
En 2011, L’AMAP de la Boucaulde a permis le développement d’une ferme qui est passée d’un élevage de 12 vaches à une activité de maraîchage, couplant élevage et de transformation, avec une certification BIO. En plus de ses légumes, elle fournit des produits laitiers à 7 AMAP de la région, et fourmille de nouveaux projets pour une alimentation durable et locale.
Démarrage : 2011
Lieu de réalisation : Flines-lès-Mortagne
Budget : 825
Origine et spécificités du financement : cotisation de 15euros/adhérents, subvention
Un groupe de citoyens engagés de Flines-lès-Mortagne souhaitait avoir accès à des produits de qualité et ancrer une activité paysanne pérenne sur le territoire. Au même moment, Franck et Agathe De Sousa reprenaient le petit élevage familial, dont le lait était vendu en coopérative. Il se sont essayés aux légumes, et l’AMAP a été créée en 2011.
Recréer un tissu de fermes locales, dans un esprit de petites exploitations.
Soutenir un paysan à l’année (même en cas de mauvaises récoltes), lui assurer un revenu décent, prix juste, avec un contrat de 630 euros, et une aide apportée dans la gestion administrative de l’AMAP (contrats, chèques, etc.)
Avoir accès à une nourriture saine et locale, grâce aux 3 points de livraison
Atteindre l’équivalent de 60 grands paniers à la commande (répartis entre petits et grands)
CERTIFICATION BIO : Les maraîchers cultivaient en bio mais sans être labellisés. A la demande des Amapiens, la certification a été obtenue en 2016 pour les légumes et le lait.
DÉVELOPPEMENT DES PARTENARIATS : La certification bio a amené les producteurs à aller plus loin en fournissant de la nourriture locale aux vaches, et à vouloir transformer toute la production sur place. 30 000 litres par an sont valorisés à la ferme pour du fromage, des yaourts… qui sont ensuite distribués dans 7 AMAP.
DIVERSIFICATION :Agrandissement de la laiterie, constitution d’un troupeau de chèvres, installation de deux circuits de traite et d’une chambre froide via un financement participatif
COMMUNICATION INTERNE : 2 assemblées générales par an pour faire le bilan de l’année, décider ensemble des projets, échanger sur les difficultés et inciter à faire partie du comité d’animation. Des chantiers participatifs à la ferme sont aussi organisés.
COMMUNICATION EXTERNE, avec des stands aux événements locaux, de l’affichage, ou l’organisation événements festifs, comme la journée Jus de pomme (l’AMAP a un pressoir et peut pasteuriser)
L’AMAP compte aujourd’hui 55 adhérents et 30 paniers sont distribués chaque semaine (hors contrats produits laitiers), avec un chiffre d’affaires de 16 000€ pour les légumes et de 35 600€ pour les produits laitiers. Ces 3 dernières années ont vu l’arrivée d’adhérents plus jeunes.
L’AMAP a permis la création de 2 emplois, celui des 2 maraîchers et le développement de la ferme, qui ne comptait qu’un élevage de 12 vaches au départ.
Les chantiers participatifs permettent la création de lien entre amapiens et entre paysans et amapiens ainsi que la transmission de savoirs.
L’AMAP est à l’origine du développement de la ferme. C’est son dynamisme dans ses activités, sa distribution et sa diversification, notamment avec les produits laitiers, qui l’a permis.
Les adhérents sont très présents aux côtés des paysans, et cela permet par exemple de faire appel à du financement participatif pour avancer dans les projets.
La Mairie de Fresnes-sur-Escaut (soutien matériel et financier)
Le réseau des AMAP Hauts-de-France et les 7 AMAP partenaires.
– Plus difficile de toucher un grand public en zones rurales, par rapport à une zone (péri/)urbaine
– L’accessibilité en termes de prix est un frein pour recruter plus d’adhérents
– Contrainte pour l’adhérent de s’engager à l’année, de ne pas choisir ce qu’il y a dans le panier. C’est un système qui implique des changements d’habitudes.
– Les mauvaises récoltes qui peuvent faire que le panier peut ne pas être atteint. Ce fût le cas la première année.
– Le manque de soutien de certaines communes, qui peuvent refuser de prêter un local ou s’opposer au développement des AMAP pour la concurrence qu’elles peuvent représenter pour les commerçants traditionnels.
– Le manque de notoriété : les gens confondent l’AMAP et la commande d’un « panier », ou avec La ruche qui dit oui. C’est un engagement fort. L’AMAP souffre de baisse dans les renouvellements de contrat.
– 3 activités à mener pour les paysans : maraîchage, élevage et livraison.
– Mise en place du suivi de la valeur du panier afin d’assurer le respect du contrat pour les 2 parties, pour diversifier les canaux de production quand la production est abondante, et donc de dégager un meilleur revenu pour le paysan (prix moyen des légumes est déterminé en accord avec le paysan, et en comparaison avec BIO HDF, permet d’évaluer le prix du panier chaque semaine, et d’assurer le contrat de 630 euros.)
Mise en place du suivi de la valeur du panier afin d’assurer le respect du contrat pour les 2 parties, permettre de diversifier les canaux de production quand la production est abondante, et donc de dégager un meilleur revenu pour le paysan (prix moyen des légumes est déterminé en accord avec le paysan, et en comparaison avec BIO HDF, permet d’évaluer le prix du panier chaque semaine, et d’assurer le contrat de 630 euros.)
ARBRES FRUITIERS : Plantations dans le cadre du plan Agro foresterie dans les pâtures en partenariat avec le PNR.
VENTE DIRECTE : pour le surplus de production et les demandes supplémentaires des adhérents, la ferme est aussi sur une départementale très passante. (c’est un projet des producteurs)
POULES D’HERGNIES : Relancer la race locale
BLE POUR PANIFIER : la culture de céréales a démarré pour nourrir les troupeaux, et les producteurs voudraient s’associer à un artisan boulanger pour développer cette activité
Développer les partenariats avec les mairies
Participer au projet P.A.N.I.E.R.S, lancé en partenariat par Bio HDF, le réseau des AMAP HDF et les Anges Gardins.
Embaucher une personne à la ferme
Etre présent sur le terrain pour le recrutement, expliquer les valeurs de la charte.
Etre dynamique en communication
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**