
Le Jardin sur le toit est un jardin solidaire et partagé perché sur le toit d’un gymnase du 20ème arrondissement de Paris. Sur 1 000 m², l’association ESPEREM y accueille des personnes dans le cadre d’un parcours d’insertion. Ce jardin constitue un exemple singulier de développement d’espace de jardinage en milieu urbain en raison de son organisation originale, une culture dans des grands bacs de 40 à 80 cm de profondeur inclus dans la toiture d’un bâtiment public.
Démarrage : Printemps 2009
Lieu de réalisation : Toit du gymnase des Vignoles 91 Rue des Haies, Paris 75020
Origine et spécificités du financement : Etat, Département de Paris, Mairie de Paris et Mairie du 20e
Au départ, une friche investie par les habitants en jardin partagé et aire de jeux existait avant que la Mairie du 20ème arrondissement ne prenne la décision de construire un gymnase à l’emplacement de cette friche. En rappel avec l’histoire du quartier et suite à la demande des habitants, il est décidé de faire en sorte que le toit du gymnase accueille un jardin. La mairie demande alors à l’association ESPEREM de s’occuper de l’entretien du jardin. L’association accepte sous les conditions de mettre en place un contrat aidé pour la gestion du jardin et de créer un local fermé sur le gymnase en plus du jardin, afin de stocker le matériel et d’accueillir les apprentis jardiniers.
– Apporter un cadre et un outil de travail favorisant l’insertion socio-professionnelle et la lutte contre l’isolement des personnes en difficulté, notamment des bénéficiaires du RSA.
– Promouvoir la solidarité dans le quartier, permettre des échanges interculturels et des partages de savoirs.
– Sensibiliser aux métiers de l’environnement, à l’écologie et bénéficier du jardin comme support d’animation ludique et culturelle.
– Animation d’ateliers collectifs solidaires de jardinage principalement pour des personnes allocataires du RSA ou autres minima sociaux, trois fois par semaine
– Animation d’ateliers de jardinage pour des enfants de l’école maternelle de la rue des Pyrénées et le Centre de Loisirs de Pyrénées (du quartier)
– Organisation de repas partagés deux fois par mois en moyenne et d’évènements festifs ouverts au grand public quelques samedis dans l’année à l’occasion de la Fête de la Nature, la Fête des abeilles, la Fête des jardins, Jardins Ouverts, etc.
– Le jardin comprend 4 ruches et 2 poules.
– Grande surface de jardin dans la ville : 600 m² cultivables sur le toit du gymnase
– Accueil de presque 3200 visiteurs à qui nous expliquons notre fonctionnement.
– Environ 200 ateliers ont eu lieu durant toute l’année 2017
– 75% du public a pu rompre avec son isolement à travers la mise en situation d’autonomie, la création de liens sociaux, des rencontres interculturelles et inter-générationnelles, la sensibilisation à l’écologie et à la protection de l’environnement en milieu urbain.
– En 2017, 90 personnes ont participé aux ateliers mis en place au Jardin sur le Toit. 75% sont bénéficiaires des minimas sociaux (AAH, RSA, Chômage, demandeurs d’asile, etc.) et 25% sont en situation socioprofessionnelle stable, ce qui amène belle mixité sociale.
La localisation, sur le toit d’un gymnase, et la superficie d’environ 1 000 m² font du jardin sur le toit un lieu unique en son genre à Paris. Au départ il s’agit d’un projet pilote de la ville de Paris pour montrer que des techniques existent pour que des jardins investissent des toitures sur des grandes surfaces. Le jardin sur le toit est avant tout un projet porté par les habitants du quartier et le milieu associatif: l’association ESPEREM durant la semaine et l’association d’habitants du quartier, Le Jardin Perché, les dimanches après-midi.
– Les autres services de l’association ESPEREM, les Services RSA parisiens : CPCV, Processus Recherche, IDEFLE, EI, PLIE. Les services sociaux de la Ville de Paris, les Centres d’Hébergement, etc.
– Partenariat avec 2 apiculteurs, ruches sur le toit.
– Partenariat avec l’école maternelle de la rue des Pyrénées et le Centre de Loisirs de Pyrénées
– Au début du projet, des jeunes gens venaient occuper le jardin et ne respectaient pas le lieu, cela pouvait également constituer une nuisance pour les immeubles situés autour du jardin.
– On peut aussi noter un problème d’eau et de sa récupération sur le toit du gymnase, avec une grande évaporation sur le toit.
– Décision de restreindre l’accès au lieu avec horaires d’ouvertures.
– Mise en place d’un récupérateur d’eau.
– Développement de techniques de permaculture comme culture en lasagne.
– Sortir des contrats aidés qui ne constituent pas une solution pérenne.
– Grand espace ouvert à tous.
– Implication et volonté de participation des habitants du quartier.
– Propre grainothèque avec graines bio.
Les jardins du Béton, Rapport d’activité 2017
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**