
L’Équ’y’table est une coopérative Scic sas de l’économie sociale et solidaire qui distribue des paniers de produits agricoles locaux en circuit court, dans l’agglomération grenobloise. Le travail des salariés de l’association assure un relais stable et efficace entre une trentaine de producteurs et 300 adhérents actifs.
Démarrage : Septembre 2009
Lieu de réalisation : Grenoble
Origine et spécificités du financement : Subventions publiques + contributions privées des adhérents et des producteurs
En 2009, Andrée Klein et Roland Guillon co-fondateurs de l’Équ’y’table, partent à la retraite et décident de créer une association, avec Jérémie Brunière. Leur objectif est de promouvoir une consommation responsable et de participer activement au développement des circuits courts. Ils étaient profondément attachés à la région et voulaient soutenir l’agriculture paysanne. Ils deviennent ainsi respectivement Présidente, Trésorier et salarié de l’association. Pour démarrer le projet, ils reçoivent le soutien économique de la Région, de la Mairie de Grenoble, la MCAE, fondation de France et des communes situées autour de Grenoble. Les communes prêtent gratuitement des lieux pour la distribution des paniers hebdomadaires. L’Equ’y’table est une coopérative Scic sas de l’économie sociale et solidaire depuis septembre 2015.
– Promouvoir un mode de consommation durable et responsable : favoriser la consommation de fruits et de légumes de saison et diminuer les déchets.
– Soutenir et promouvoir l’agriculture durable ou biologique, créer des opportunités pour l’implantation de nouvelles exploitations.
– Proposer des produits issus de l’agriculture durable à un prix juste et rémunérateur : définir avec les producteurs des prix équitables, pondérer les prix selon les revenus des adhérents.
– Tisser des liens sociaux entre les villes et les campagnes, recréer le lien entre un territoire et sa production agricole, mettre en place des relations durables entre producteurs et consommateurs.
– Créer des emplois dans le secteur de l’économie sociale et solidaire.
– Permettre au plus grand nombre d’accéder à des produits de qualité et notamment les personnes aux minima sociaux : développement de paniers solidaires (subventionnés en partie par les collectivités) avec les centres sociaux à Echirolles, Pont de Claix et St Martin d’Hères.
L’association et le producteur s’engagent dans un partenariat basé sur la confiance en signant une charte en début de collaboration. Les produits sont récupérés tous les jours et distribués le soir même (du mardi au jeudi) sur six lieux de distribution autour de l’agglomération. Après un mois d’essai, les adhérents s’abonnent pour six mois à un ou plusieurs paniers de façons hebdomadaire ou bimensuelle. 6 paniers sont proposés (légumes, fruits, fromages, laitages, pain et œufs). Les adhérents participent aux frais de fonctionnement de l’association à hauteur de leurs revenus (Tableau des prix selon les revenus). L’Équ’y’table se veut aussi un lieu de rencontres et d’échanges en proposant des visites d’exploitations, des conférences, des diffusions de films et des débats.
Les distributions de paniers s’effectuent sur 7 lieux de distributions de l’agglomération : Echirolles / Pont de Claix / 2 points à St Martin d’Hères / Poisat / La Tronche / Grenoble.
Quatre ans après le démarrage, l’association travaille avec une trentaine de producteurs et dispose de 400 adhérents dont 300 actifs qui prennent des paniers toutes les semaines. Le chiffre d’affaires a été en constante expansion jusqu’à atteindre 300.000 euros par an (2013). L’association est devenue de moins en moins dépendante des subventions publiques pour financer les salaires. Actuellement nous nous approchons de l’autonomie financière pour payer les 3 salariés.
Méthodes organisationnelles : l’Équ’y’table se distingue d’une Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne classique par la professionnalisation de la structure. Le modèle AMAP est fondé sur le bénévolat et sur l’effort des producteurs qui distribuent personnellement leurs produits. Pourtant, ces activités sont couteuses en temps. Le travail des salariés permet de développer une structure stable qui distribue des paniers dans différents endroits et plusieurs fois par semaine. Par ailleurs, l’association propose un contrat plus souple pour les consommateurs. Cette structure facilite les échanges entre les producteurs et les adhérents.
Pour le soutien financier : Région Rhône Alpes, Conseil Général de l’Isère, MCAE, Fondation de France, Villes de Grenoble, Echirolles, Pont de Claix, St Martin d’Hères, Poisat et la Tronche.
– Difficultés liées au démarrage : trouver des subventions, tisser des liens avec les producteurs, construire un réseau d’adhérents.
– Actuellement, les principales difficultés sont liées au maintien du chiffre d’affaires. Quatre ans après le démarrage du projet, les subventions publiques diminuent peu à peu et les dépenses augmentent.
– Faire connaître l’association afin d’augmenter le nombre d’adhérents et atteindre l’autonomie financière.
– Ouverture d’un nouveau lieu de distribution à Poisat en septembre 2013
– Ajouter une distribution (le vendredi) à Grenoble
– Tisser des liens avec de nouveaux producteurs et diversifier l’offre de paniers (augmenter l’offre des produits d’épicerie, par exemple)
– Développer des paniers solidaires en partenariat avec des centres sociaux.
– Réflexions autour d’un possible changement du statut de la structure. Passage d’une association à un système coopératif afin de valoriser davantage le travail des salariés.
– Forte demande locale d’une population sensible à l’alimentation responsable
– Bassin de population important à Grenoble et dans les communes adjacentes
– Les collectivités sont intéressées par ces démarches citoyennes et soutiennent des projets tels que l’Équ’y’table.
– L’équipe fondatrice doit être constituée d’un noyau dur de personnes motivées
– L’aide publique est fondamentale pour le démarrage. Les communes, les agglomérations, les départements et les régions sont souvent réceptifs à ces projets qui visent à tisser des liens solidaires et responsables entre les citoyens. Il faut alors chercher un soutien des institutions publiques à différentes échelles.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**