.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**